Attention ! Je tiens tout d'abord à marquer ma sympathie et ma solidarité envers les victimes et leurs familles. Elles sont innocentes dans l'affaire.
Mais je suis certain qu'elles me comprendront.
Certes, plus de 40 victimes d'un coup au petit matin d'une journée qui s'annonçait sympathique, cela glace le sang. Pour les familles, pour le village, pour le département, c'est un drame dans toute son horreur. Mais, hélas, ce n'est qu'un fait divers qui concerne quelques centaines de personnes.
Or, depuis l'ère sarkosyste, les gouvernements en place se jettent sur ces drames avec un appétit de vampire. Président de la République, parfois Ier Ministre, Ministres, Secrétaires d'Etat abandonnent tout, séance tenante pour aller "soutenir les familles" sans réussir à faire ressusciter les morts en emmerdant les services de secours en place et le préfet.
Dans une société du spectacle, les conseillers en com' sont à l'affût de ces drames, car ils permettent de mettre en valeur "l'humanité" de leurs patrons, et d'effacer ou tenter d'effacer les saloperies qu'ils concoctent contre ces mêmes citoyens, en augmentant les impôts, en plongeant la France dans des guerres, en contribuant à la guerre économique qui oppose les multinationales entre elles, les états entre eux, en ravageant les droits des salariés.
Pendant que les médias dégobillent leurs propos compationnels avec moult émissions spéciales, ils ne parlent pas de ce qui va bouleverser le quotidien des peuples européens quand l'UE, par exemple aura signé le traité TAFTA, passant sous les fourches caudines des intérêts US, encore rabaissées.
Quant à la COP21, on sait déjà, qu'il n'y aura aucune remise en question fondamentale du système en place, ce "capitolocène" commencé à la fin du XVIIIe siècle en G-B et qui s'est épanoui avec la vapeur, puis le pétrole, l'électricité et le nucléaire en Europe puis dans le monde entier avec les conséquences que l'on sait.
Croissance indispensable et contrôlée des pays sur-exploités, décroissance pour les pays les plus énergivores. Telle serait la voie de la raison.
Nul doute que cela passera à la trappe. Et tant pis pour le satellite Terre ! "Après nous le déluge !" tel est le cri de guerre des actionnaires et des banquiers.
J'aimerais, - naïf - que nos médias si friands de morts et de cadavres innocents, dénoncent avec la plus extrême vigueur les victimes de nos interventions guerrières.
J'aimerais que ces médias, consacrent des émissions spéciales lorsque des découvertes scientifiques primordiales quant à notre santé, à notre bien-être, à notre sécurité, sont portées à notre connaissance.
J'aimerais que l'on nous parle un peu plus souvent d'évènements heureux, comme l'embauche de centaines voire de milliers de salariés dans des entreprises nouvelles, respectueuses de l'environnement, prospères et soucieuses du bien vivre de leurs salariés comme de leurs clients.
J'aimerais...
Mais, le fait divers, cette machine à décerveler et faire sortir les mouchoirs, est tellement plus "rentable" pour dominer les esprits et les égarer.
Si seulement, ces vies emportées pouvaient faire prendre conscience aux propriétaires des Châteaux de Saint Emilion qu'il faudrait peut-être permettre au département de rectifier le tracé des routes sans exiger de la collectivité des sommes incompatibles avec les budgets en diminution.
Je les connais bien ces petites routes de la région parcourues à pied, à vélo, et en camping-car. Il y a des heures qu'il faut mieux éviter. Et la conduite se doit d'être prudente, c'est à dire, bien en deçà des 90 km/h. Ce qui est incompatible avec le stress de notre vie contemporaine où il faut aller vite, vivre vite jusqu'à mourir trop tôt. Vite !
Allez, tournons la page. Demain est un autre jour avec un nouveau fait divers avant que nous passions dans un mois aux sempiternels faits d'hiver.