L' eau des Parisiens

L'exploitation de Nonville, qui avait etèè interrompue en 2012, a etè reprise par Bridgeoil et chevauce une zone de captage d'eau potable en partie geree par Eau de Paris. Selon Eau de Paris cette nappe phreatique qui alimente 300.000 habitants de la ville de Paris et de la commune de Villemer est "gravement menacee par ces forage".

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Bridgeoil a obtenu la concession pour l'exploration et l'exploitation de la plate-forme existante a Nonville, qui actuellement accueille trois puits.

Il s'agit d'un ancien gisement qui a ètè exploitèe entre 1959 et 1994 par Elf, sous le nom de Villemer.

Bridgeoil est une sociètè francaise crèè en 2009 pour l'exploitation du petrole et d'autres hydrocarbures dan le bassin parisien. 

La sociètè est propriètaire de la concession de Nonville, obtenue par decret du17 juillet 2009, pour une durèe de 25 ans. La concession couvre une superficie d'environ 10 kmq.

L'exploitation, qui avait etèè interrompue en 2012, a etè reprise par Bridgeoil. Les deux perforations rèalisèe par Bridgeoil et les etudes geosciences ont permis d'approfondir les connaissances du gisement et de confirmer son extension. 

Bridgeoil, donc, est en trein d'exploiter a nouveaux le gisement en creusant des nouveaux puits.

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Selon le programme de developpement conduit par Bridgeoil, l'operateur projette, dans le annèes a venir, de realiser 10 nouveaux forages: six puits au Callovien et quatre puits au Chaunoy, puis l'extension et l'amenagement de la plate-forme existante a Nonville. Ce programme de developpement concerne uniquement l'exploitation d'hydrocarbures dits "conventionnels".

Le projet porte sur l'agrandissement de la plateforme existante qui sera trop petite pour y implanter tous les puits. La plateforme en question aura une surface totale de 12.300 mq, afin d'accueillir deux ensembles de puits directionnels; l'un pour les six puits au Calluvien et l'autre pour le quatre puits au Gres du Chaunoy. 

Les puits au Callovien seront des puits dèviès, puis horizontaux a la profondeur de 1.510 metres. Les puits au Gres du Chaunoy seront de type dèviès et atteindront la profondeur de 2.150 metres.

La technologie du forage dèviè permet de realiser plusieurs puits de developpement a partir du meme site de surface, reduisant ainsi significativement l'emprise des travaux. Le forage d'un puits s'effectue en plusieurs troncons de diametres differents. Chaque troncon est ensuite protegè e l'aide d'un cuvelage, poseè a l'interieur du puits, et cimente.


Les enjeux

Les principaux enjeux releves par l'autorite environnementale sont la protection des eaux superficielles et des nappes souterraines, la prevention de la pollution des sols, les nuisances sonores pendant la phase de chantier et en exploitation, la gestion des nuisances olfactives et la prevention des accidents. 

Le group Environnement, Bocage, Gatinais (EBG) compose par des communes concernèes, riverains, elus locaux et Parisien, s'opposent a l'extension de l'exploitation petroliere, notamment celle de Bridgeoil.

Selon EBG la concession accordee "chevauce une zone de captage d'eau potable (champs de Villeron et Villemer) en partie geree par Eau de Paris. Cette nappe phreatique qui alimente 300.000 habitants de la ville de Paris et de la commune de Villemer est gravement menacee par ces forage".

Eau de Paris a connaissance du projet et avait rendu "un avis fermement negatif contre ce projet, incompatible avec les enjeux d'alimentation en eau potable des Parisiens et des habitants des communes dont les ressources sont impacts par ces projets".

Et aussi: "Le patrimoine naturel et paysager dans le perimetre est relie par le bassin versant du Lunain et compose de site classes Natura 2000 dont la vallee du Loing, de sites classes Espaces Naturels Sensibles et de massifs forestier proteges".

"L'implantation dans le paysage des derricks (jusqu'à 36 m. de haut) et des oleoducs irait de pair avec une augmentation alarmante des transports dangereux de camions citernes a 45 km a la ronde: une catastrophe locale et une menace regionale pour notre santè et notre environnement".

Le risque de pollution ne concerne pas seulement les eaux souterraines mais aussi l'air. Selon EBG, des degagements gazeux toxiques de dioxyde de soufre pourraient augmenter de quatre par rapport au niveau actuel. Cela represente un risque serieux pour la santè des habitants de la zone touche par les nouveaux puits.

Ca c'est la raison pour la quel l'EBG s'oppose fortement au projet d'augmentation du nombre de puits. (cm)

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