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Billet de blog 23 juin 2014

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Renaissance de la Politique? Mettre en place une Constituante.

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 En s'appuyant avec juste raison sur l'ouvrage de F. Mitterrand, "Le coup d'Etat permanent" C. Salmon nous explique que "L'après-Hollande a déjà commencé".

http://www.mediapart.fr/journal/france/220614/l-apres-hollande-commence?page_article=3

Soit ! Pourquoi pas ?

Qu'il me soit permis toutefois de nous remettre en mémoire que la Ve République a été taillée aux mensurations du général De Gaulle, qui avait un passé et qui possédait une "vision" de la France dans le monde, peut-être surévaluée, peut-être mythifiée, peut-être d'un autre âge mais indépendante des USA. (sortie de la France de l'OTAN)

En un mot, il avait le sens de la Nation souveraine, le désir de construire une Europe indépendante avec une Allemagne suffisamment forte pour faire face à cette division de notre planète entre deux impérialismes, économiquement inégaux, et politiquement antinomiques.

Se plaçant au-dessus de ces deux monstres, la France met fin à sa guerre d'Algérie, tout en mettant en place une Françafrique, soit la poursuite de l'empire colonial français avec l'aide de chefs d'Etat et d'administrations corrompus, mais pro-français. Politique semblable à celle qui sévissait dans tous les pays d'Amérique latine pour les USA, auxquels on peut ajouter le Japon et la majorité des pays européens. L'URSS n'est jamais que le prolongement de l'empire tsariste, empire continental et ses "alliés" du pacte de Varsovie, réponse à la mise en place de l'OTAN.

De Gaulle reconnaît la Chine de Mao, comme la seule Chine digne de ce nom alors que Taïwan siège à l'ONU, seule Chine reconnue par les USA. La France c'est à dire son incarnation via le Général de Gaulle, dénonce la politique états-unienne au Viet-Nam au cours du "discours de Pnom-Penh. Ne parlons pas du gag "Vive le Québec libre !" dans l'euphorie d'une tournée dans la belle province.

Mais rappelons, en dépit de l'affairisme de certains représentants gaullistes et alliés de cet aphorisme "la politique ne se fait pas à la corbeille" et qui remet à leur place les banquiers, les boursicoteurs, les spéculateurs et autres capitalistes.

En résumé, la Constitution de la Ve de la République nécessite un chef de l'Etat, qui soit un homme politique possédant une vision de l'avenir de la France, qui sache se faire respecter par tous en se plaçant au-dessus des partis tout en en jouant, qui impose ses vues à ses partenaires, qui sache défier les prétendues autres puissances et qui possède une vue de l'avenir qui aille au-delà de sa réélection.

Le tout, à condition d'avoir la confiance de la majorité des électeurs, soit du "peuple souverain", avec le chantage des referenda-plébiscites sur l'air de "Si vous votez contre le projet que je vous demande d'approuver, je me retire à Colombey".

Ce qu'il fera.

Ce qu'aucun de ses successeurs ne fera lorsqu'ils seront mis en minorité par les citoyens.

Tous, même Mitterrand, deviendront peu ou prou les marionnettes de la finance, les fondés de pouvoir du patronat et des atlantistes plus ou moins zélés. Le sursaut gaulliste de J. Chirac avec le discours de Villepin à l'ONU, fut l'ultime braise d'une France essayant de tenir son rang, et fière de sa devise.

Avec le caïd de banlieue N. Sarkosy et son successeur, "Hollande le Bref" pour reprendre une heureuse expression de M. Salmon, l'on atteint la fange de la bassesse devant les exigences des States, de l'Allemagne et de la finance internationale en transes.

Quand un pays ne possède plus d'hommes ou de femmes à la hauteur de ses institutions, alors, il faut changer ces institutions.

Une Constitution redonnant plus de poids au parlement, une démonarchisation de la République s'imposent.

L'heure est à la mise en place d'une Constituante et à une remise en cause des choix politiques actuels qui, presque tous, vont dans le mauvais sens puisqu'ils sont contraires aux intérêts du plus grand nombre.

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