"Je crois qu'il n'existe rien, pas même le crime, qui soit plus contraire à la poésie, à la philosophie, à la vie même, mais oui, que cette pratique incessante des affaires".
( Henry D. Thoreau) La vie sans principe, tiré de Désobéir
Anthologie politique et réfractaire ( Editions*Aden)
J'ai voté pour l'élection de F. H. parce que je ne pouvais plus supporter le petit excité de Neuilly. Sans illusions, mais quand même.
Ayant fréquenté les camarades du PS, ayant travaillé à leurs côtés, ayant parfois réussi à les convaincre d'aller dans le bon chemin, et les dessillant de leurs illusions drawdelomistes qui camouflaient des trahisons économiques fatales, j'ai rencontré des camarades honnêtes et généreux comme partout. Dans tous les partis.
Une partie d'entre eux continue d'approuver la politique menée par notre "Comptable en Chef", quoi qu'il dise ou qu'il fasse. Une autre, se sent trahie, bafouée, méprisée.
Du discours du Bourget à la Conférence de Presse du 14 janvier 2014, on est passé de la lutte contre la Finance toute puissante, à la coucherie de soumission avec M. Gattaz, Président du Medef.
La droite n'en peut mais. La grande coalition à l'allemande est inutile. Hollande donne presque entière satisfaction aux revendications du patronat. Il fait du sarkosysme avec une touche de sociétal. Quant aux valeurs de la gauche... Au fait, quelles sont-elles ?
- agir pour les intérêts du plus grand nombre,
- défendre les faibles contre la rapacité de la minorité la plus cupide,
- conserver le pays en paix et privilégier le dialogue au recours à la guerre,
- permettre aux citoyens de vivre décemment : avoir un logement, un revenu pour pouvoir se nourrir, s'habiller, se chauffer et se distraire,
- encourager les arts et les lettres en privilégiant l'Education,
- mieux répartir les richesses,
- préparer la décroissance en incitant les innovations respectueuses de la planète.
- tout mettre en oeuvre pour inciter les citoyens à prendre leur part de responsabilité dans les décisions qu'elles soient locales ou nationales.
Suis-je devenu soudain inapte à comprendre le brillant exercice de rhétorique de cet ancien élève de l'ENA & d'HEC qui n'a pas peur d'un grand oral, qui y est maître et qui réussirait à vous convaincre que parce que vous avez posé votre question c'est que vous êtes mort !
On est toujours plus ou moins le cocu de ceux qui déclarent vous aimer ou pour lesquels vous avez eu quelque penchant. On ne peut être trahi que par les siens.
Là ! C'est du grand art.
Les politiques de rigueur, l'austérité échouent partout. Poursuivons cette politique-là !
Honnêtement ! Je n'ai retenu de l'exercice que cette invitation à "croire en nous". Oui ! Les français ne s'aiment pas assez. Oui ! Il n'y a pas de "sauveur suprême" en vue. Oui ! Nous n'avons plus besoin de ce ramassis de profiteurs, godillots d'une camarilla que nous autres, pauvres grenouilles, avons mise en place dans le cadre de la démocratie représentative.
Prenons nos affaires en mains. Supprimons le Sénat, la moitié des Ministères, les Conseils Généraux, et nos dépenses en militaire nucléaire, ainsi que la moitié au moins de notre défense.
Rappelons que ce qui a permis le "miracle allemand", ce fut non seulement l'aide américaine et les qualités des allemands eux-mêmes, mais surtout que ce pays fut interdit d'avoir une armée pendant plusieurs décennies. Idem pour le "miracle japonais".
Réformer ? Non ! Révolutionner. "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !"
Surtout, plus un mot sur Stéphane Heyssel que vous avez ré-enterrer en piétinant allègrement les principes du CNR, en cadeau à votre désirant Gattaz.
M. le Président, vous voulez faire des économies ? Vous avez raison. Je vous ai indiqué les pistes à suivre. Au boulot !
Sauf, si vous avez une envie urgente d'aller vous promener en scooter. Envie humaine et donc légitime qui ne me regarde pas tant qu'elle n'a aucune conséquence pour la bonne marche et l'image de ma France.