Le PS s'attendait à une secousse, voire une réplique, ce fut un séisme.
Quelle surprise ! Harlem Désir en était tout déconfit : "Tous des cons ! Fi !"
Voilà-t-y pas que leur propre électorat qu'ils avaient berné, méprisé, piétiné, s'est rebellé, soit en restant au chaud, soit en ne votant surtout pas pour certains candidats du PS.
Avec comme conséquence, une montée du Front National qui ne fait plus peur qu'aux énarques de la rue de Solférino, et encore...
Le FN a renouvelé ses cadres. La presse dans son ensemble invite Mme Le Pen et ses acolytes. Les porte-micro les bousculent un peu, mais cela leur permet de distiller leurs idées ou de devenir les sparring-partners de l'UMPS dont tout le monde subit les effets. Et leur plus beau rôle demeure celui de "victimes" du système médiatique tout en faisant croire qu'ils sont "la voix des sans voix", alors qu'il faut d'abord entretenir la propriété de Montretout.
Et puis, le sarkosysme s'en est fort inspiré pour être, en définitive, mieux aspiré. Merci M. Buisson.
Même les mouvements du menton de M. Valls ont parfois des allures nauséeuses. Toutes les peurs conduisent aux Roms qui sont en réalité, des tziganes. Ah ! Les tziganes !
"Ce sont nos parents anciens / Les indo-européens / " comme le chantait Léo Ferré.
Du coup, les propositions du FDG peuvent passer à la trappe.
Mélenchon aura beau s'énerver, se calmer, démontrer, prouver, raisonner, expliquer, il est le danger, l'ennemi Number One. Donc à la trappe par la cornegidouille du Capitaine de Pédalo nommé Titanic ! On ridiculise la Méluche, on l'ostracise, et l'on s'en sert aussi de putching-ball, de repoussoir, ce qu'il n'aime pas.
Le pire, les "bien pensants", la "bonne" presse osent mettre un signe égal entre les deux extrêmes, - n'est-ce pas Plantu ? - et l'on peut dormir tranquille. Mme Le Pen vous dit merci.
La droite est assez grande pour exploser toute seule. Elle est, pour partie, constituée d'une bande de voyous, repris de justice ou en passe de l'être, ce qui ne dérange pas les nantis et les petits malins adorateurs du fric de voter pour ces malandrins. Woerth, Balkany, Tron réélus dans un fauteuil. A l'aise.
Les candidats de l'UMjuP, à Bordeaux et au Havre, un peu plus filous, plus intelligents, voire plus honnêtes ou presque, ont eu la reconnaissance de leurs concitoyens. Mais, il n'y a pas de quoi pavoiser. Même si, comme prévu, dimanche prochain, il y aura encore quelques victoires pour la droite dite républicaine. Hum !
Avec Sarkosy comme principal recours, pour le moment, on a le droit de sourire... Jaune.
Ce qui me semble le plus grave, ce n'est pas tant la montée du FN, qui va, bien entendu, berner ceux qui ont voté pour ses candidats, puisqu'il est devenu un parti semblable aux autres et parfaitement intégré au "système" qu'il ose dénoncer !
Se fera-t-il déborder par ses ultras, futurs milices supplétives d'une police phagocytée par le FN, tout comme la Garde Républicaine, d'ailleurs ? Pas complètement impossible.
Non ! C'est le rejet de la classe politique dans son ensemble. C'est ce dégoût pour une classe de nantis qui trahit le contrat moral que passe tout parti, tout candidat avec ses électeurs.
La démocratie est bien en danger !
Enfin, au-delà de ces municipales, après tout, les citoyens insatisfaits pourront aller pourrir la vie de leurs élus de proximité en leur rappelant pourquoi ils ont été élus, je pense aux élections européennes.
Parions (ce qui ne veut pas dire, souhaitons) pour un taux de participation encore plus faible, avec comme conséquence une victoire à la Pyrrhus des partisans du Pacte Transatlantique et de l'UE des financiers, à moins que ne sorte des urnes, une majorité anti-européenne et nationaliste qui exploserait la monnaie unique, attiserait les haines, amplifierait la compétition pour déboucher sur un retour de conflits armés, histoire de mettre au pas les classes les plus pauvres en les faisant s'entretuer. Manière pratique de réduire le nombre de chômeurs et de relancer le bâtiment. Folie ? Délire ?
Eh, eh !
Cela a déjà été vécu. Pas plus tard qu'il y a un siècle.
Joyeux anniversaire à tous les nostalgiques de la Grande Guerre, génératrice de la Seconde !
C'est aussi ce que connait la Syrie, aujourd'hui, et ce qu'a connu l'ex-Yougoslavie.
Voui, mais ce n'est pas pareil !
Nous vivons une époque formidable. Donc, il y a de l'espoir. Mais à quel prix ?