Michael Pauron
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Billet de blog 9 mai 2022

Wagner en Afrique. Une indignation à géométrie variable

Les exactions des soldats du groupe de sécurité russe Wagner au Mali semblent davantage préoccuper l’Occident – à commencer par la France – que celles commises en Centrafrique et ailleurs sur le continent depuis plusieurs années. Une différence de traitement en partie liée aux enjeux géostratégiques.

Michael Pauron
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Pigiste Mediapart

Enquête publiée dans Afrique XXI le 6 mai 2022

L’arrivée au Mali, fin 2021, de la société de sécurité privée russe Wagner a eu pour effet, en France et sur une partie du continent africain, de mettre en lumière son activisme et ses pratiques prédatrices déjà observées en Libye, au Soudan et surtout en République centrafricaine (RCA) – un activisme qui date de plusieurs années. L’épisode de Moura, fin mars 2022, où entre 300 et 400 hommes, parmi lesquels de nombreux civils, auraient été exécutés par l’armée malienne et ses partenaires russes, puis celui de Gossi, en avril, où un drone de l’armée française aurait filmé les soldats de Wagner en train de mettre en scène un charnier dans le but de l’attribuer à la force Barkhane, ont jeté une lumière crue sur ses activités dans le centre du pays, et ont fait la Une des médias français.

Il faut dire que, ces dernières semaines, la présence de Wagner au Mali a été abondamment traitée par les journalistes français, ainsi que par des ONG. Un intérêt soudain qui tranche avec l’indifférence qui a longtemps prévalu au sujet de la RCA, où les paramilitaires « russes »1 ont commis de nombreuses exactions.

Il y a plusieurs raisons à ce relatif désintérêt pour les morts centrafricains, et l’une d’elles est liée à la contre-offensive informationnelle menée depuis quelques semaines par l’armée et la diplomatie françaises, dans une région particulièrement stratégique militairement. On peut en effet constater un fort intérêt pour ce sujet dans les médias « traditionnels » français depuis l’arrivée au Mali des hommes de Wagner. En se concentrant sur la période allant de l’implantation des paramilitaires admise par différents observateurs (journalistes, ONG, ONU) - soit décembre 2017 pour la Centrafrique (déploiement des « instructeurs » russes) et décembre 2021 pour le Mali – et le mois de mai suivant, le contraste est saisissant : dans Le Monde, un seul article évoque la présence de mercenaires en Centrafrique, le 4 mai 20182, contre plus d’une dizaine (sans compter les reprises des dépêches de l’AFP) pour ce qui concerne le Mali.

« Touadéra tire parti de cette sous-médiatisation »

Cette tendance est également observable sur le site de Jeune Afrique, ou sur celui de Radio France Internationale3. Soulignons par ailleurs que l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch n’a publié son premier rapport sur les exactions de Wagner en Centrafrique que le 3 mai dernier (lire l’encadré au pied de cet article), tandis qu’une enquête sur les abus de ce groupe au Mali a été diffusée dès le 15 mars 2022, et qu’elle a été suivie d’une autre communication le 5 avril. Selon l’enquête de HRW sur la Centrafrique, « des signalements d’abus perpétrés par [Wagner en Centrafrique] sont apparus pour la première fois dans les médias en février 2019, et l’ONU a par la suite rapporté des abus commis par ces forces en 2020 et 2021 », soit plusieurs années après l’arrivée des mercenaires.

À 4 000 kilomètres de Bamako, sur les bords de l’Oubangui, cet intérêt massif de la presse occidentale et des ONG pour les activités des mercenaires russes au Mali est accueilli sans grand étonnement mais avec une certaine frustration, et même de l’inquiétude quant à l’avenir de la Centrafrique. « Au Mali, l’écosystème médiatique et politique et la forte présence d’ONG est davantage propice à la diffusion de l’information », juge, avec regret, un homme politique et ancien ministre centrafricain ayant requis l’anonymat. Il pense que « le régime de Faustin-Archange Touadéra tire parti de cette sous-médiatisation ».

De fait, Wagner a bénéficié d’une certaine discrétion à son arrivée à Bangui, fin 2017. Les rapports et les articles circonstanciés sont arrivés bien des années plus tard, comme l’enquête de Clarissa Ward, sur CNN, en 2019. Une première mention d’une exaction (un cas de torture) apparaît dans un compte-rendu d’une assemblée générale de l’ONU, en février 2019, en référence à une enquête onusienne interne réalisée en janvier et très peu reprise en France. Un journaliste français qui a été basé à Bangui et qui a requis l’anonymat se souvient que « des articles ont été faits de manière assez parcellaire, par RFI, Le Monde ou encore Libération, mais nous avions beaucoup de mal à avoir des sources et des renseignements fiables sur l’organisation et les activités de cette société ». Le premier article qui évoque la présence de sociétés privées russes a été publié en mai 2018 par L’Obs4.

La bascule des accords de Khartoum

En juillet 2018, quelques mois après l’arrivée de Wagner en RCA, le meurtre de trois journalistes russes, Orkhan Dzhemal, Kirill Radchenko et Aleksandr Rastogruev, qui enquêtaient sur cette armée de l’ombre dirigée par Evgueny Prigogine, un proche de Vladimir Poutine, a créé l’effroi dans la communauté des journalistes et des ONG. « Plusieurs d’entre nous ont été avertis, notamment par l’ambassade de France, qu’il valait mieux ne pas trop travailler sur les Russes, se souvient un ancien reporter passé par Bangui à cette période. Dès lors, il y a eu une sorte d’autocensure, et les ONG qui quadrillent le pays ne voulaient pas faire prendre de risque à leur personnel. » The Dossier Center, l’organisation pour laquelle travaillaient les trois journalistes tués, a publié en octobre 2019 le compte-rendu de son enquête qui accuse Wagner et des sociétés liées à celle-ci d’avoir fabriqué une version de ces meurtres et dissimulé la vérité.

Les accords de paix de Khartoum, signés sous l’égide des Russes en février 2019 par plusieurs groupes rebelles et le gouvernement centrafricain, ont fini par mettre en lumière l’omnipotence de Moscou et de son armée de l’ombre. L’attaque de la capitale par les rebelles centrafricains de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), en janvier 2021, au lendemain de l’élection présidentielle, a été un autre point de basculement : la participation des paramilitaires russes aux combats est devenue visible - le doute n’était dès lors plus permis. En mars suivant, un communiqué de presse du groupe de travail onusien sur l’utilisation des mercenaires est largement repris en France.

Après une période de dénégation en dépit des renseignements très clairs provenant du terrain (notamment via des câbles diplomatiques envoyés depuis l’ambassade française à Bangui), le président français Emmanuel Macron et son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ont fini par dénoncer la présence de Wagner dans le pays – en janvier 2019 devant le sénat pour ce dernier.

Face à la propagande anti-française distillée dans des organes de presse centrafricains financés par les communicants de Wagner et sur les réseaux sociaux, Paris a décidé de suspendre sa coopération en juin 2021, mais sans faire de bruit. Un ambassadeur, envoyé spécial pour la diplomatie publique en Afrique, a discrètement été dépêché à Bangui en septembre 2021 pour restaurer le dialogue. La question de la présence de Wagner a été au cœur des discussions entre Sylvain Itté et la cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon. Une heure trente de palabres sans aucun résultat.

Les exactions se poursuivent dans une relative indifférence

En 2021, les activités (et les exactions) de Wagner en RCA sont davantage dans le collimateur des journaux et des ONG, mais toujours sans commune mesure avec ce que l’on observe aujourd’hui au sujet du Mali. Des crimes des forces armées centrafricaines et de leurs alliés « blancs » pendant la période électorale (fin 2020-début 2021) sont notamment détaillés dans un rapport d’enquête d’Amnesty international publié en février. En avril, un article du Monde citant plusieurs organisations locales fait état de « viols » et « d’assassinats » qui leur sont directement imputés, en particulier contre « les minorités peule et arabe car soupçonnés d’accointance avec la CPC »5. Le 3 mai, RFI publie une enquête richement documentée de Charlotte Cosset et Florence Morice, qui ont pu s’entretenir avec des victimes6. Mais celle-ci est peu relayée.

Ainsi, les exactions des paramilitaires de Wagner se poursuivent dans une relative indifférence : selon Le Monde - qui raconte tout cela dans un article consacré à la baisse des effectifs russes depuis l’arrivée de Wagner au Mali et au déclenchement de la guerre en Ukraine -, une quinzaine de civils, dont des enfants, ont été abattus en mars dernier à Gordil, tandis qu’à Boromata, trois éleveurs auraient été égorgés7. « Les crimes sont quotidiens », confirme l’ancien ministre centrafricain contacté par Afrique XXI. L’assassinat de plusieurs dizaines de civils, en janvier dernier, dans une opération conjointe des Forces armées centrafricaines (Faca) et des mercenaires russes, a également déclenché une enquête de l’ONU.

À l’inverse, le Mali, où l’armée française est déployée depuis près de dix ans, bénéficie d’une toute autre attention. « Quand le pouvoir centrafricain a fait appel à Wagner, l’armée française était déjà partie, Paris avait mis fin à l’opération Sangaris8, poursuit l’homme politique centrafricain. Au Mali, l’implication des Occidentaux était encore très forte quand Wagner est arrivé, la junte a renversé la table et changé de partenaire, ce qui a suscité davantage de commentaires. »

Des tweets revanchards

Sur les réseaux sociaux (et notamment sur Twitter), nombre de militaires français en active ou à la retraite ont parfois réagi avec ironie, voire mépris, aux déboires de l’armée malienne depuis que la junte a décidé d’entamer un bras de fer avec la France, rappelant que plusieurs dizaines des leurs étaient morts au Mali ces dernières années. Certains se sont même réjouis à demi-mot lorsque des militaires maliens ont été tués par des djihadistes. D’autres ont pris l’habitude – toute récente - de s’émouvoir des massacres commis par les Forces armées maliennes (Fama) et leurs alliés russes. Curieusement, on ne les entendait pas pleurer les morts quand c’était aux côtés des Français que les soldats maliens commettaient des exactions - certes moins meurtrières - contre des civils.

De fait, les Fama ont commis de nombreux crimes ces dernières années, quand leur principal partenaire était l’armée française, ainsi que l’ont documenté Human Rights Watch et la Fédération internationale pour les droits humains. Si l’armée française n’a pas été la complice directe de ces exactions, elle est restée silencieuse et ne les a jamais publiquement dénoncées.

Entre autres tweets à charge contre la junte malienne, le colonel Raphaël Bernard, qui a participé à l’opération Barkhane, s’interroge au lendemain de l’attaque du camp de Mondoro le 4 mars 2022 (entre 40 et 50 morts parmi les militaires maliens) : « Où est Wagner ? Où sont les colonels de la junte ? Pauvre Mali. »

Sylvain Itté, le diplomate lobbyiste de la France en Afrique, n’est pas en reste. Le 13 avril, il juge sur un ton ironique que les Forces armées maliennes n’ont pas besoin des moyens de défense aériens qui viennent d’être livrés par la Russie. « J’ignorais que les djihadistes disposaient d’avions de chasse », s’exclame-t-il.

La contre-offensive de Paris

La présence de l’armée française dans le nord du Mali, d’un bataillon de journalistes français à Bamako ainsi que de pléthore d’ONG occidentales explique en grande partie pourquoi l’arrivée de Wagner dans ce pays n’est pas passée inaperçue. Ce d’autant qu’elle a été un copié-collé de son arrivée à Bangui. Les journalistes et les organisations internationales ont rapidement identifié la présence de personnalités déjà repérées en Centrafrique, comme Alexandre Ivanov, qui dirige la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (Cosi), une organisation installée à Bangui et qui défend les intérêts de Wagner9.

L’expérience centrafricaine leur a permis de réagir plus vite. Les éléments de langage (comme le terme d’« instructeurs », par exemple) utilisés à Bangui sont les mêmes à Bamako. La propagande apparue dans le sillage du déploiement des mercenaires n’a trompé personne. Soudainement, des articles très critiques quant à la présence militaire française ont été diffusés dans diverses publications. Et de nombreux (faux) comptes ont été créés sur les réseaux sociaux afin de relayer la propagande du régime malien et les « infox » ciblant la diplomatie et les militaires français.

L’arrivée de matériel spécifiquement utilisé par Wagner en Libye, en Centrafrique et en Syrie, comme des blindés de transport de troupes, a été observée et diffusée sur les groupes de messagerie privée spécialisés dans la traque de cette armée privée (les mêmes images, prises en Centrafrique, avaient circulé sur ces groupes, sans créer plus de vagues que cela). Face à cette offensive, la France n’a pas tardé à réagir - et ce bien plus vite qu’en RCA. Des images satellites fournies par Airbus Intelligence montrant la construction d’une base dans l’enceinte de l’aéroport de Bamako, attribuée aux paramilitaires russes, ont fuité dans la presse dès janvier 2022.

Des photos montrant des hommes blancs, en treillis, à Ségou, dans le centre du Mali où, explique Cyril Payen, un journaliste de France 24, « aucun militaire occidental n’est officiellement présent », ont également été publiées. Ces photos fournies à RFI et France 24 par « une source proche du dossier », dixit Cyril Payen, ont en réalité, selon nos informations, été transmises par l’armée française. De nombreuses indiscrétions ont par ailleurs été fournies par les autorités françaises aux journalistes, qui les ont abondamment relayées. Dans l’affaire de Gossi, l’état-major de l’armée française a, pour la première fois depuis le début de l’opération Barkhane en 2014, transmis aux journalistes des images tournées par un drone, ainsi que des photos à l’évidence volées montrant des soldats blancs s’affairer sur le tarmac de l’aéroport de Sévaré (centre du Mali) aux côtés de militaires maliens.

Une zone plus stratégique

Le documentaire de Ksenia Bolchakova et Alexandra Jousset (« Wagner : l’armée de l’ombre de Poutine »), diffusé en février 2022 sur France Télévision – dans lequel un long passage est consacré à la Centrafrique et qui a bénéficié d’une large campagne de promotion - a également contribué à médiatiser, du moins en France, l’armée de Wagner.

La zone sahélienne, qui est au cœur de la « guerre contre le terrorisme » et que l’Union européenne considère comme sa « frontière » méridionale, est plus stratégique pour la France que la Centrafrique – c’est indéniable. Ce n’est pas pour rien que l’armée française est sortie du silence en diffusant les images de Gossi. Le terrain est par ailleurs également couvert par le renseignement américain, qui y dispose de drones et d’avions de surveillance. Dès le 15 décembre 2021, le département d’État s’est dit alarmé « par un déploiement potentiel de forces du groupe Wagner ». Selon Washington, le Mali rémunérerait Wagner quelque 10 millions de dollars par mois. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) a aussi été très actif sur le sujet. Depuis janvier dernier, son chef, le général Stephen Townsend, s’est plusieurs fois exprimé sur la présence de Wagner au Sahel.

Enfin, le contexte international, qui a mis la Russie au premier plan, est un autre élément qui explique ce hiatus médiatique entre le Mali et la Centrafrique. Les mercenaires russes sont aussi sur le front ukrainien, leur présence n’est un secret pour personne.

Cette différence de traitement s’explique donc. Mais elle pose problème : des exactions en Centrafrique sont-elles moins révoltantes que des exactions au Mali ? La valeur d’une vie, selon que l’on se trouve en Centrafrique ou au Mali, doit-elle être corrélée aux priorités de l’État français (et/ou de l’Occident) ? Autrement dit : l’enjeu des droits humains doit-il être lié à celui des intérêts géostratégiques ?

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