Mes meilleurs vœux par-ci, tous mes vœux par-là. C’est gentil. C’est poli. Ceux qui vous aiment sont même sincères.
Mais dans le fond, on sait bien que tout cela n’est qu’illusion.
Pourtant, l’an passé, j’avais émis le vœu de l’éviction du caïd de Neuilly. Exhaussé !
Bon ! Je ne m’étais pas fait d’illusion sur le vainqueur du deuxième tour de la présidentielle, mais de là à me sentir méprisé, trahi, ignoré, floué, ridiculisé, diminué, je ne l’avais guère envisagé.
Serai-je encore naïf à la veille de mes septantes ? Ou je fais preuve de jeunesse d’esprit, ou de sénilité précoce.
Parce que le flambant Flanby n’a été fait roi qu’avec mézigue et tous ceux qui avaient choisi un autre candidat, un peu plus à gauche que le représentant de la social-démocratie au premier tour. En toute bonne morale et équité, il aurait dû renvoyer l’ascenseur en prenant en considération quelques propositions émises par ceux-là.
Que nenni ! A droite toute, le pédalo ! CAC 40 ! Soumission à Merkel, soumission au Medef, soumission aux néo-cons de Brüssel. Le tout sous le fallacieux prétexte de « réalisme ».
La réalité, c’est l’exil fiscal des plus riches et l’appauvrissement des masses. Record des licenciements en 2012. Et ce n’est pas fini. Conséquence logique, et « réaliste » des politiques menées par la droite la plus réactionnaire, la plus perverse, la plus vendue aux puissances de l’argent et qui a imposé son idéologie conservatrice, cupide et raciste dans le cadre de cette pensée unique, véritable SIDA de l’opinion publique.
Même les députés soso pataugent dans la fange.
Dans leurs circonscriptions, ils vont bientôt se faire cracher dessus. Ils dénonçaient hier les godillots de la droite, ils sont aujourd’hui les pantoufles neuves du Ayrault chef de meute.
Les anciens députés socialistes votent aujourd’hui, ce que qu’Ayrault leur demandait de rejeter hier.
Les nouveaux se demandent où ils sont tombés, tout étonnés qu’être député dans la Cinquième République, cela consiste à être une machine à appuyer sur le bouton désigné par le président de groupe.
Ils se voyaient proposant des lois, discutant des amendements, joutant avec la droite, argumentant, et surtout, représentant les intérêts de leurs électeurs. Illusions ! Fermez-là et votez comme on vous le demande. Vous n’êtes que les serviteurs, les esclaves, les hommes-lige de sa Majesté et de son Secrétaire particulier, M. le Ier Ministre et ses ministres, réduits au rôle de secrétaires.
Là aussi, il y a de la couleuvre à la tonne.
Montebourg carbonisé par le dossier Florange, les Verts ridiculisés par les dossiers sur le nucléaire et l’Ayraultport… Ne survivent que ceux qui ont un réel pouvoir de nuisance comme Fabius, ou Moscovici. Le reste… à la botte !
Alors, les vœux, que M. le Président pourra nous faire ce soir… Cause toujours !
Juste renvoi de notre morgue à la sienne puisqu’il essaie d’enterrer la gauche.
Mon vœu ? Que les français se prennent en charge, à la base, dans les bureaux, dans les usines, dans la rue et exigent d’être entendus.
Une politique de gauche est possible. Elle est même recommandée en économie par tous les prix Nobel d’économie vivants. C’est dire !
Que 2013 soit plus ensoleillée que 2012. On a bien vu, que la pluie de la remontée des Champs Elysée du tout nouveau roi-président, avait fait fondre ses promesses électorales.
Ce sont aux citoyens, à ce peuple souverain, d’imposer ses lois !
Il n’est jamais trop tard pour agir.
C’est le sens de ces vœux que nous échangeons. Particularité des humains, nous croyons avec plus ou moins de force à l’espoir d’un avenir meilleur, même s’il devait comporter une période pire que celle que nous vivons.
Il y aura encore des morts et des naissances. Dans leur éternel recommencement, les printemps reverdiront.
Mais soyons bien conscients que nous sommes d’abord notre propre espoir.