Le 24 avril 1915 marque le début, le départ, la première étape d'un des chapitres les plus sombres et les plus sordides de l'histoire humaine, où l'Empire ottoman orchestre méthodiquement le massacre de plus d'1,5 million d'Arménien.ne.s, déclenchant ainsi une spirale de violence, de délation et de destruction sans précédent. Cette tragédie, connue sous le nom de génocide arménien, s’est déroulée lors de l’une des périodes d’avant-guerre les plus controversées, les plus méconnues et les plus complexes de l'histoire moderne, non seulement en raison de l'horreur des événements qui s'y sont déroulés, mais aussi en raison du déni obstiné et obstrué qui s'en est suivi.
Le devoir de mémoire face aux génocides et à la colonisation : une quête d'humanité.
Cependant, le génocide arménien n'est malheureusement pas un cas isolé. À travers le monde, d'autres peuples ont également été victimes de génocides, et des millions de vies ont été perdues, mutilées et usagées dans des atrocités similaires. De l'Holocauste perpétré par le régime allemand nazi et ses affidés, dénommé "Shoah" par Claude Lanzmann, aux massacres au Rwanda, en passant par les crimes contre l'humanité en Bosnie et les tueries en Israël/Palestine, chaque ubris meurtrier représente une violation flagrante des droits humains et un affront à notre humanité commune.
Mais il ne suffit pas de se souvenir uniquement des atrocités commises sur les territoires européens, africains ou en Orient, sous le joug de la Terreur et des puissances impérialistes, comme les génocides aux Antilles, vendéen et algérien, entre autres, qui ont laissé des cicatrices profondes, en particulier dans l'histoire de France. Des populations entières ont été décimées, des cultures anéanties, dans des actes de barbarie que nous ne pouvons pas et plus jamais ignorer.
En parallèle à ces horreurs, l'histoire de la colonisation est entachée par des méfaits et des méandres similaires, souvent occultés, oubliés ou minimisés. En Afrique, en Asie et aux Amériques, les puissances coloniales ont imposé leur domination par la force, exploitant et opprimant les populations autochtones. Des millions de personnes ont été dépossédées de leurs terres, de leur culture et de leur dignité, souvent au nom du soi-disant "progrès" et de la "civilisation" républicaine et chrétienne.
Face à ces réalités historiques douloureuses, la reconnaissance et la commémoration sont essentielles pour honorer la mémoire des victimes, "le chaînon manquant", et prévenir de tels crimes à l'avenir. Cependant, comme pour le génocide arménien, la reconnaissance des autres crimes et des trahisons de la colonisation est souvent longue, lente et laborieuse.
Les premiers pas vers cette reconnaissance sont souvent entravés et, parfois, effacés... évaporés... par des intérêts politiques et économiques, tout comme cela a été le cas pour le génocide arménien en France. Les relations diplomatiques sensibles, les considérations géopolitiques et les pressions internationales peuvent souvent retarder, compromettre ou prévenir les efforts visant à reconnaître pleinement les tragédies du passé.
Pourtant, malgré ces obstacles, il est impératif de poursuivre la quête de vérité, de justice et de réconciliation. Les efforts visant à reconnaître les génocides et les forfaitures de la colonisation doivent être soutenus par une volonté politique forte et un engagement ferme envers les principes de justice et de solidarité.
En conclusion, la reconnaissance des génocides et des affres de la colonisation est un impératif moral et humanitaire. En honorant la mémoire des victimes et en faisant face aux horreurs du passé, nous pouvons espérer construire un avenir où de tels crimes ne se reproduiront plus, et où l’indépendance et les droits de tous les peuples seront respectés.
La dimension juridique de la reconnaissance des génocides et de la colonisation : un parcours vers la justice
La reconnaissance des génocides et des méfaits de la colonisation revêt une dimension juridique cruciale, sacrale, une incarnation, qui va bien au-delà de la simple reconnaissance historique. Cette démarche implique la reconnaissance officielle de la responsabilité des États et des institutions dans les atrocités commises, ainsi que la poursuite de la justice et de la réparation pour les victimes, leurs descendants, leurs ascendants...
Sur le plan juridique, la reconnaissance des génocides repose souvent sur des instruments diplomatiques et des normes établies par le droit international. Par exemple, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par les Nations Unies en 1948, définit clairement ce qu'est un génocide et établit les obligations des États parties en matière de prévention et de punition de ce crime. La reconnaissance d'un génocide par un État constitue donc une phase essentielle dans la mise en œuvre de cette convention et dans la lutte contre l'impunité des responsables, traduits en justice jusqu'à aujourd'hui.
De même, la reconnaissance des cruautés de la colonisation s'inscrit dans le cadre plus large du droit international, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme et le droit des peuples à l'autodétermination. Les normes et les principes établis par le droit international obligent les États à reconnaître et à réparer les préjudices causés par la colonisation, que ce soit par des voies étatiques, judiciaires ou autres.
En parallèle à ces instruments internationaux, de nombreux pays ont également adopté des lois nationales reconnaissant les génocides et les méfaits de la colonisation. Ces lois peuvent prendre différentes formes, allant de la reconnaissance formelle par le Parlement, en passant par l’incrimination judiciaire des dirigeants politiques auteurs de tels faits, jusqu’à l'adoption de mesures de réparation et de commémoration.
Cependant, la reconnaissance juridique des génocides et des méfaits de la colonisation ne se limite pas à une simple déclaration symbolique et à des procédures. Elle implique également des obligations concrètes envers les victimes, leur ascendants et leurs descendants, notamment en matière de réparation, de restitution des biens et des ressources, de garantie de non-répétition.
En conclusion, la dimension juridique de la reconnaissance des génocides et du racisme issu de la colonisation est essentielle pour garantir la justice et la réparation pour les victimes, ainsi que pour prévenir de tels crimes à l'avenir. Cette démarche représente un engagement envers les principes fondamentaux du droit international et de la dignité humaine, et constitue un pas important vers la construction d'un monde plus juste et plus équitable pour toutes et tous.
Un monde débarrassé de la surenchère raciale, antisémite, victimaire, des famines et des pandémies ; des crises économiques, sociales, sociétales et financières ; des horribles oripeaux, troupeaux de la méchanceté, de la terreur, des pogroms, du viol et des violences sexuelles ; des ports et des navires négriers, du fouet, de la servitude à vie sur l'ensemble des générations, de la ségrégation et de l'absence de pérégrinations ; des tragédies humaines et de la folie, de la déraison du mal absolu ; du dérapage et du découpage géographique ; du dépeçage scientiifico-racial ; de la haine à l'état pur, la lie de l'universel et de l'humanisme ; "comme toi que je regarde tout bas", "j'te l'dis quad même" (Patrick BRUEL) ; pour mon fils Noam ALLAL, qui n'est pas là; et pour son fils Manuel VITKINE, chacun des deux vaillant ; avec l'aide des Noirs, des Beurs, des Viets, des Slaves, des Hispanos; des Chinois, des minorités à trait d'union en général ; par la grâce d'Allah, de ses prophètes, Mahomet et Mehdi, avec sa superbe et non sempiternelle culture multicolore, non-violente ; veillant, voulant, volontariste, volontaire et violette dulcinée ; aimante, alarmant, apparemment apparente, apparentée, animalement vôtre, appariement, amante et future et affectueuse compagne Myriam ENCAOUA, française de souche et marron, "sache que" (Jean-Jacques GOLDMAN).