Le point de non-retour climatique atteint dans l'indifférence générale

Voilà on l'a atteint. Le point de non-retour tant redouté du changement climatique. Sans bruit, sans "buzz", sans montée au créneau du gouvernement, sans prise de position ardente d'un quelconque chroniqueur de l'audiovisuel, sans prétendue enquête exclusive d'un journaliste médiocre...

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Septembre 2016

Voilà on l'a atteint. Le point de non-retour tant redouté du changement climatique.

Sans bruit, sans "buzz", sans montée au créneau du gouvernement, sans prise de position ardente d'un quelconque chroniqueur de l'audiovisuel, sans prétendue enquête exclusive d'un journaliste médiocre, sans critique de la part des monopolisateurs de parole habituels...

Bref, dans l'indifférence générale de ceux qui dictent l'actualité, alors même que ce qui semble n'être qu'un micro événement scelle peut-être le destin de l'humanité !

Les faits ? "L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm)". La présence d'autant de CO2 dans notre atmosphère est une première dans l'histoire de l'humanité. Concrètement, cela signifie que nous aurions atteint, d'après le monde scientifique, le point de non-retour du changement climatique. Vous connaissez la suite : réchauffement progressif de notre planète, montée des eaux, extinction de masse...

Désormais, les conjonctures scientifiques se vérifiant, nous sommes à l'aube d'un nouveau paradigme ; non pas celui dont nous rêvons, mais bien celui vers lequel nous nous sommes dirigés depuis de longues années en prétendant souhaiter s'en éloigner.

Je ne parle évidemment ici par des initiatives individuelles, celles des citoyens adoptant progressivement des modes de vie et de consommation écologiques, celles de certains politiques et chercheurs tirant la sonnette d'alarme depuis des décennies, ou encore celles des Zadistes courageux qui se mobilisent partout dans le monde, comme actuellement avec leur combat contre l'aéroport inutile et dangereux de Nôtre-Dame-Des-Landes. J'évoque la dynamique commune dans laquelle nous sommes tous pris ; le carcan d'une société malade qui nous emprisonne dans une situation malaisante, et nous emmène progressivement vers l'abîme.

De la nécessité de l'action

Face à cela, l'action n'est plus une option ; elle est devenue une nécessité impérieuse pour la protection du bien commun. Cette action, qui doit être globale, ne part pas de zéro, loin de là. Et en ce sens, elle est plus que jamais réalisable.

Cette action –violente ou non– devra s'inscrire dans la lignée de ce qui est déjà fait par les militants/activistes écolos, et prendre plusieurs formes : la création et pérennisation d'alternatives, la lutte contre le système actuel, et la mise en place d'un nouveau pouvoir citoyen, pour mettre un terme à la mainmise de l'oligarchie.

La seule différence, c'est que désormais, nous devons être nombreux.

Alors, on commence quand ?

Source :

https://motherboard.vice.com/fr/read/ciao-la-terre-nous-avons-passe-le-point-de-non-retour-du-changement-climatique

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