Tribune de Mehdi ALLAL, fonctionnaire territorial, enseignant-chercheur, essayiste et philosophe, deejay…
La victoire historique, arithmétique, du Nouveau Front populaire (NFP) et la défection, la désillusion amnésique du Rassemblement national (RN), ainsi que le maintien à mi-chemin, la maintenance, du groupe soutien au Président de la République Emmanuel Macron, juge ultime et unique, en son âme intime, jurant et maton in fine, marquent un tournant significatif, décisif, incisif, une cisaille, une mitraille vers la citadelle et triant dans le paysage attirant politique français… jusque-là divisant les Républicains loyalistes et indépendantistes, à la dérive.
La victoire du Nouveau Front populaire
Unison des gauches renforcée : le succès du NFP peut être vu comme le résultat inattendu obtenu par une fratrie stratégique entre différents partis de gauche - un nouveau pari - unissant leurs forces - comte la montre... pour contrer la montée des extrêmes et des centristes, des essais en piste. Témoin d’une capacité de coalition efficace et une volonté de changement progressiste, conscience en force, l'horloger d’obédience communiste.
Réponse aux inégalités : leur programme fait saliver, de salves salvatrices, car il est savamment scellé, soudé, fondé et financé, sur la réduction des inégalités sociales et économiques, résonnant avec une partie importante de l'électorat, fatiguée des joutes néolibérales et des problèmes qui les jouxtent, un euphémisme pour évoquer les fractures béantes, géantes, grandissantes... persistant, à réparer ; et ce rattrapage ?!?
Mobilisation de la jeunesse : le NFP a également su mobiliser et motiver les jeunes, électrices et électeurs, électrifiés, électrisés, par leur mémoire ou leur esprit, leur comportemental, grâce à des propositions sur l'écologie, l'éducation et l'emploi, le logis et le manger à sa faim, la soif, surtout à l'international, générant des problèmes de santé et familiaux, familiers, qui sont des sujets de préoccupation majeurs pour cette tranche de la population ; autrement dit du peuple antifasciste et antiraciste, altermondialiste, décolonial, anticapitaliste, et religieux comme un lien indéfectible pour combattre les oppositions séculaires entre protestants et catholiques ; entre orthodoxes autour, proches ou éloignés de la Russie ; les idéologies islamophobe et antisémite à la racine, alors anti-ashkénaze…
La déroute du Rassemblement national
Difficultés internes, innées et inversées : le RN a peut-être souffert de divisions internes ou de scandales, qui ont érodé et désolé la confiance de ses électeurs traditionnels et de ses électrices "naturelles", à terre à présent et paternalistes à souhait... Des problèmes de "leadership", et des conflits de vision, peuvent avoir contribué à leur défaite, leur déroute, à une tannée, une "branloute" sans précédent à la vue des sondages prometteurs et menteurs, assis sur des tas d’âge, des entartés, des cartes à la volée, et sur une laïcité violée, une absence de pluralisme... ah oui aussi : une véritable porcherie ! .
Perte de terrain des questions identitaires : en se concentrant fortement sur les questions d'immigration et de sécurité, le RN a peut-être négligé d'autres préoccupations, concernant notamment les questions raciales, bancale et fatale - contrôles aux faciès, matraques et frasques, "claquées" ou policées, des gens d'arme -, en négligeant de miser sur la question de l'emmurement et les risques de déracinement, de l'environnement, qui ont pris de l'importance pour les citoyennes et les citoyens en période de crise.
Rejet des extrêmes : une partie de l'électorat pourrait avoir rejeté les politiques d'extrême droite en faveur d'options plus modérées ou de gauche radicale, ces dernières jugées plus aptes à apporter des solutions concrètes aux défis actuels, des mesures prises par des décideurs "belles à croquer" (Teki) - craquer et asséner-, assignées, alignées en file indienne et indemnes ?
Le maintien à mi-chemin du groupe macroniste
Équilibrisme politique : le groupe macroniste semble avoir trouvé un équilibre, ne perdant pas complètement pied, mais sans réussir à s'imposer clairement. Cela peut refléter une satisfaction modérée des électrices et des électeurs avec les réformes mises en place, tout en étant critiques de certains aspects des choix de l'Exécutif, d'une attitude suffisante, pas assez mordant et suffisamment mourant.
Fatigue du refuge centriste : après plusieurs années de politique réactionnaire fractionnée, redondante, plusieurs armées de certaines électrices et des milliers de centaines d’électeurs peuvent ressentir une lassitude ou de la frustration, une appréhension, éprouver la tendance à chercher des alternatives plus originales dès l’origine, pour un changement plus marqué, et non un remake de la prouesse de la mollesse....
Importance de la stabilité : malgré des critiques, malgré les consignes, une partie de l'électorat voit et conçoit encore le groupe macroniste comme un garant, un gardien approximatif de la stabilité face à la droite et à la gauche, préférant maintenir un certain statu quo prôné et prononcé avec les États-Unis et l’Europe ; plutôt que de risquer des bouleversements majeurs avec l’aide des pays d’Asie, d’Amérique du Sud, de l’Afrique ou de l'Australie ; préférant un cadran incertain émargeant au rang de la virée avariée, rassasiée à la massue.
Conclusion
Le triomphe du Nouveau Front populaire indique un désir de changement vers des politiques plus cartésiennes, carnassières, sans caillasser, et une Première ministre racée, juive, musulmane ou chrétienne, bouddhiste ou hindoue, rebut ou rainée, peu importe, tant la "battue" du RN et le maintien du groupe macroniste appellent à une recomposition du gouvernement français, une promesse, une proposition, une récompense, reniée ou rendue publique, une transe, une liasse, une glose, une faune et flore ; une relique, non une réplique qu’on ramasse, qui macère et l'amasse ?
Cette nouvelle configuration pourrait conduire à des dynamiques politiques inédites, une reconfiguration des priorités législative et dirigeante, avec les alliances du prospect et de nouvelles confréries, carrosseries, un nivellement des "couillons", un énième basculement adroit et conservateur, un bouillon, un bœuf bourguignon ? Viables accalmies et clameurs, ponctuées d'accras et d’un concordat, ponctionné de nouveaux préfets, à proportion des nouvelles préfètes ; via la détente, un brin, et une brune forcée, une blonde à la traîne, préfabriquée er préposée ; notre face et nos fixes restant foncés et franchement en souffrance, en soufflant sur la ceFran...