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Billet de blog 23 oct. 2021

Unitalsi, le nouveaux scandal qui touche l'eglise e le monde catholique

Alors que les accusations portées contre l'ancien chef du Secretariat Vatican, le cardinal Monseigneur Becciu, et ses anciens collaborateurs au sujet de la gestion de l'Obole de Saint-Pierre sont censées se dégonfler, un nouveau scandale est apparu grace a le parquet de Rome visant deux des anciens présidents de la section romaine d'Unitalsi.

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Suite à la mise en accusation, le 17 novembre 2020, du cardinal Giovanni Angelo Becciu, ainsi que d'autres prévenus, pour la mauvaise gestion des fonds mis à la disposition du Secrétariat du Vatican, les avocats de la défense ont constaté des irrégularités dans la manière dont les preuves ont été recueillies et communiquées.
Pour cette raison le Président du Tribunal de la Cité du Vatican a décidé, lors de la troisième audience du 6 octobre, de restituer à l'accusation, le Bureau du Promoteur de Justice, une partie des documents recueillis, en référence à seulement certains des accusés et seulement pour certains des crimes documentés contre eux.
L'accusation devra déposer tous les documents manquants avant le 3 novembre, y compris les enregistrements du principal témoin de l'accusation, Monseigneur Giorgio Perlasca, un ancien fonctionnaire du Secrétariat.
La restitution concerne les accusés Mauro Carlino et Fabrizio Tirabassi anciens membres du Secrétariat, Raffaele Mincione un des deux financier qui a investi les fonds du Secretariat du Vatican, et Nicola Squillace.
L'avocat de Monseigneur Becciu se réjouit, après que le tribunal ait décidé d'accéder à toutes ses demandes. De fait, les charges retenues contre Monseigneur Becciu et les autres accusés sont moins graves que celles proposées initialement par le bureau du promoteur.
Le cas du cardinal Angelo Becciu concerne la gestion du trésor du Secrétariat du Vatican, un organisme  dirigé dans le passè par Monseigneur Becciu qui était jusqu'à récemment chargé de la gestion de l'obole de Saint-Pierre, les dons recueillis par l'Église auprès des fidèles traditionnellement le 29 juin, puisque les offrandes peuvent être faites tout au long de l'année. Nous parlons d'environ 6-700 mille euros par an.
Apres avoir dechargè Monseigneur Becciu, le pape François a retiré au Secrétariat du Vatican la gestion de tous les fonds du trésor.
Selon l'accusation le Secrétariat, pendant la période où il était géré par Monseigneur Becciu, a chargé des financiers (notamment Raffaele Mincione et Gianluigi Torzi) d' investir ces fonds. Parmi les différents emplois choisis par les deux financiers, il y aurait également eu le fameux investissement de l'immeuble de Sloan Avenue, à Londres.
Avec le changement de direction du Secrétariat du Vatican, il serait apparu que l'investissement était totalement négatif et, plus généralement, que la gestion des fonds du Secrétariat était opaque.
Les enquêtes ont montré, à travers des conversations secrètes, comment Monseigneur Becciu était constamment informé des tous les investissements par Enrico Crasso, ancien responsable des finances des Affaires générales du Secrétariat.
Les enquêteurs ont ensuite reconstitué la piste suivie par les fonds disparus, notamment les comptes off-shore ouvert dans des paradis fiscaux. 
En particulier l'attention des enquêteurs est tombè sur deux comptes bancaires liés à Crasso, dans les succursales UBS de Miami et du Connecticut. C'est là qu'aurait été déposé l'argent provenant des comptes des sociétés impliquées dans les investissements effectués par les deux financiers.
D'autres comptes, se rapportant aux structures d'investissement utilisées par les deux riders pour placer l'argent du Secrétariat du Vatican, auraient été trouvés en Suisse. 

Le scandale Unitalsi
Alors que les accusations portées contre Monseigneur Becciu et ses anciens collaborateurs au sujet de la gestion de l'Obole de Saint-Pierre sont censées se dégonfler, un nouveau scandale est apparu en septembre suite à l'inculpation par le parquet de Rome de deux des anciens présidents de la section romaine d'Unitalsi, Alessandro Pinna et Emanuele Trancalini. Il s'agit de l'organisation catholique qui transporte des malades en pèlerinage à Lourdes et dans d'autres sanctuaires nationaux.
Selon les enquêteurs, de 2009 à 2016 les caisses d'Unitalsi ont été vidèes de 1,8 million d'euros.
Ainsi que les deux dirigeants de l'organisation de Rome, seront egalement jugès un employé de l'Unitalsi et un employé d'un cabinet d'expertise comptable ayant fourni des services à Pinna, pour détournement de fonds.
Pinna, qui était président jusqu'en 2015, est actuellement président du conseil des commissaires aux comptes de l'autorité sanitaire locale (ASL) de Rieti. Trancalino était président de la section romaine d'Unitalsi. L'organisation catholique aurait engagé une action civile contre tous les accusè. 
Selon l'accusation, les deux dirigeants de l'organisation n'ont pas seulement utilisé les fonds pour acheter une villa en Sardaigne. Les chiffres inscrits dans les actes parlent d'une demeure de 430 000 euros, dont 205 000 proviennent des caisses de l'Unitalsi.
Ils ont également rémunéré, a travers des chèques payè à l'ordre d'Unitalsi, les femmes de chambre qui fournissaient des services réguliers dans la villa de Torre delle Stelle, même si elles n'avaient pas officiellement de contrat de travail.
Les salaires perçus par les deux femmes de chambre s'élèveraient à 37 000 euros au total, tous les fonds provenant des coffres romains de l'organisation.  (cm)
 

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