http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19546405&cfilm=228716.html
Avec la comédie "J'arrête quand je veux", "Smetto quando voglio" de Sydney Sibilia, le cinéma italien renoue avec les comédies de jadis qui font toujours notre bonheur lorsqu'on les revoit, que ce soient celles de, Scola, de Sica, de Filippo, Monicelli, Sordi, Comencini, Germi, Risi.
L'équivalent d'un maître de conférence, en France, payé 450 € par mois, essaie de devenir dottore et d'obtenir un CDI. Son maître de doctorat est nul, pendu au portable, les attributions des postes se font avec appuis politiques douteux, l'entretien des locaux universitaires est lamentable, et ses copains, tous bardés de diplômes vivent d'expédients, de petits boulots, et n'arrivent même pas à se faire embaucher parce que justement, trop diplômés.
A l'heure où les universitaires français viennent de descendre dans la rue, il y a comme qui dirait, un air de déjà vu. Et le problème existe en Espagne, en Grèce, au Portugal voire aussi, en Allemagne.
Comment gagner de l'argent quand on est intelligent et qu'on maîtrise la chimie fine ?
S'inspirant de "Breaking Bad", l'une des meilleures séries états-uniennes, notre vieil étudiant, jouant avec les molécules permises, va mettre au point une drogue, ultra-déchirante et parfaitement "légale" puisque non inscrite au tableau du Ministère de la Santé.
Pas besoin d'aller plus loin : la "banda" est constituée de personnages truculents, les bons mots fusent, les situations délirantes s'enchaînent et l'on se surprend à rire du drame épouvantable que vit la jeunesse d'aujourd'hui, dans le monde merveilleux de la finance en folie.
Rappelons que la baisse des crédits de la recherche universitaire dans les pays développés endettés est la conséquence de l'ultralibéralisme si bien en cour à Bruxelles.
A partir du moment où l'on a délocalisé notre industrie, que reste-t-il aux pays européens ? Les services, la culture, les loisirs, la recherche, voire la recherche de pointe.
Sauf que la médiocrité de ceux qui nous gouvernent rogne en priorité les budgets de l'intelligence. Comment ? Payer des énergumènes qui vont "chercher", parfois sans trouver, ou alors, prétendre faire de la "recherche fondamentale" qui "ne sert à rien". Du moins pour les investisseurs étroits du cerveau et près de leurs sous.
Tout individu, un peu au fait, sait bien que ce que découvre un chercheur en mathématique ou en physique ou dans tout autre science dure, si ce n'est immédiatement applicable à une quelconque production à vendre aujourd'hui, sera absolument indispensable demain. Dans cinq, dix ou trente ans...
Mais pour cela, il faut savoir investir, posséder une vision à moyen et long terme, ne pas être dans l'urgence, dans le retour sur investissement immédiat, ce que les laboratoires des grandes entreprises ont bien du mal à concevoir.
Sortons nos mouchoirs, pour sécher nos larmes de rire du film de Sibilia, et nos larmes de rage devant le gâchis de notre jeunesse, et celles de l'adieu que l'on lui souhaite lorsqu'elle s'expatrie vers les States ou ailleurs, appauvrissant ainsi encore plus, ces pays dits riches et qu'une politique imbécile appauvrit sans cesse pour le plus grand profit d'une élite richissime.