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Billet de blog 24 janvier 2026

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JUSTICE : Dérive entre activisme et apologie du terrorisme - l'affaire Amira Zalter

Sous le masque de l’activisme, l’apologie de la barbarie. Entre tweets de haine et provocation systématique, Amira Zaiter a franchi la ligne rouge de la récidive légale. Hier au tribunal de Nice, la justice a opposé une fin de non-recevoir à cette dérive haineuse, confirmant que le paravent de la politique ne protège plus de la prison

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Illustration 1

Le tribunal correctionnel de Nice a de nouveau été le théâtre d'un procès crucial ce vendredi 23 janvier 2026. Amira Zaiter, figure du militantisme pro-palestinien local, y comparaissait pour la seconde fois en un peu plus d'un an. Ce dossier illustre la fermeté de la justice face à la réitération de propos haineux sous couvert de combat politique.

L’origine de l’affaire : La condamnation de novembre 2024

out commence après les attaques du 7 octobre 2023. Amira Zaiter, alors étudiante infirmière, publie une série de messages sur le réseau social X. La justice identifie treize publications tombant sous le coup de la loi.

Le 4 novembre 2024, elle est condamnée à 3 ans de prison, dont un an ferme (aménagé sous bracelet électronique). Les chefs d'accusation sont sans équivoque : Apologie du terrorisme (pour avoir qualifié les actes du Hamas de "victoire" ou de "légitime défense"), apologie de crimes contre l'humanité et provocation à la haine raciale.

En complément, elle est frappée d'une inéligibilité de 10 ans et d'une exclusion de son établissement de formation.

L'argumentaire de l'accusation : "Un antisionisme de façade"

Lors de ses différents passages devant les juges, l'accusation a méthodiquement déconstruit la ligne de défense de la militante. Alors qu'elle invoquait la "liberté d'expression" et un simple "engagement antisioniste", le ministère public a pointé une réalité plus sombre.

Citation du parquet : "Elle utilise le paravent du sionisme pour éviter de dire qu'elle vise les Juifs. Ses messages ne sont pas une critique politique, mais une incitation directe à la violence et une glorification de la barbarie."

Les magistrats ont souligné la dangerosité de ses écrits dans un contexte national de tensions exacerbées, dénonçant des propos "haineux et incitatifs" qui ne pouvaient être ignorés.

La récidive

Malgré sa condamnation initiale et son placement sous contrôle judiciaire, Amira Zaiter n'a pas cessé ses activités numériques. En 2025, de nouvelles publications similaires sont détectées.

Ce comportement a conduit la justice à durcir le ton :

  • Novembre 2025 : Elle est placée en détention provisoire. Le juge des libertés estime que le risque de réitération est avéré et que le contrôle judiciaire précédent a échoué.
  • Janvier 2026 : Elle comparaît en état de récidive légale, une circonstance qui aggrave considérablement les peines encourues.

La fin de l'impunité

Lors de l'audience d'hier, le 23 janvier 2026, le tribunal a dû trancher sur cette persistance dans l'illégalité. Le délibéré a confirmé la sévérité attendue pour une personne ayant déjà fait l'objet d'un avertissement pénal majeur.

La justice a conclu que la prévenue s'inscrivait dans une démarche de provocation systématique, transformant son activisme en un outil de propagation de l'idéologie terroriste. Son maintien en détention a été maintenu, marquant une volonté claire de mettre fin à une dérive jugée incompatible avec les lois de la République.

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