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Vieux lucide, donc sans illusions, mais toujours pas encore sans espoir quoi qu'il écrive.

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Billet de blog 22 mars 2013

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Le dessous des affaires.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Si l’on se reporte à l’article de Wikipédia ci-dessous, avec toute la prudence habituelle, il semblerait que plus le temps passe et nous rapproche du présent plus le nombre d’affaires politico-financières augmentent.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27affaires_politico-financi%C3%A8res_fran%C3%A7aises

Etrange, non ?

Comme le poisson qui a la réputation de pourrir par la tête, notre reste de démocratie pourrit aussi par la tête.

Imaginons ce que peuvent penser les nouvelles générations lorsque l’un de leurs membres fait un exposé sur le sujet dans le cadre du cours d’Histoire.

Qui voulait réintroduire, non sans raison, quelques principes de morale dans l’éducation de nos chères têtes blondes, brunes, crépues et lisses ?

Quel sens civique peut sortir de cette confrontation avec la réalité des faits ? Ces fameux faits, têtus, qu’on ne peut pas mettre à la poubelle d’un clic, surtout quand, face à eux, l’on trouve des journalistes et des magistrats qui, selon la recommandation d’A. Camus, « font leur travail ».

Ah ! Bien faire son travail !

Cela suppose le respect de l’autre, de l’humilité, de la générosité, de la solidarité, la conscience d’avoir l’honneur d’appartenir à une société dont on est l’un des rouages et que l’on a des devoirs envers elle.

Soit, tout l’opposé de cette mentalité TPMG (Tout Pour Ma Gueule) véhiculée par la doxa actuelle et si bien représentée par l’UMP et une partie du PS.

Jusqu’à avant-hier, ceux qui se croient « grands » avaient toujours « confiance dans la justice de leur pays ». Aujourd’hui, c’est l’hallali contre cette justice imbue d’elle-même, qui pratique le crime de lèse majesté, qui est aux ordres de l’Elysée ou de la Garde des Sceaux du moment, et qui est traînée dans la boue.

Mêmes propos, mêmes cris d’orfraies que l’on entend en Italie, pour cet autre collectionneur de casseroles et de procès qu’est le Cavaliere, il Signore Berlusconi, jadis ami et mentor de notre Caïd de Neuilly.

Un « petit » mis en examen est toujours coupable, un « grand » est innocent tant qu’il n’a pas été jugé, nom de Dieu !

Et les « petits » ne « font jamais trop confiance dans la justice de leur pays ». C’est qu’il faut avoir les moyens de se payer un « grand avocat ». Est « grand » avocat, un avocat qui non seulement gagne ses procès mais gagne aussi beaucoup d’argent en en faisant gagner à ceux qu’ils défendent. Les autres, ne sont qu’avocats, ou petits avocats, voire avocaillons.

C’est comme la « grande musique » et la musiquette. Je ne parle même pas de la boum-boum zizique qui pulse dans les caisses en assourdissant le conducteur, les passagers et les passants. Une nostalgie de la symphonie usinière délocalisée.

Cahuzac, Sarkozy, c’est oublier les plus petites affaires régionales qui conduisent à mettre sous tutelle des fédérations PS du Nord et du Sud, c’est camoufler les arrangements entre partis sur la gestion des eaux propres et sales (voir le Canard Enchaîné de cette semaine), sur le ramassage des ordures ménagères, sur la multiplication des vice-présidents comme à la CREA à Rouen, sur les commissions bidons, les ambassadeurs chez les pingouins et autres nominations en des placards dorés au grand dam de nos finances qui exigent des sacrifices pour…le peuple et seulement le peuple, des chômeurs aux classes moyennes.

Qu’on ne vienne pas s’étonner après cela de l’écoeurement des citoyens pour la politique, cet art de gouverner « la polis », la cité. Art noble qui devrait consister à ce qu’un citoyen se déclare volontaire pour se mettre au service de ses concitoyens, pour les servir et défendre leurs intérêts.

Or, politicien est devenu un « métier » qu’accompagne le syndrome de la bernique, à savoir que son seul souci est sa prochaine réélection. Celle-ci ne sera possible que s’il a les moyens financiers de se représenter, donc il est, pour les postes les plus hauts, obligé de se vendre à des bailleurs de fonds à charge de renvoi d’ascenseur. D’où le cercle des donateurs. D’où, peut-être, « l’argent de la vieille », pour reprendre le titre d’un film italien célèbre.

Tel est le fonctionnement de ce que l’on appelle bien injustement « la démocratie ».

Vaste caricature qui ne fait plus rire personne.

Les italiens viennent de donner une leçon de révolte intéressante qui sera suivie, dans moins de six mois par de nouvelles élections. C’est un pari.

Bien sûr, on pourrait changer les institutions. Imaginer une nouvelle Constitution. Réglementer les émoluments, revoir les règles des élections, supprimer le cumul des mandats, en limiter le nombre, exiger la parité hommes-femmes, et limiter les âges. Mais pour cela, il faut avoir une vision à long terme, être à l’écoute du peuple, et avoir le courage nécessaire qu’ont toujours eu les visionnaires.

Nous n’avons que des pépères obsédés par les pépettes, parfaitement égoïstes et imbus de leur médiocrité.

Ils ne font pas l’affaire. Ils ne sont capables que de multiplier les « affaires ».

Aux urnes ou aux armes, citoyens ?

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