Et vogue la nef des fous !

D'un côté, il y a cet individu qui annonce « celui qui renie son créateur est un criminel » Reda Kriket, au procès de la cellule d’Argenteuil, et de l’autre, la justice de la République qui s’abat sur des GJ qui ont osé saccager le symbole de la folie impériale qui a ravagé l’Europe de Lisbonne à Moscou.

Le premier n’a pas lu et donc pas appris que selon Nietzsche « Dieu est mort ! », saine lecture que celle d’« Ainsi parlait Zarathoustra » bien plus édifiante et formatrice que le Coran, la Bible et le Nouveau testament réunis et qui a su remettre l’Homme à sa place. 
Livre de vie contre livres de mort. 
Invitation au dépassement de l’Humain, et non à sa soumission, à son obéissance, à son agenouillement devant les délires de vieux fous, inventeurs des dieux, toujours mis au service des plus forts en faisant croire aux plus faibles qu’il y aurait une vie au-delà de la vie et où ils y auraient leur revanche. 

Les deuxièmes ont osé protester contre une politique favorable aux plus riches et saccager le symbole de la déification d’un voyou d’origine corse, un mafioso de première, un tyran, un tueur d’hommes, un massacreur, un pilleur d’œuvres d’art, que d’aucuns à son époque appelaient « l’ogre ». 

Certes ! Cet arc de triomphe directement inspiré de la civilisation romaine, abrite aussi la tombe de ce soldat inconnu, auquel les chefs d’Etat viennent régulièrement rendre hommage, non pas pour s’engager à ce que la grande boucherie humaine mondialisée de 14-18 ne se reproduise plus, mais bien pour galvaniser les peuples et les inciter à servir les intérêts des marchands d’armes dont ils sont les grands prêtres.

Monument symbole de la folie meurtrière que la sagesse des peuples devrait faire démolir, d’autant qu’à l’instar des mouvements féministes des années 60 et 70, il n’existe pas d’emplacement national pour rendre hommage à la femme du soldat inconnu.

 Une fois de plus la moitié de l’humanité est écartée, comme elle l’avait été du Code civil, mis en place par Napoleone, sur les conseils de Cambacérès, qui, en bons méditerranéens, considéraient les femmes comme des mineures, ou des aliénées et donc devaient dépendre de l’autorité des mâles. 
Morale d’éleveurs de moutons qui caractérise ce judéo-christianisme-musulman. Les femmes font partie du cheptel.

Vu de l’extérieur, la France contemporaine, continue d’étonner et d’amuser. 

Il y a un an, nous étions sans masques : les masques étaient « dangereux » !
Il y a quinze jours nous n’avions pas assez de vaccins : Astra-Zeneca était suspect.
Il y a six mois, il n’était pas question de réitérer ces vaccinodromes mis en place jadis par Mme Bachelot : nous allons bientôt en ouvrir et vacciner 24h/24. 

On ose nous dire que les écoles, les collèges et les lycées ne sont nullement dangereux, mais de plus en plus d’établissements ferment.
Comme le faisait remarquer Christophe Alévêque dans son discours parodique « Plus la population augmente, plus la population vieillit et plus on ferme de lits d’hôpitaux ». 
Le pays de Descartes est en train de mourir, celui d’Ubu-roi voit le jour sous l’œil attentif du CAC 40.

Gare aux cantines d’entreprises ! Bien plus dangereuses que celles des établissements scolaires. Nul doute que demain, on devra apporter sa gamelle et manger dehors !

La France fort heureusement est toujours en pointe : nous venons d’inventer les centrales nucléaires éternelles. Les vieilles pas les plus modernes que nous n’arrivons pas à terminer. Voir l’aventure de l’EPR, ce gouffre financier que tout le monde paiera. 
« Payez, payez mes frères ! »

M. Castex, la voix de son maître, vient de nous proposer le confinement à l’extérieur. 
Très chouette puisque le printemps arrive et qu’en effet, il est trop tard pour nous inspirer des méthodes chinoises d’un confinement strict pour des villes entières, et l’enfermement obligatoire pour les familles atteintes du virus, avec surveillance efficace non seulement par les autorités mais aussi par le voisinage. 
Mais cette dictature chinoise est honnie pour son mépris des drwadlom, tout en étant ménagée puisque devenue l’usine du satellite. Pays que j’apprécie très modérément, mais je dois avouer reconnaître son efficacité en matière de santé publique. Il semble bien que l’épidémie soit derrière eux et que dès qu’elle réapparaît, des mesures strictes sont prises immédiatement.

Les fluctuations des décisions françaises semblent essaimer en Europe.
 L’Allemagne voit aussi une belle augmentation des contaminés avec des prises de positions à vue, avec divergences selon les Länder. L’Italie titube. L’Espagne a rouvert ses lieux de spectacle. La culture est respectée. Chez nous, quand on parle culture, on sort son décret d’interdiction. 

« Métro, boulot, dodo »  et « priorité à la santé des actionnaires sur la santé publique ».

Fluctuat nec mergitur, ainsi vogue la « nef des fous » de mon si cher pays…

Mais l’Ecclésiaste n’avait pas tort : « Malheur au pays dont le Prince est un enfant ! »

Et qui plus est « enfant de « cœur » du Capital ! Tout comme sa bande de marcheurs à reculons.

Les élections approchent et foin de la santé publique, n’est-ce pas là, le plus important. Quoique… un report des régionales peut-être, on se tâte, on hésite, faut voir,  qui sait ? 

Et peut-être même des présidentielles pendant qu’on y est ! Eh, eh !

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