Valls avec Dieudonné : les duettistes.
Censure a priori d'un spectacle à Nantes, le même qui a été joué à de multiples reprises au théâtre de la Main d'Or à Paris.
On reproche au pitre de tenir des propos odieux et interdits par la loi. Soit !
Alors pourquoi avoir si longtemps attendu ?
Pourquoi, la police n'est-elle pas intervenue AVANT, en prenant le triste guignol sur le fait et en le traînant devant les tribunaux ?
Il est vrai que nous entrons en période électorale et que les lobbies sont dans les starting-blocks.
M. Valls n'a-t-il pas été pris récemment, la parole dans le mirador, à propos des roms, tous dans le même sac de l'intégration impossible ?
Ne faut-il pas aussi effacer le triste spectacle de l'éviction de Leonarda vers une Albanie où cette famille n'a jamais vécu ?
Et puis, les cadeaux aux patrons, l'enlisement solitaire de la France en Afrique, "l'innocence" de M. Dassault, la méthode Coué du Président que les statistiques effacent cruellement, la perpétuation de la désindustrialisation, la soumission de la France au régime austéritaire de l'UE... que ne faut-il effacer, gommer, stigmatiser, et camoufler.
D'où cette merveilleuse lutte d'un Ministre de l'Intérieur, tentant de se draper dans les costumes de Saint Just et de Robespierre réunis. Ce désir de devenir un nouvel Incorruptible, avec Guérini dans ses basques, et autres zélus zélés pris la main dans le pot de confiture.
Ce que je retiens, c'est, à la fois, encore et toujours des atteintes aux libertés fondamentales, la mise en place de ce "Monstre doux" que sont devenues nos "démocraties" de moins en moins démocrates.
Tout citoyen est un enfant qui doit être protégé contre les méchants bonimenteurs, contre les racistes, les zantisémites, les zanarchistes, les zyndicalistes militants par les Zorro au pouvoir.
Surveillés par les caméras, fliqués par des vigiles, parfois racistes militants comme à la SNCF dans le Midi, épiés sur le Net par la NSA et nos services de surveillance, dissuadés de fumer, de s'envoyer en l'air, de rouler trop vite, suivis dans leurs déplacements par les relais du téléphone portable, ou les retraits avec une carte de crédit, invités à se localiser continuellement, les citoyens de nos démocraties ne s'aperçoivent même plus qu'ils commencent à vivre dans des sociétés carcérales.
Le tout se faisant contre eux et, comble de l'absurdité, avec leur complicité au nom de "grands principes" sur lesquels s'essuient les pieds, ceux-là mêmes qui leur imposent leur servitude. Il en irait de notre sécurité, de notre sûreté. Or, moi, vous, nous sommes tous des terroristes en puissance, des assassins et devrions donc être arrêtés avant que d'avoir commis nos crimes éventuels. Le syndrome de Minority Report existe dans le cerveau de nos gouvernants.
Nous vivons une Grande Régression.
On nous conduit vers l'abyme. Mais, il paraîtrait que "la République a gagné la bataille" contre M. M'bala M'bala, l'ennemi public numéro 1 du moment.
Quant à la taxation de la presse en ligne, le feuilleton est à suivre avec la plus grande attention. C'est que cette presse-là échappe un peu aux grands démocrates que sont les patrons de presse, ci-devant marchands d'armes, collationneurs de publicités, ou porte-paroles des intérêts de la finance internationale et de la pensée unique.
Mais, concentrons-nous sur l'abominable guignol négationniste et antisémite Dieudonné !
Circulez, il n'y a plus rien à voir !
Combien de photos de quenelliers devant les bureaux de vote aux prochaines élections ? Je sens qu'il va avoir bonne mine Valls avec Bachir, après sa valse avec Dieudonné...
En attendant, la liberté du spectacle vivant vient d'en prendre un sacré coup. Comme quoi, les deux zozos sont bien complices dans leur haine commune des citoyens ordinaires.