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Billet de blog 10 avr. 2012

Une Vague Blanche pour la Syrie

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« Le monde entier nous regarde, il voit comment le peuple syrien se fait tuer, comment les maisons sont détruites sur la tête de leurs occupants, mais personne ne bouge », disait en février, lors d'un entretien sur Skype le jeune capitaine syrien Iyad Seoud ad-Dik. Dans le grand cataclysme mondial provoqué par le printemps arabe, les extraordinaires espoirs et les répressions terribles, les interventions militaires aux conséquences obscures, les profonds et inévitables bouleversements géopolitiques, la rage, et encore l'espoir, … il y a la Syrie.

Syrie. Homs. Le sentiment que par bien des aspects, là bas, on a descendu quelques marches terribles de plus, vers l'abject, l'obscène, l'horreur, l'anti-humain. 

Avec parfois une épouvantable sensation d'impuissance. On y a torturé des enfants et tué des gens qui soignaient des blessés. « Amnesty International concludes that the torture reported here has been committed as part of a wide-spread, as well as systematic, attack on the civilian population - crimes against humanity. » L'horreur est documentée : dans les rapports d'Amnesty International, et ceux de Médecins Sans Frontières, par exemple.

Impuissance ? Devant cette horreur ? Mais il y a une absolue nécessité, avant de s'abandonner au sentiment d'impuissance : c'est le devoir de solidarité et d'humanité partagée ! N'est-ce pas déjà mieux que de ne rien exprimer du tout ? Tous ceux qui continuent à subir, qui continuent à résister et même à se battre là-bas en Syrie, ont besoin de savoir qu'il y a ailleurs dans le monde des êtres humains qui pensent à eux. Nous avons ce devoir-là, le devoir sacré de redire ce qui est humain devant cet enfer, devant la perversion d'état, devant la pathologie monstrueuse des dictatures qui se sentent menacées.

Il s’agit d’« une révolte éminemment morale » disait l’intellectuel syrien Yassine al-Hajj Saleh à Mediapart.

Eh bien, nous appelons à une réaction éminemment morale. Cela ne soulagera pas les souffrances qu'ils endurent, cela ne provoquera sans doute pas la chute du tyran et de ses monstres tortionnaires. Mais nous affirmerons la solidarité des humains et notre détestation du mal. Ils le sauront, là-bas. Nous pouvons, au moins, faire cela, non ?

Allez sur le site « Une Vague Blanche pour la Syrie », et le 17 avril prochain, entre 19h et 19h30, prenez tous du blanc, des linges blancs, des draps blancs, des chemises blanches, des banderoles blanches, mettez du blanc partout, à vos fenêtres, sur vous, sortez, prenez le blanc en photo et postez-le sur le Web. Twittez le blanc, mettez-le sur vos murs Facebook, dites partout et par tous les moyens, tous ensemble : Stop à l'horreur.

Faites que se propage, dans toutes les directions, « Une Vague Blanche pour la Syrie » !

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