Petits rappels sur Valérie Pécresse

Bien loin des mensonges qu'elle répand pour se présenter comme rempart républicain, Valérie Pécresse s'est illustré par ses combats homophobes, sexistes, racistes et une politique de démantèlement des services publics

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Homophobie et sexisme

Valérie Pécresse s'est opposée à l'ouverture du mariage aux couples d'hommes ou de femmes, s'oppose à celle de la PMA aux femmes seules, aux lesbiennes, aux hommes trans. Elle voulait démarier les homosexuels. Elle tente aujourd'hui de faire oublier ce passé en effaçant par exemple les mentions de son combat sur sa notice Wikipedia.

Élue grâce à une alliance avec Sens Commun, émanation politique de la Manif pour tous qui entend imposer à la société les valeurs d'un catholicisme intégriste, notamment sur les questions familiales, et qui participe à des manifestations contre le droit à l'avortement, la présidente de la région en a repris tous les éléments de langage pour couper les subventions aux études sur le genre qui permettent de documenter l'homophobie, la transphobie, le sexisme. Elle fait par contre subventionner des associations anti-IVG et homophobes en s'appuyant sur les voix du RN.



Racisme

Valérie Pécresse a piétiné la loi républicaine pour priver les sans-papiers d'Ile-de-France d'une aide au transport. Elle a ignoré des décisions de la justice républicaine qui l'obligrait à revenir sur cette décision, montrant ainsi que lorsqu'il s'agit de mettre en difficulté des étrangers et étrangères précaires, elle se plaçait au-dessus des lois. L'élu d'opposition Pierre Serne, qui a bataillé contre cette décision, a été la cible d'une campagne de cyberharcèlement, d'insultes homophobes et de menaces de mort sans aucun soutien de la part de la présidente de la région. Celle-ci a par ailleurs porté plainte contre Act Up-Paris qui a dénoncé sa mesure raciste. Bien que déboutée en première instance, Valérie Pécresse a fait appel.



Démantèlement des pouvoirs publics

Valérie Pécresse a compromis la recherche et l'enseignement supérieur pendant son mandat de ministre. Sa loi sur l'autonomie des universités, largement combattue par les étudiant-es et les profs, a été une première étape vers plus d'inégalité dans l'accès aux études. Elle a étendu le recours pour les entreprises au Crédit Impôt Recherche (CIR). Cela a eu pour effet d'assécher la recherche publique, avec toutes les conséquences que l'on a pu constater au début de la crise du COVID-19 : cette politique a compromis notre réactivité face à la crise sanitaire. La manne financière pour les entreprises privées est immense et n'a eu aucune contrepartie, ne fait l'objet d'aucun contrôle. Ainsi, en dix ans, le laboratoire Sanofi a pu toucher 1 milliards 500 millions d'euros de CIR, tout en supprimant 2800 postes de chercheurs et en abandonnant des pans entiers de recherche, comme Alzheimer, les résistances aux antibiotiques ou...la famille des coronavirus.

C'est aussi en tant que ministre de la recherche que Valérie Pécresse s'est opposée à l'expérimentation des salles de consommations de drogues à moindre risque (SCMR) qui avaient pourtant fait l'objet d'une recommandation de l'INSERM après une évaluation portant sur l'ensemble des dispositifs dans le monde.

Ministre du budget de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse a mené une politique d'austérité contre les services publics. Elle a continué à la région. Selon l'opposition régionale, les moyens dédiés aux lycées, qui relèvent de la compétence régionale, ont baissé en moyenne de 20 euros par élève depuis le début de sa mandature. L'aide aux lycées privés a par contre augmenté.

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