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Mehdi ALLAL

Attaché principal des administrations parisiennes / Chargé de mission "Promesse républicaine" (DDCT) / Chargé de TD en droit constitutionnel à Paris Nanterre / Fondateur & Responsable du pôle "vivre ensemble" du think tank "Le Jour d'Après" (JDA) / Président de l'association La Casa Nostra / Membre du club du XXIème siècle / Secrétaire-adjoint de l'association des rapporteurs.trices de la CNDA (Arc-en-ciel) / Fondateur du média "De facto" / Député de l'Etat de la diaspora africaine (SOAD)

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Billet de blog 25 octobre 2024

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Crédulité, crédit de parole, la redéfinition de l'obéissance, des obédiences mutantes

à Georgia Meloni, sa politique migratoire, Pierre-Olivier et Ghislaine Bardet, Odile Bardet, à Emilie et Stéphane (CNDA), Eugénie Bastié, Myriam Encaoua, Soraya Allal, Aminata Georgette Seck, à Ivana et Donald Trump, Dora Chikhaoui, à Marine Le Pen, à Jordan Bardella, CNews, Thomas Koffi, à Marie T., étudiante en L1 à Paris Nanterre... Par Mehdi Allal, théologien musulman et théoricien du droit...

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Attaché principal des administrations parisiennes / Chargé de mission "Promesse républicaine" (DDCT) / Chargé de TD en droit constitutionnel à Paris Nanterre / Fondateur & Responsable du pôle "vivre ensemble" du think tank "Le Jour d'Après" (JDA) / Président de l'association La Casa Nostra / Membre du club du XXIème siècle / Secrétaire-adjoint de l'association des rapporteurs.trices de la CNDA (Arc-en-ciel) / Fondateur du média "De facto" / Député de l'Etat de la diaspora africaine (SOAD)

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La crédulité, entendue comme une disposition à croire aveuglément sans preuve tangible, est depuis longtemps au cœur des mécanismes sociaux et politiques, au carrefour de notre mentalité, un mémoricide menant au suicide de l'assistance et d'une assurance assistée par les armoires à glace : le glacis à la forme d'un manteau arménien, israélien, américain, africain ou musulman, français et françaises de tous les bords, accordés comme un cordon rouge, bleu et blanc, comme un drapeau tricolore que plus personne n'ignore, même les ignares et sur les paquets de galettes au beurre rance...

Parmi les minorités en France, cette crédulité a souvent servi de socle pour légitimer des appartenances, s’ancrer dans des identités forgées autour de croyances et d’autorités reconnues, mises à nu et déflorées comme des soubrettes à la toilette négligée, comme des tartelettes, à l'aide d'une faune, d'une foule déchaînée et d'un nouveau moule, une poule et des "poulets", ampoulés et malgré tout éclairés par une ampoule, avec pour certitude : l'alliance ou l'union faisant la force, une écorce pour les écorchures et les chiures diurnes ou pendant la nuit, nuisible seulement avec les clowns et les clones...

Cependant, à l'ère de l'information immédiate et des bouleversements sociaux, une mutation se profile : celle d’une crédulité qui n’est plus seulement aveugle, mais qui tend vers une révision critique de l'obéissance et de la fidélité à certains principes, à certains princes aux souliers trop vernis et achetés avec nos deniers, qui ne font que de la publicité putréfiée avec une haleine putride et une allure pourrie : des princes aux airs de fils et de filles de pute, avec derrière la poterie et la lingerie de chez Dior, à mettre dehors, sinon ça va barder sévère et vénère, comme une grand-mère empoisonnée, qu'elle soit poissonnière ou facile à escroquer ?

Les minorités culturelles, religieuses ou sociales ont de tout temps évolué dans un climat où les questions d'autorité et de tradition interfèrent avec des sentiments d'identité et de protection collective, terrées et trop vite enterrées, selon la tradition respectée dans les châteaux, les villages, les foyers catholiques, qu'on souhaiterait carbonisée par des barbares, mais qui ne brade par les braves ni la bave de ceux et de celles qui s'activent., dont les acronymes et les anonymes, dont les aphorismes ou les formules secrètes sont compréhensives, pour enfourner et enfourcher les tirades incompréhensibles...

Ce phénomène de crédulité ou de "crédit aveugle" repose souvent sur l'adhésion à des doctrines, des dogmes ou à des faux darons, dar dar décimés et déracinés, qui s’imposent comme des repères dans un monde en perpétuelle mutation, en fonction d'obédiences mutantes, qui n'ont plus qu'à obéir pour une survivance attestée, mais posant question. Pourtant, alors que la société dans son ensemble se transforme, les minorités entament également un questionnement sur la nature et la légitimité des discours qui leur sont transmis, des louanges en guise de langes et de poussettes fourrées de merde, pour une clique représentant la pédérastie mondiale, la ploutocratie phallique et fasciste décoincée, décorsetée et à détrôner de façon enchantée, tel un chanteur exterminateur, jusqu'à punir et bannir tous leurs prédécesseurs, tel un rouleau de printemps compresseur, telle une panique hispanisante, fêlée et tournoyant parmi les dégradations...

La crédulité en question : vers une émancipation intellectuelle interférant avec les cruautés et les calfeutrés 

La crédulité, par son essence, confine à une forme d'obéissance passive, où la confiance accordée à une figure d'austérité, une idéologie ou un utopisme devient une sécurité intérieure, un confort interne, à la fois rassurant, mais dont le danger est bien présent. Dans un contexte où la diversité est croissante et où les sources d'information prolifèrent, il est possible d’observer chez les Français issus de minorités une nouvelle propension à remettre en cause les savoirs cossus et cousus main, qu’ils soient de nature religieuse, culturelle ou politique, en vue de confisquer à la gauche et au centre son monopole de la moralité et de l'immortel, depuis l'acropole d'Athènes jusqu'aux confins de l'Arménie, depuis la citadelle d'Oran, de Moscou, de Kiev ou de Jerusalem, de Gaza, en passant par Boulogne ou Paris la teigne, qui saigne et qui règne impassiblement..

Cette remise sur le tapis, sur le tarmac, est le fruit d’une quête d’indépendance et de justice, où la vérité, autrefois sacralisée par des institutions ou des leaders, devient un terrain d’investigation, un terrain d'entente entre des extrêmes, entre des droites à nouveau revigorées et virevoltantes dans les hémicycles et sur les estrades, dans les stades, au stade de l'imperméabilité à toute idée d'une reculade ou d'une mascarade malade et bâtarde, qui ne tarde plus à s'exprimer ouvertement et vertement face aux cocos et aux cocus, tel un noir caucus encerclant ses ennemis favoris, ses adversaires de prédilection, telle une prédiction que l'on chérit, telle une prévision passionnément exclusive, avec une précision et une pression inédites, qui maudit les diablement enivrés par la misère sexiste, l'antiracisme cramoisi et craquelant de tous côtés, galvanisés par la délinquance antisémite qui excite, soit excipée soit vilipendée, soit répétée soit extirpée...

En effet, loin de la soumission aveugle, il existe aujourd’hui une dynamique d’émancipation intellectuelle qui incite les jeunes générations, notamment, à évaluer avec plus d’attention les discours dominants, le glamour écœurant, les trémolos des gauchos, les propos et les propositions creux et graveleuses. L’accès massif aux plateformes numériques, aux ressources éducatives et aux débats publics participe à cette ouverture, permettant aux voix de minorités de se faire entendre, de contester et de modeler des réflexions sur leur propre sort, de concerter sur les torts et les retors, les porcs et les reports de responsables enhardis par un vote soi-disant populaire, mais qui risque de démantibuler leurs derniers ressorts.

Les dangers d'une crédulité exploitée, explorée et au final explosée grâce à une logorrhée ébouriffante, à étourdir un chameau 

Cette transition n'est pas sans embûches. Alors que certaines minorités en France continuent d'être perçues comme vulnérables et enclines à suivre des courants d’influence, cette image est trop souvent exploitée par ceux qui aspirent à manipuler des masses, à se masturber devant la casse des services publics, des PME, des syndicats, des médias, des grandes surfaces, des petits artisans, des indépendants, qui jouissent devant les carapaces et les caravanes, dont la crasse n'est qu'un prétexte pour salir, pour s'allier et relier les maillons de la chaîne des esclaves, des enclaves.

La polarisation politique, la désinformation ciblée, l’extrémisme religieux ou idéologique utilisent fréquemment les incertitudes économiques et identitaires pour renforcer la crédulité de certains groupes, de certains collectifs sans défense, mais désormais prêts à en découdre, à dessouder et dissoudre les soudures et le snobisme ordurier. Cette instrumentalisation peut conduire à une obéissance aveugle, voire à des comportements aliénants, s'éloignant des besoins réels et des valeurs individuelles des membres de ces communautés, mais aussi à une réflexion couplée à une rebellion belliqueuse et orgueilleuse, à bon escient, pour un pot partagé ou redistribué.

Toutefois, l'émergence d'une intelligence collective et critique parmi ces mêmes communautés devient un bouclier, une résistance aux tentatives de manipulation. Ce phénomène reflète un processus d’affranchissement de l’autorité oppressive et une volonté de se libérer des stigmates de crédulité que l’on attribue parfois trop hâtivement aux minorités, de tout âge, de toutes les apparences, de tous les milieux d'appartenance, quel que soit leur agencement, quel que soit leur appartement, chez certains membres de toutes les familles normalement composées, avec un père et une mère, des bambins, des cousins et des cousines, des oncles et des tantes, sans donner à ce dernier mot un sens péjoratif, voire même un sens récréatif

Conclusion sans transition et sans transiger

Dans un monde où la crédulité peut encore constituer un refuge, les minorités françaises adoptent peu à peu une nouvelle forme d’obéissance : celle-ci n'est ni absolue ni passive, mais basée sur la reconnaissance d’une autorité méritée et digne de confiance. Ce changement de paradigme peut être perçu comme un progrès, un passage d'une obéissance contrainte à une acceptation choisie, éclairée par des valeurs et des réalités propres à chaque individu, proprement décarcassées et caillassant les plus cassants, les passants qui méprisent la pauvreté et la nudité de celles et de ceux qui n'ont pas d'autres armes que de demander.

Les Françaises et les Français, toutes origines confondues, sont invités à réfléchir au rapport qu’ils entretiennent avec les concepts d’autorité et de crédulité. Cette réflexion pourrait aboutir à une société plus autonome, où la diversité des corpulences et des croyances, des âmes et des corps, ou encore des spiritualités et des positions, devient un pilier d'émancipation et non de subordination. Car, en fin de compte, la véritable force d'une nation réside dans sa capacité à faire dialoguer l'obéissance avec la liberté critique, et à encourager ses compatriotes à choisir leur voie en conscience et avec discernement, acclimaté, acclamé avec circonspection, ciblé selon les circonstances, ni encastré ni déjoué, mais venant déchiré, provenant décidé.

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