Valls, régulièrement, à l'Assemblée Nationale, avec les caméras de télévision toujours présentes, se prend pour Jean Gabin et y va de sa colère contre certains de ses adversaires politiques.
Il a du souffle, il possède la gniac, il y a du chevalier blanc. On sent qu'il prend son pied. Il veut impressionner son auditoire et au-delà, donner l'image d'un battant. Bientôt battu.
Mais alors que Jean Gabin en excellent acteur, au service d'un dialoguiste de talent, montait en crescendo, avec une maîtrise parfaite du Président du Conseil implacable, parce que sûr de sa bonne foi, de son intégrité, et de la justesse de sa politique, Valls surjoue.
La première fois, cela a peut-être un peu ébranlé certain(e)s. A la énième sortie, l'on commence à sourire. Bien plus, je sens venir les paris du côté de la buvette de l'Assemblée.
- Allez ! On agite la muleta devant notre toro de Créteil ?
- Je ne le sens pas !
- Si, si ! Tu vas voir. J'hésite entre m'attaquer à Taubira ou Royale, quoique, une seringuée contre la Ministre de la Santé, cela devrait lui donner la fièvre. Et puis donner le tournis à la Touraine...
- OK ! Vas-y !
Or, les coléreux sont souvent ridicules et faibles. Bien sûr, les fronts endurcis et les genoux caleux nous vanteront les "colères d'Allah " ou "de dieu " qui valent bien celles des dieux antiques, tous sortis de l'imagination des hommes. Mais avouons quand même que le capitaine Haddock possède une force de tir, "mille sabords", que notre "Valls avec Hollande", voudrait bien avoir pour couler la Marine.
Aux décervelages du soir, on a donc droit, à la colère du Premier. Il apparaît que "l'homme qui a peur de la Marine pour la France" essaie de nous faire le coup du vote utile.
Il s'agit d'inciter les égarés tentés par la politique du pire, et les abstentionnistes ou électeurs en blanc et nul, d'oublier toute rancune contre les trahisons, le mépris, les gâteries au Gattaz, les cadeaux aux patrons, la soumission devant les religions, les errances politiciennes en écologie, le refus de remettre en question les "éléphants blancs", (Notre Dame des Landes, TGV Lyon Torino, EPR puits sans fond ), l'obéissance aux States, au lobby juif, au lobby de la FNSEA, au lobby du nucléaire, à la stagnation des salaires, au manque de solidarité avec la Grèce, et les atteintes à la laïcité, et j'en passe.
Je crains fort que les colères de M. Valls ne soient que des coups de semonce, la colère du "peuple souverain", elle, étant à son comble.
Peuple ! Oh ! la la ! Quel mot désuet et ringard, porte ouverte au "populisme".
Une abomination en ces jours de mini catastrophe.
Enfin, surtout pour les élus.
Mais, tout le monde sait que le PS n'est plus qu'un parti d'élus. Et c'est cela qui va faire mal. Est-ce que la politique de Pépère et de son "colérique" Premier Ministre ne sont pas en train de "saborder le PS" avant que le FN ne saborde la France ?
Merdre ! Par ma cornegidouille, il va falloir donner du croc à phynances contre cette engeance, et "touzazimuths" ! A la trappe ! A la trappe !
Nous vivons une "époque formidable". De vraies années folles. En attendant la prochaîne guerre bien sûr !