Je ne voterai pas Le Pen pour les raisons que vous développez, j'en suis bien d'accord. Je réjouterai que son projet inclut la destruction de la démocratie ouvrière (manifestations, droit de grève etc)
Je ne voterai pas davantage pour Macron
Je m'abstiendrai, (Cf mon article)
Voyez-vous j'ai ssumé, au détriment de ma vie privée et et en partie de ma vie professionnelle, 25 ans de syndicalisme, inconvénients que je ne regrette pas , mes convictions étant premières. Vous devriez comprendre que je ne peux voter pour quelqu'un qui, par sa politique, va détruire tout ce pour quoi je me suis battu toute ma vie. Et je ne crois pas que voter pour un tel avenir soit protecteur de la démocratie : l'accentuation de la misère, du déclassement qui sont et seront fortement impactés par le sentiment de contrainte et d'impossibilité de faire valoir ses vues en cours de mandat et donc par la non écoute du "peuple d'en bas" toujours trop abstentioniste au 1er tour alors qu'il avait là un vrai choix (voir l'échec des manifs contre la loi El Khomri-Macron), ne peut être soutenue. D'autant que Macron lui, demande à ce qu'on adhère à son projet (tarduction : même si les votants par défaut disent que ce n'est pas une adhésion, lui considèrera ce vote comme telle), de plus il va procéder par ordonances, l'antithèse de la démocratie. Il ne restera alors que la violence qui risque d'être récupérée par Le Pen.
Reste la responsabilité et la culpabilité que beaucoup essaie d'instiller : personnellement je n'en ai aucune. Voir mon article signalé plus haut. Pour résumer, les responsables de cette situation sont ceux qui, voulant éteindre l'incendie, l'ont allumé de longue date. Et sur cette séquence particulère de la présidentielle 2017, la responsabilité de Hamon est immense. Par son maintien il a favorisé l'accès de Le Pen au second tour en empêchant Mélenchon d'y parvenir pour la "broutille" de 600 000 voix. Là est le terrible désastre historique.
Merci de m'avoir lu.