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L’Iran vit aujourd’hui son douzième jour d’un soulèvement total qui ne ressemble plus à une simple contestation, mais à une véritable offensive pour la liberté.
Alors que le régime a instauré un black-out numérique total le 8 janvier pour masquer ses crimes, la résistance n'a fait que s'intensifier, embrasant plus de 100 villes à travers les 31 provinces du pays. A Téhéran, la capitale est devenue le théâtre d'une guérilla urbaine symbolique où la jeunesse, organisée en unités de résistance, a incendié des bases de la milice Basidj à Mehrabad et ciblé des véhicules du Corps des Gardiens de la Révolution sur les ponts de Sattarkhan et dans le quartier de Naziabad. Le Grand Bazar, poumon historique du pays, reste figé dans une grève de solidarité qui paralyse le cœur financier du pouvoir, tandis que les cris de « Mort au dictateur » résonnent chaque nuit depuis les toits de la ville.
Dans la province d’Ispahan, un verrou psychologique a sauté hier lorsque des manifestants ont réussi à mettre le feu au siège local de la radiotélévision d’État, l’organe central de la propagande des mollahs. A Mashhad, ville sainte et bastion traditionnel du pouvoir, des foules immenses ont envahi le boulevard Vakilabad, scandant que le pays ne connaîtra de repos qu’une fois les mollahs enterrés.
La progression de la révolution est particulièrement flagrante dans l'ouest du pays : à Kermanshah et dans le Kurdistan iranien, des villes entières comme Divandarreh, Baneh et Mahabad sont en état de grève générale absolue, les rideaux de fer des commerces restant baissés en signe de défi total. A Lordegan, dans le sud-ouest, la population a courageusement repoussé les forces de sécurité lors d'affrontements armés, montrant que la peur a définitivement changé de camp malgré un bilan national qui dépasse désormais les cinquante martyrs, dont de très jeunes adolescents comme Mostafa, 15 ans, abattu à Azna.
Cette révolution progresse grâce à une convergence inédite des luttes : les ouvriers du secteur pétrolier commencent à suspendre la production, rejoignant les étudiants et les commerçants dans une paralysie coordonnée de l'État.
Le gouvernement tyrannique, acculé, montre des signes de fissures internes sans précédent ; des rumeurs persistantes relayées par la presse internationale font état de préparatifs d'exil pour certains hauts dignitaires vers Moscou, alors que le président Pezeshkian semble impuissant face à l'aile dure de Khamenei qui ordonne de tirer à vue. Dans le Sistan-et-Baloutchistan, le front populaire Mobarizoun a mené des actions de représailles contre les centres de répression à Iranshahr, prouvant que même les régions les plus délaissées sont désormais unies dans un objectif unique : le renversement de la République islamique.
Chaque bâtiment du régime qui s'embrase marquent un pas de plus vers l'effondrement d'un système qui ne tient plus que par la pointe de ses baïonnettes.
Incroyable image ce soir d’un manifestant iranien qui grimpe sur un pylône pour désactiver une caméra de surveillance qui permet à la police du régime d’arrêter des opposants. À tout moment, le risque de mourir est présent
— Renaud Pila (@renaudpila) January 8, 2026
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