Le sida dans l'angle mort des anti-putes (3) Christine Le Doaré

Le sida et le plan de carrière de Chrisitine Le Doaré

 

Ainsi, il suffirait de laisser croire, comme le fait Christine Le Doaré sur son blog, que tout se vaut, - la gestation pour autrui, la prostitution, le sexisme, le crime organisé : tout cela, ma bonne dame, mon bon monsieur, c'est du pareil au même, non ? Non ! Non ? Vous ne seriez pas un peu sexiste, vous ?

Ainsi, il suffirait de laisser croire que les associations de lutte contre le sida sont complices des proxénètes, ou encore que des actions de prévention du VIH menées par et/ou avec les putes sont suspectes. Comme les grands philanthropes qui bloquaient dès les années 80 l'échange de seringues en laissant croire que "cela cautionnait l'argent de la drogue illégale", il suffirait de dire que les actions de prévention auprès des putes "cautionnent le système patriarcal". 

Ainsi, on pourrait écrire que des putes méritent d'avoir des capotes, mais pas leurs clients, et on appellerait cela du féminisme en laissant entendre que les clients méritent d'avoir le sida.

Ainsi on pourrait ignorer le combat effectif et réel de putes en lutte contre l'exploitation et la traite, et on pourrait au contraire les accuser de proxénétisme.

Et on s'appellerait Christine Le Doaré, et on ferait valoir à qui veut l'entendre qu'on sait de quoi on parle parce qu'on a été à la tête de telle ou telle orga, et qu'à ce titre, on ne devrait pas avoir à justifier les bêtises qu'on écrit.

Il est clair pour tout le monde que Christine Le Doaré, avec son blog, pense bien plus à sa carrière qu'aux droits des femmes, qu'elle pense bien plus à sa propre conception d'un féminisme abstrait qu'aux droits concrets des femmes, et qu'elle cherche à se placer au sein du Nid. Seule cette hypothèse pourrait expliquer sa logorrhée. Cette hypothèse n'excuse en aucun cas les excès et les idioties qu'a pu écrire l'intéressée au sujet des putes et de la lutte contre le sida, sujets que Christine Le Doaré devrait étudier à fond pour, dans le pire des cas, s'excuser des inepties qu'elle a pu proférer à ce sujet ; dans le meilleur des cas ne plus rien en dire.

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