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Billet de blog 13 août 2015

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Nouveaux "regards sur le monde actuel". Quoi faire ?

"La malheureuse Europe est en proie à une crise de bêtise, de crédulité et de bestialité trop évidente. Il n'est pas impossible que notre vieille et richissime culture se dégrade au dernier point en quelques années. J'ai déjà écrit il y a vingt ans : "Nous autres, civilisations, nous savons à présent que nous sommes mortelles...." Tout ce qui s'est passé depuis ce moment n'a fait qu'accroître le péril mortel que je signalais." Paul Valéry " Regards sur le monde actuel" p. 110 Gallimard. (texte écrit en 1938) On sait ce qu'il advint l'année suivante.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

"La malheureuse Europe est en proie à une crise de bêtise, de crédulité et de bestialité trop évidente. Il n'est pas impossible que notre vieille et richissime culture se dégrade au dernier point en quelques années. J'ai déjà écrit il y a vingt ans : "Nous autres, civilisations, nous savons à présent que nous sommes mortelles...." Tout ce qui s'est passé depuis ce moment n'a fait qu'accroître le péril mortel que je signalais." Paul Valéry " Regards sur le monde actuel" p. 110 Gallimard. (texte écrit en 1938)

 On sait ce qu'il advint l'année suivante.

"Cela a toujours été comme ça, ça sera toujours comme ça ! " dicton populaire.

Si l'on regarde avec lucidité le fonctionnement du présent, l'état dans lequel se trouve la planète, que l'on porte notre regard sur l'Histoire de l'humanité, force est de reconnaître qu'en dépit de progrès technologiques et scientifiques bien réels, les rapports entre humains demeurent toujours aussi précaires, injustes, inégalitaires et, en dépit des avertissements des esprits les plus fins, le pire sévit et entraîne les humains dans des enfers qu'ils se sont construits avec un aveuglement et une obstination de fous hantés par leur instinct de mort.

L'argent-dieu hante les esprits, y compris bien sûr pour ceux qui en possèdent le moins, ce qui est tout à fait normal. La loi du plus fort est de rigueur. Même les morales perdent toute valeur selon les lieux, l'époque, et les circonstances.

Tout bouge et tout demeure.

On en vient à se demander à quoi bon lutter, à quoi bon analyser, à quoi bon trouver des solutions plus justes, plus équitables, plus créatrices de bonheur puisque, ceux qui nous gouvernent avec notre assentiment, nous trahissent presque au profit de ceux qui garantissent le coût de leur réélection, leur garantissent les délices du "pouvoir" ou de cette caricature de pouvoir qui n'est jamais qu'un échange de soumissions.

"Refaire le monde" fut, à une époque l'une des caractéristiques de la jeunesse, et des conversations d'après boire. Comme me l'écrivait l'un de mes lecteurs à propos de mon dernier billet qui "révélait ce que nous vivons", "Vous avez hélas raison et c'est bien triste".

La lucidité ne porte guère à la rigolade. Les Cassandre sont rejetées, voire déclarées folles, au mieux ignorées et pourtant les faits annoncés ont bien lieu.  

Et pourtant !

Comme le rappelle André VLTCHEK dans sa préface à "L'Occident terroriste" écrit de concert avec Noam CHOMSKY : "Noam a raison: il est facile de baisser les bras, d''affirmer qu'il n'y a rien à faire, de se lamenter devant sa télé, de croire que la bataille est perdue. Mais alors, rien ne changera jamais. Et il y a tant de choses à changer pour que l'humanité puisse survivre et s'épanouir. La seule solution consiste à lutter sans relâche pour le changement. C'est plus difficile, mais beaucoup plus gratifiant."

J'ai la naïveté de toujours croire que ce que les hommes ont été capables de mettre en place, d'autres hommes peuvent proposer d'autres manières d'agir et de vivre.

Je m'oppose à TINA, cette gueuse, maîtresse partagée, roulure de nos "responsables" économiques et politiques, alors que bien des spécialistes en économie proposent des solutions qui remettent en question la soif effrénée de profits qui obsèdent rentiers et actionnaires.

Si l'argent est utile, ce n'est qu'un moyen d'échanges, pas un but en soi. C'est un outil. Un "machin" pratique.

Peut-on imaginer "raisonnable", un bricoleur qui accumulerait d'une manière frénétique des marteaux et des tourne-vis ? Pas le collectionneur d'outils anciens, non ! Un marteau qui traîne, hop ! Un de plus pour lui ! Rien que pour lui. Pour devenir le plus grand possesseur de marteaux de la planète et se faire enterrer avec ?

Que des individus passent leur vie à accumuler de l'argent, réel ou virtuel, n'effraie pas, mais fait envie. Il faudrait s'incliner devant la "réussite" de ces hommes et de ces femmes qui sont riches à milliards tout en demeurant insatisfaits de leur richesse dont ils ne connaissent la valeur que très approximativement et qu'ils ont obligatoirement gagnée au détriment de millions d'autres.

Crésus est un fou. Ne partagea-t-il pas sa fortune ? Temps heureux où coulait des fleuves appelés Pactole, où Cyrus, vainqueur de Crésus en faisait son ami après que celui-ci eut admis la véracité des propos de Solon qui, guère ébloui par les richesses de son hôte se contenta de lui dire qu'il avait seulement eu de la chance.

Nos capitalistes, eux, sont, pour la plupart, obsédés par l'accumulation du capital.

Pour sortir de cette obsession, il faudrait, peut-être, commencer par se demander : "Vivre, qu'est-ce que cela  signifie ?"

Le "rapace" avaricieux, que je ne confonds pas avec l'entrepreneur, répondra que c'est accumuler du capital dans une perpétuelle course jamais satisfaite puisque cette accumulation ne peut que tendre vers l'infini. Et par définition, comme la sottise, l'infini n'a pas de limite.

Le "Don Juan" masculin ou féminin accumulera les conquêtes.

L'hédoniste se contentera de vivre en harmonie avec son environnement. L'épicurien recherchera les plaisirs avec modération. Les "fous de dieux", les mystiques s'humilieront, se châtieront, mépriseront leur corps pour élever leur âme vers ces dieux que d'autres qu'eux ont inventés et qu'il leur plait de croire voire, ce qui relève de la folie, veulent imposer aux autres.

Ce qui revient à conclure qu'il n'existerait pas de formule universelle qui définirait ce que c'est que de Vivre.

Contentons-nous d'un minimum de conditions requises pour que chacun puisse s'épanouir selon son gré qui est fonction du milieu où il est né. Et reconnaissons au passage que la part de "libre-arbitre" dont nous bénéficierions est pour le moins congrue.

Comme tout être vivant, nous procédons de la mort et sommes, que cela nous plaise ou non, des prédateurs du vivant. Pour continuer à vivre, nous devons nous nourrir de vivant, animal et/ou végétal. Plus de l'air, de l'eau et de la lumière solaire.

A la satisfaction de ces besoins vitaux en tant qu'espèce animale, s'ajoutent des besoins propres à notre qualité d'être humain : parole, lecture, écriture, mathématiques au sens large, distractions artitisques, épanouissement de notre désir de nous distraire, d'inventer, de créer, d'imaginer, et besoin de communiquer librement, de nous déplacer librement... Nous avons au cours des siècles transcender nos besoins vitaux comme la satisfaction de nos sens en arts. 

Donc tout système qui menacerait la satisfaction de ces nécessités doît être considéré comme anti-humain et rejeté par les individus qui constituent cette humanité.

Il est insupportable d'admettre que les guerres, les famines, la limitation des déplacements et des commmunications, l'analphabétisme, la suppression de la musique, de la danse, de la fabrication d'images, de statuettes, pourraient être conformes au bonheur de l'humanité.

Il est donc du devoir de chacun d'en prendre conscience et des institutions issues du regroupement des individus de mettre tout en œuvre pour que ces besoins soient satisfaits.

C'est cela faire de la politique.

C'est mettre en pratique une philosophie, soit une certaine conception de la vie.

Nous crevons du manque de politique.

Le système dominant du marché en furie a pourri les démocraties libérales. Les élus sont ses marionnettes et ne durent que s'ils servent les intérêts des multinationales et des lobbies.

Au capitalisme de la séduction qui a transformé les citoyens en consommateurs, correspond une démocratie de la séduction qui se comporte en véritable dictature.

A preuve, les referenda perdus par les partis au pouvoir, de par la volonté du "peuple souverain", ont été imposés aux peuples par ces mêmes partis élus par ceux-là qui n'étaient plus d'accord avec eux.

Voir la haine, la hargne, la détermination avec laquelle la Grèce est humiliée, détruite, repoussée pour avoir osé s'être donné un gouvernement qui lui promettait une autre politique. Tant que Syriza sera au pouvoir, la troïka tapera fort jusqu'à explosion, élimination, soumission. Quitte à ce que ce soit l'extrême droite qui l'emporte, ou une dictature des militaires. Le "marché" s'en fout du moment qu'il pourra s'épanouir en toute liberté. Et pas question de taxer les riches ! Non, mais !

Faire de la politique, c'est prendre ses distances d'avec les médias qui nous décervèlent en nous cachant l'innommable, en se taisant devant les exactions des supposés "gentils", en tapant comme des sourds sur les "méchants" qui osent vivre selon des politiques, des valeurs, autres que celles véhiculées par l'Empire, soit les USA et ses satellites dont l'UE.

Il n'est pas vrai que la pax americana soit source de paix et de bien-être. Depuis la fin de Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme ont fait de 50 à 55 millions de morts. Il fait pourtant bien bon de vivre en France, en Europe. Certes !

C'est bien pourquoi ceux que nous avons pillés, que nous avons martyrisés, que nous avons bombardés veulent venir vivre en Europe. Notre égoïsme dominateur a fait le malheur de millions de terriens et il est normal que des migrations se mettent en marche. L'inéluctable montée des océans va entraîner des déplacements de populations à côté desquelles, les traversées de la Méditerranée ne sont que broutilles.

Il est plus que temps de nous révolter contre un tel état de faits.

Qui se soucie, aujourd'hui, des 5 à 6 millions de morts survenus dans l'est de la République du Congo ? Qui s'insurge ? Qui intervient dans les conférences, les journaux télévisés pour dénoncer ce qui s'apparente plus ou moins  à un génocide ?

"Bof ! Des africains. Noirs en plus, qui s'éliment les uns les autres... C'est autant de moins qui viendront crever sur nos côtes ! Ce sont des "sauvages" ces gens-là, vous savez ! Ils s'éliminent à la kalach et à la machette. C'est dire..."

Or, qui est responsable de ces tueries ? Quels enjeux ? Qui tire les ficelles ?

Le coltan, les diamants, les terres rares nécessaires à la réalisation de nos ordinateurs, de nos portables, le lithium où se trouvent-ils ? Qui bénéficient des mines et de la destruction de la Nature, de l'élimination d'espèces animales et humaines ? Si ce ne sont les multinationales qui nous font la danse du ventre pour nous séduire afin que nous achetions leurs merveilleux produits, la nouvelle génération de smartphone encore plus sensationnelle que la précédente. Il faut que nous soyions "in". Et, en demeurant muets, en nous habituant à l'indicible, en nous durcissant le cœur grâce aux jeux vidéo et autres blokbusters ultra-violents, nous sommes les complices de ces prétendus "sauvages" et même, bien pires qu'eux !

Les camps de la mort, Hiroshima et Nagazaki, les bombardements à l'agent Orange, l'esclavage, le commerce triangulaire, le génocide des populations amérindiennes, la pollution des océans, l'élévation accélérée de la température de la planète, l'invention de la guerre perpétuelle au travers de la lutte contre ce "terrorisme" que nous avons aidé à se mettre en place, ne sont point le fait de ces populations "sauvages". Qu'on s'en souvienne !

Des voix pourtant s'élèvent comme celle de Jean Ziegler qui lutte depuis des années contre les famines scandaleuses qui s'abattent sur les damnés de la planète dans une indifférence quasi générale.

http://www.politis.fr/Jean-Ziegler-choisit-son-camp,28612.html

Alors, comment lutter contre cet état de fait ?

Chacun doit prendre conscience de son appartenance à l'espèce humaine et qu'il est un animal grégaire, quelque peu perdu sur le satellite d'un des milliards de milliards de soleils qui composent l'univers.

 Cela suppose vaincre l'égoïsme ambiant si prôné par le "Saint Marché" véhiculé par la presse, le roman et le cinéma.

Mythification du héros, sauveur du monde, nouveau Messie. Seul contre tous !

Bruce Willis, ou Sylvester Stallone ? Amusant, surtout quand ils ne se prennent pas eux-mêmes au sérieux. Mais dans la réalité, tout le monde sait que l'on ne peut pas être, TOUS, des Steve Jobbs ou des Bill Gates. En conséquence, il faut s'unir, il faut faire masse, il faut s'entraider, il faut se réunir, il faut fraterniser. Y compris, parfois, avec ceux que l'on consière comme nos "ennemis", ceux dont on se méfie, mais avec lesquels, il faut bien continuer à essayer de vivre puisque nous sommes bien de la même race, de la même planète et que la vie d'un individu est bien courte.

L'individu, seul, n'est rien. Conscient de lui-même et des autres, il devient fort.

"JE" n'est pas obligatoirement un autre, il est à la fois ce qu'il est, JE, et ce qu'il est obligé d'admettre : NOUS.

Le prix à payer consiste à privilégier l'intérêt collectif sur l'intérêt individuel, ce qui ne se fait pas sans conflit.

Un lobby est un regroupement d'intérêts individuels possédant une force de nuisance plus ou moins grande et qui réussit à imposer sa loi à l'intérêt général.

C'est le cas des agriculteurs-éleveurs, des routiers, des aiguilleurs du ciel, des cheminots, des électriciens... Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, ils ont la capacité de paralyser un pays et "font la loi" aux gouvernements qui ne filent pas doux, quoi qu'en pense la majorité des citoyens.

Or, si ces gouvernements, prétendument démocratiques, n'avaient pas autant peur du "peuple souverain", ils recourraient à la démocratie directe en appelant les électeurs à se prononcer sur la pertinence de l'écotaxe, par exemple, ou contre la poursuite d'une agriculture industrialisée et destructrice de l'environnement comme de la qualité des produits fournis...

On ne saurait changer la société sans changer de manière de gouverner.

Constitutions, traités internationaux, pertes de souveraineté, socialisation des pertes et privatisation des bénéfices, doivent être remis en question.

Associations, syndicats, partis, collectifs, à tous les échelons de la nation se doivent de concourrir à ces transformations en s'élevant contre l'arrogance des banquiers qui ont perdu leurs fondamentaux pour se lancer dans des martingales absurdes créant des bulles spéculatives que les peuples essuient de leur sueur quand elles explosent, en obligeant leurs élus à respecter le contrat social qu'ils ont passés avec leurs électeurs au cours de leur campagne électorale, en les obligeant à fuir ces shows parfois coûteux où des entreprises de marketing nous les vendent comme des savonnettes. Il suffit pour cela de contrôler les dépenses, de les limiter et de les rendre égales pour les différents partis.

Une remise à plat des dettes des états est indispensable pour repartir sur des bonnes bases plus saines. Une minorité de la population, les spéculateurs, en pâtira, mais la majorité retrouvera un pouvoir de vivre qu'elle avait perdu. Et puis, il n'existe pas de spéculation sans risque. Donc, tout est bien.

J'entends déjà des beaux esprits trépigner et hurler :"La Crise, la crise, la crise !" Oui, oui, j'entends bien. Et alors ? N'est-ce pas votre système qui fonctionne de cette manière-là ? De crise en crise. Le pire qui puisse vous arriver, c'est la satisfaction des besoins des citoyens, sans endettement notoire.

Mettre un terme définitif au dogme de "la croissance infinie dans un monde fini". Il y va de l'avenir de l'humanité. Rien de moins ! Ayons toujours à l'esprit qu'il a existé un jour où le dernier arbre de l'île de Pâques fut abattu. Et les pascouans disparurent. Au regard de l'univers, notre Terre est bien plus petite que cette île et le système dominant en place fait tout ce qu'il faut pour abattre le dernier arbre, pour pomper la dernière goutte de pétrole, pour polluer la dernière rivière.

Voir et lire : http://www.actes-sud.fr/naomi-klein-tout-peut-changer

Tout politicien(ne), tout(e) économiste qui nous serine qu'il faut ABSOLUMENT que la croissance reparte, est un "incapable", un suppôt du marché, un ennemi public qu'il faut marginaliser, éviter, éliminer comme on le fait à l'encontre des malfrats.

Une économie responsable, c'est choisir le long terme contre le profit immédiat, c'est parier sur l'avenir des générations futures plutôt que sur la gabegie présente, c'est faire preuve d'imagination, créer des emplois nouveaux, des produits nouveaux, c'est respecter les humains et notre environnement, c'est poursuivre avec détermination tous ceux qui ne pensent qu'à leur seul bien-être au détriment de millions de "sous-hommes" d'autres continents. Car c'est bien ainsi que les occidentaux considèrent la majorité de l'humanité.

Cela nécessite une révision des schémas de pensée, non seulement de ceux qui nous gouvernent et nous informent, mais aussi de ceux qui nous enseignent et qui sont aussi contaminés par cet "esprit d'entreprise" qui place l'économie au-dessus du politique.

Taxer les flux monétaires, rayer les blanchisseuses à argent sale que sont les paradis fiscaux et les ports francs, légaliser les drogues, poursuivre les évadés fiscaux, abaisser les rythmes de travail d'autant que les machines contribuent de plus en plus efficacement à certaines tâches, donner en exemple ceux qui se contentent de peu mais ne lésinent pas sur la qualité de ce qu'ils consomment, de ce qu'ils produisent.

Enfin, renationaliser les secteurs économiques décisifs pour mener à bien cette nouvelle politique, avec l'approbation de la majorité des citoyens.

Il est quand même avéré que les municipalités, un peu partout en Europe reprennent à leur compte le secteur de la distribution et du traitement des eaux qu'elles avaient confié au secteur privé et font des économies. Or, dans le même temps, avec une foi de charbonnier, la troïka impose à la Grèce toutes les privatisations imaginables.

En France, une reconquête du fret par le rail et l'eau s'impose. C'est incontournable pour encore abaisser les émissions de CO2.

Des banques dirigées par des états et des gestionnaires compétents au service de l'intérêt supérieur des peuples retrouveraient le chemin de leur raison d’être en n’investissant que dans du « solide » : nouvelles entreprises industrielles et commerciales, infrastructures renouvelées, recherche et développement.

Faire le ménage dans les monnaies. Commencer par reconnaître la supercherie que constitue l'euro, tel qu'il est défini aujourd'hui, soit l'euro-mark. En faire une monnaie, éventuellement commune, à taux variables en fonction de la réalité économique des états qui l'utilisent, tout en étant bien conscient que l'UE n'est qu'un leurre, un prolongement des USA, une menace pour la paix en Eurasie, et une source de profits indécents pour les multinationales qui jouent avec les salaires inégaux, les lois sociales différentes, les concurrences faussées, et l'attachement légitime des peuples à leur langue maternelle et à leurs coutumes.

Une sortie de l'OTAN, n'en déplaise aux états de l'est, constituerait un énorme pas en avant vers plus de stabilité et de sécurité.

Les trois impérialismes qui la composent, USA, France, Grande-Bretagne ont suffisamment fait la preuve de leur nocivité que ce soit en Afghanistan, en Irak, en Iran, en Syrie, en Egypte, en Libye et même au Maghreb, sans parler de l'Afrique sub-saharienne. Il existe bien une grande déception de ces pays à l'égard d'un occident arrogant et sûr de lui-même, qui s'allie avec les pires régimes autoritaires de la planète, comme l'Arabie Saoudite et les émirats, voire avec le premier état-voyou du globe, Israël qui s'est toujours impunément moqué des résolutions de l'ONU.

Enfin, il serait bon d'enseigner aux utilisateurs des moyens nouveaux de communication, la manière de s'en servir, à commencer de s'en méfier.

Pour reprendre une idée de Paul Valéry : "L'homme moderne est l'esclave de la modernité : il n'est point de progrès qui ne tourne à sa plus complète servitude." Fluctuations sur la liberté, toujours dans "Regards sur le monde actuel". Les poètes ont souvent raison, c'est aussi pour cela qu'on supprime des émissions consacrées à la poésie sur France Culture.

Il n'y a qu'à nous regarder vivre dans la rue, dans les cafés, dans les restaurants, l'oreille collée au smartphone ou en train de pianoter dessus. Sans compter cette peur du silence qui s'est emparée de la majorité de mes contemporains. Pas de danger qu'ils prennent le temps d'écouter le chant de la nature dont pourtant, ils sont parties constitutives.

C’est en investissant sur et avec les hommes que l’on s’en sortira. C'est ce qu'ont compris et commencé à mettre en forme les pays d'Amérique Latine, non sans rencontrer des difficultés. Les USA voient d'un sale œil cette remise en cause de la théorie de Monroe sur le continent américain qui définit que, du détroit de Béring à la Terre de Feu, cet espace constitue l'ère d'expansion naturelle des USA. Les intérêts des entreprises US se doivent d'être respectées plus que les habitants de ces républiques "bananières" où l'United Fruit était défendu par la CIA et l'armée des USA.

Or, les financiers, les spéculateurs, les traders et autres boursicoteurs comme les fonds de pensions et autres fonds souverains ne sont point humains. Ce sont des "abstractions mathématiques" dépourvues de toute humanité. Des calculettes informatisées. C’est cette fameuse main de fer du marché qu’il faut trancher.

Et quand les "abstractions" engendrent des guerres avec leur cortège de torturés hurlants, de viols de femmes et d'enfants, de vieillards abonnés, il faut les personnaliser et ne pas hésiter à les retirer du circuit en les enfermant dans leurs résidences, privés de moyens de communication et avec le revenu minimum qu'ils déclaraient suffisants lorsqu'ils tiraient les ficelles.

Quels hommes ou femmes politiques sont prêts à réviser leurs schémas de pensée et à imaginer la nécessaire révolution intellectuelle qui nous permettrait de relancer une relative stabilité de nos économies et de nous donner les moyens de vivre décemment ?

N'allons pas chercher très loin. Il n'y a pas de sauveur suprême, pas de héros de BD, pas de superman, pas de Président salvateur...

Commençons par prendre nous-mêmes nos responsabilités en agissant au quotidien. Commençons par accomplir notre propre révolution personnelle et partageons-là comme je viens de le faire, un peu longuement pour un billet.

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