La démocratie est un sucre qui se dissout dans le pétrole

La démocratie est un sucre qui se dissout dans le pétrole...Que le titre ne vous effraie pas, c'est un roman ! Il y a 5 ans un type, un magicien pour certains, est arrivé formule en bandoulière. « Le changement c'est maintenant », affirmait-il. Aujourd'hui, d'autres veulent lui chiper sa baguette et proclament goguenards : « C'était un mauvais magicien. Laissez-nous faire. On efface nous et on ...

Suivant la proverbiale formule : "on est jamais mieux servi que par soi-même", j'ai le plaisir de vous annoncer la publication de La démocratie est un sucre qui se dissout dans le pétrole qui contrairement à ce que son titre peut laisser penser est une fictio

premiers-exemplaires
Il y a cinq ans un type, un magicien pour certains, est arrivé formule en bandoulière. « Le changement c'est maintenant », affirmait-il. Aujourd'hui, d'autres veulent lui chiper sa baguette et nous disent goguenards : « C'était un mauvais magicien. Laissez-nous faire. On efface nous et on recommence... » A vrai dire, il y a un moment où j'en ai eu plein les bottes qu'on me roule dans la farine du politiquement correct et du promis jamais advenu et qu'en plus, on me fasse de la retape pour voter pour des mecs et quelques nanas qui n'ont de la réalité qu'une idée de catalogue revue et corrigée par Forbes, bien qu'ils doivent en partie leur existence à une grande majorité de petites gens anonymes qui mettent les mains dans le cambouis et ont pour seul loto un Smic mensuel. Alors j'ai écrit ce bouquin,et  je crois qu'érudit ou non, tout le monde peut s'y retrouver.

La démocratie est un sucre qui se dissout dans le pétrole annonce sa couleur. Que le titre ne vous effraie pas, c'est un roman où vous rencontrerez donc des personnes comme vous et moi qui essaient de voir clair dans tout ce merdier.

Micheline, par exemple : « Ma vie, di-elle, c’est un kilomètre à gauche, un kilomètre à droite, un kilomètre au-dessus et un kilomètre en-dessous. C’est un espace limité tout comme mon appartement. Mon économie, c’est mon frigo, il est plein en début de mois, à moitié plein au milieu et vide, le vingt de chaque mois comme mon compte en banque ! Sauf que mon frigo, il ne m’autorise pas un découvert pour lequel je dois en plus payer des agios. Quand y’a plus rien dedans, c’est pâtes et riz ou riz ou pâtes, au choix de la gamelle. Mon FMI, c’est le crédit que me permet l’épicier arabe du coin. Ça peut paraître ridicule, et ça l'est sans doute, mais j’adore le bruit de mon caddie quand je me précipite pour faire les courses une fois touché mon salaire. Je me sens comme Christophe Colomb partant à la découverte de l’Amérique. Je suis rassurée comme lorsque mon grand-père allait retourner son champ de patates, la lame de son laguiole aiguisée jusqu’à la couenne. Tu sais quoi, Dominique, le problème de notre époque, comme le disait Frédéric Dard, un des rares auteurs que je lis toujours avec plaisir, c'est que les vieux cons sont de plus en plus jeunes !

Mudhif des marais irakiens Mudhif des marais irakiens
Le cadre de cette histoire se passe dans les Cévennes, dans une maison dont l'esprit est calqué sur celui qui régnait dans les mudhifs ou maisons d'invités,architecture  caractéristique des marais irakiens.

Extrait  - "C’étaient de splendides maisons flottantes faites de roseaux tressés et compactés dans lesquelles vivaient les Arabes des Marais d’Irak, une Venise mésopotamienne, un pays mouvant entre deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate. Malheureusement aujourd'hui, les mudhifs ont pratiquement disparu. La région de Bassorah, ce berceau de Gilgamesh, est devenu un vaste champ pétrolifère où pullulent des entreprises étrangères qui n'emploient aucun Irakien. les habitants du Marais, quant à eux, sont enrôlés quasi de force pour aller combattre soit dans l'armée irakienne soit dans les rangs de l’État islamique. Depuis l’époque babylonienne, cette région fut le refuge de tous ceux qui fuyaient l’oppression jusqu’à ce que Saddam Hussein l'assèche en grande partie, les déserteurs et les opposants à son régime y étant accueillis et protégés. La chute du dictateur et les nombreux conflits qui ont suivi, ont fait le reste. Ces villages des marais furent le sujet de notre premier livre. Catherine les textes et moi, les photos. L’idée nous en est venue après avoir lu Les Arabes des marais de Wilfred Thesiger et, c’est en son hommage que nous avons baptisé ainsi ce lieu, toujours ouvert aux voyageurs et aux amis."

Durant trois jours, suite à ne forte tempête de neige douze personnes dans cette maison cévenole,avec un invité surprise, le philosophe très médiatique Marc Monbrison.

Dans ce livre (disponible sur Lulu.fr ou "at home"), on discute beaucoup de tout, mais pas de rien. On dit des choses que beaucoup n'aiment pas entendre mais qui font un sacré bien quand elles sont dites. On mange super bien, parfois des trucs bizarres, on boit du très bon pinard, pas forcément ruineux, on pleure, on rit, on s'engueule, on cultive l'art de l'amitié, et aussi celui de l'inutile et du dérisoire...

Je lui ai adjoint une page facebook : 2017. Do it yourself affirme d'emblée que tout dépend de nous et non pas d'une course à la présidentielle et à son tiercé gagnant qui au final, se révèle toujours perdant pour celles et ceux, à savoir la majorité dite silencieuse, qui ne fait pas partie des concurrents en lice.

Pourquoi 2017 ?  La réponse c'est Joseph qui nous la donne (p.91) : — Ah ben ça, je te le fais pas dire ! s’esclaffe Joseph. On a eu Sarkozy. Lui, c’était l’Antarctique, la course de l’orque. Maintenant on a Hollande, le continent perdu, la recherche pathétique du Graal, Indiana Jones chez les Ploucs friqués ! Avant, ce furent d’autres entubages, il est vrai tous plus ou moins consentis. Demain aux prochaines présidentielles, pour sûr on va remettre le couvert. On changera juste la nappe. Quand je dis on, c'est nous, le peuple, les Français, moi, nous sommes vraiment des nazes ! Je n'ai plus voté depuis qu'on a changé mon vote non en oui... »

Pourquoi Do it yourself ? Cette fois-ci, c'est au tour de François, un jeune musicien très talentueux (p.299) !
...."Si je devais me définir et puisqu'il faut toujours en passer par là, je dirais que je suis en esprit, un Punk. »
Micheline le contemple avec des yeux ronds.
« Tu veux parler des types qui dans les années 70 avaient des crêtes de toutes les couleurs sur la tête ? Mais t'étais même pas né et même si je suis plus vieille que toi, moi non plus !
— C'est bien pour cela que j'ai précisé en esprit, Michou.
— Et c'est quoi cet esprit puisque ce mouvement a disparu ? rétorque Marianne.
—Tu te trompes, ma belle. Il ne pourra jamais s'éteindre. C'est l'essence même de la résistance par principe et en action. Résister sans violence à tout ce qui est susceptible de nous diminuer et de nous parasiter. Accueillir avec joie tout ce qui t'es donné de vivre et le redonner, dans mon cas à travers la musique, puisque je suis musicien. Quand j'affirme que je suis un punk, je le suis sans la panoplie vestimentaire et toute la frime qui va avec. Je ne le suis que pour moi, dans mon monde tel que je l'envisage. Je veux goûter à tout et demeurer un esprit libre, rester toujours sincère avec moi-même. J'espère que je garderais ce feeling particulier pour ne pas vieillir, m'oxyder, me cristalliser, que je resterais vigilant à cette jeunesse dont je vous parlais hier soir et que je ne deviendrais jamais un vieux con."

Et chaque vendredi, une lecture participative :  What's this ?
Lire un extrait, c'est sympa... Entendre quelqu'un vous le lire et vous expliquez pourquoi il l'a choisi et ce qu'il en a pensé, c'est encore plus sympa...
CHAQUE VENDREDI,SERA MISE en LIGNE à 18h sur 2017. Do it yourself UNE VIDEO de la LECTURE d'un EXTRAIT de LA Démocratie est un sucre qui se dissout dans le pétrole FAITE par L'UNE ou L'UN de vous.

La première a été postée ce vendredir 6 janvier et c'est Philippe Guerrieri, un musicien réalisateur de bandes annonce pour les livres qui s'est gentiment prêté a jeu.

Quatrième de couverture

La vie n'a pas de synopsis, elle nous organise bien plus que nous l'organisons

Tout ne doit pas être construit selon un plan et des normes imposés

Tout ne doit pas se suivre dans une logique qui conditionne et enfer

En fait, rien ne l'est

Tout nous échappe, mais tout a une structure

C'est un beau jour pou

Un livre sans hémoglobine, sans sexe, sans intrigue.

Juste se laisser aller, lâcher prise, se laisser absorber, écouter.

Bienvenue au mudhif.

 

 

 

 

 

 

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