PAS DE CARTABLE A LA MAISON !

Le module « Pas de cartable à la maison ! » est un module « études et devoirs », c'est Yacine qui l'a baptisé ainsi, et c'est devenu l'appellation officielle : « Pas de Cartable à la Maison! », le module « PCM » Pour Yacine, Jérémy, Gabriel, Badr, Gabriel et bien d'autres les soirées et les WE à la maison s'apaisent considérablement. Pas toujours, bien sûr, mais souvent, très souvent.

LORSQUE JE TRAVAILLAIS SUR CE BOUQUIN TRÈS CRITIQUE SUR L' E.N. UN AMI QUI M A ACCOMPAGNE DANS L ÉCRITURE M' A ENCOURAGE A PRÉSENTER UNE PROPOSITION. J AI , A MA FAÇON, FAIT.

RÊVES D’ ECOLE : PAS DE CARTABLE A LA MAISON !

Extraits : JOURNAL D'UN PSYCHOLOGUE DE L'ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE - Expérience dans un quartier dit "sensible", Michel Cazeneuve - livre, ebook, epub

« ...Chapitre XVI

RÊVES D' ÉCOLE

Toutes ces idées et tous ces hommes qui nous gouvernent !
« Et quant aux idées, demanderez vous, qu'est-ce qu'elles deviennent ? Qu'est-ce qu'on en fait ?
C'est très simple ; on n'y pense plus jamais. Il n'y a rien de plus facile que de ne pas penser. Il suffit d’être très occupé aux actions. Il suffit d'avoir des intrigues à démêler, un pouvoir à conserver, un ordre à exécuter. »
Mais les hommes ?
Toutes ces injustices ?
« … enfin le trait le plus visible dans l'homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner lui même. Cela décide de tout. Autant dire que les pires gouverneront. » ( 16 )
Les propos sont pessimistes !
Ils n'annonçaient rien de bon !
Ce sont ceux d'Alain, propos du 10 décembre 1935 et de février 1932.
Je cherche des yeux dans ma bibliothèque un réconfort.
« Pour moi, dans le drame national, la politique devrait être l'action au service d'une action forte et simple. Mais eux, poursuivant les mêmes chimères qu'ils caressaient depuis toujours, n'acceptaient pas qu'elle fut autre chose qu'une chorégraphie d'attitudes et de combinaisons, menées par un ballet de figurants professionnels, d’où ne devrait sortir jamais qu'articles, discours, exhibitions de tribuns et répartitions de place. » ( 17 )
De ce côté-là, du côté des « Mémoires de guerre » de Charles de Gaule, peu de réconfort... et de constater l'actualité et la constance du propos.
Plus tard, peut-être, l'énorme pavé de Peyrefite, « C'était De Gaulle » ?
« Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. Et ils se croient capables, de ce seul fait de diriger le pays ? » ( 18 )
Dans le rayon « Politique » se côtoient encore, serrés les uns contre les autres comme pour se réchauffer dans cette période de grand froid de janvier :
« Impostures politiques » de Marie-France Garaud ( 19 )
« La fabrique des imposteurs » de Roland Gori( 20 )
« Le pouvoir mis à nu » de Noam Chomsky ( 21 )
« Qui gouverne le monde ? » de Badie et Vidal ( 22 )...
Je poursuis ma quête sur le rayon « économie politique ».
Je crains que ce ne soit pire encore !
« La malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique » de Frédéric Lordon ( 23 )
« L'art de la guerre financière » de Jean François Gayraud ( 24 )
« Le Minautaure planétaire. L'ogre américain, la désunion européenne et le chaos mondial » de Yanis Varoufakis( 25 )
« Le livre noir des banques » d'Attac et Basta ! ( 26 )...
Je poursuis encore...
« La fabrication du consentement » de Chomsky et Herman ( 27 )
« El les faibles subissent ce qu'ils doivent ? » de Yanis Varoufakis ( 28 )
« Sur la reproduction » d'Althusser( 29 )... en piteux état, tant il a subi les outrages de nombreuses lectures !
Un espoir ?
« Parce que les choses peuvent être différentes » de Manuela Carmena, maire de Madrid ( 30 )
« Changer d'économie » des Économistes Atterrés ( 31 )
Tiens, « La Révolution française » d'Albert Soboul ! ( 32 )
…............................................................................................................................
...Yacine n'était pas disposé du tout à m'entendre et à a fortiori à quitter les lieux que devait occuper une autre classe qui attendait bruyamment dans le couloir.
Je le pris donc sans ménagement par le col et l'entraînai dans le couloir où je m'assis sur un banc pour être ainsi à sa hauteur, ce qui lui facilita grandement la tâche.
Des que je l'ai eu lâché, il me décocha sur la mâchoire un splendide crochet du droit qui fit voler mes lunettes....Le coup de point en crochet du droit de Yacine, à la pointe du menton, me plongea dans un long chaos pédagogique.
KO, perte de conscience, confusion mentale... rêveries !
Je perdis conscience...
Tout avait changé, profondément changé !

Il y avait eu de nombreux chantiers lancés par le ministère sur le thème de :
« Quelle école, pour quelle société ? »
Le corps des Inspecteurs de l’Éducation Nationale ( IEN ) avait été supprimé.
Il y avait dans le département 26 circonscriptions et donc autant d' IEN, flanqués d'une cohorte d'enseignants conseillers ou experts en tout genres.
Aussi pour l'ensemble du département 116 postes occupés par des enseignants au titres de Conseillers, Référents, Secrétaires de Commissions, Assistants et divers experts ont été réaffectés sur les Pôles, 30 pour les personnels administratifs.
Les IEN en poste avait eu le choix d'intégrer le corps des IPR (Inspecteur Pédagogiques Régionaux) ou d'intégrer le corps des chefs d'établissements qui comprenait désormais les directeurs de Pôles scolaires.
Les Inspecteurs se consacrent à la recherche, à l'évaluation et à la certification des projets de Pôles, à l'évaluation du personnel enseignant...
Notre Pôle comprend les 4 écoles de mon secteur d'intervention.
Exceptionnellement la directrice de l’École Elémentaire Sensible qui exerçait sa fonction précédente de direction d'école à plein temps a obtenu la direction du Pôle et s'est engagée dans la formation de chef d'établissement.
Ce corps des chefs d'établissement a été fondamentalement réorganisé et à titre expérimental notre Pôle et sa direction disposent de prérogatives exceptionnelles.
Après 2 semaines d'intenses réunions de travail, le collectif des enseignants avait proposé un projet pédagogique bouleversant l'organisation précédente.
Ce projet a été validé !
Les personnels anciennement directeurs ou directrices des écoles conservent leurs horaires de « décharges », mais à l'usage exclusif de l'animation et la coordination pédagogique de leur école respective et des relations avec les familles.
Toutes les charges administratives sont désormais assurées par le secrétariat du Pôle.
Alex est devenu coordonnateur de l’École Élémentaire Sensible.
L'affectation du personnel fait l'objet d'une procédure spécifique.
La directrice avec les coordonnateurs reçoit les candidatures, précise le projet spécifique du Pôle, puis propose au Rectorat la liste des personnels qui lui paraisse vouloir, pouvoir et devoir participer au projet.
Le Rectorat décide des affectations et ces affectation sont prononcées pour 3 ans.
La directrice organise l'affectation du personnel dans le Pôle : les enseignants ne sont plus « maîtres » de classe mais intègrent un fonctionnement et une organisation collective par modules et par écoles.
Comment a-t-on pu conserver et préserver un système d'affectation « au barème », à l’ancienneté, pendant... des décennies, au prétexte de se préserver de l'arbitraire ?
Les enseignants disposent de 3 h hebdomadaires de réunions.
Toutes les 6 semaines, la réflexion, l'élaboration du projet se poursuivent dans des Groupes d'Analyse de Pratique Professionnelle.
La directrice dispose aussi d'un budget pour les formations internes spécifiques en complément du plan de formation du Rectorat, les remplacements courts et les intervenants extérieurs.
La répartition des élèves dans les différentes écoles élémentaires se fait en concertation avec la municipalité, mais reste de la responsabilité de la directrice et du conseil de Pôle.
Le thème de la mixité sociale a été bien évidemment un thème important dans les groupes de travail précédant la réorganisation.
Nous avions proposé une mesure radicale.
Chaque enfant a son école de « rattachement » où il va tous les matins.
Il y est accueilli par le CLAE.
Un système de navettes mis en place avec la mairie conduit tous les matins après l'accueil ceux qui sont scolarisés pour tout ou partie dans les autres écoles du Pôle.
Toutes les fins d'après-midi les navettes ramènent les enfants à leur école de « rattachement » pour le module « Pas de cartable à la maison ».
Le CLAE les accueille ensuite.
Les parents n'ont pas de contraintes de déplacement, sinon toujours celle de conduire leurs enfants à l' école de « rattachement ».
Ces dispositions respectent leur organisation, entendent leurs craintes, mais elles s'imposent à tous..
Le Conseil de Pôle qui réunit la directrice et les coordonnateurs décident d' une répartition des élèves en intégrant la composante diversité... diversité des difficultés.
Nous avons vu que ces diversités étaient importantes entre l’École Sensible, l’École Populaire et l’École Résidentielle.
Cette répartition organise l'année scolaire pour les élèves des cycles élémentaires.
Les Classes maternelles de Petite, Moyenne Section, Grande Section conservent
leur organisation en classes avec un enseignant et un personnel ATSEM, mais L’École Maternelle peut proposer à leurs élèves les modules transversaux des cycles élémentaires.
La directrice décide la répartition et l'affectation des personnels dans le Pôle.
Le RASED a été supprimé, ou plus exactement les 2 postes d'enseignants E (médiation), celui d'enseignant G (rééducation) ont été affectés sur les classes de maternelles et sur les modules « Lire – Écrire - Conter » du cycle 2 .
Conter, bien sûr, n'a rien à voir avec l'arithmétique.
Le corps des IEN ayant été lui aussi supprimé, le personnel administratif et pédagogique des circonscriptions a été réaffecté dans les Pôles de l'ensemble du département.

Le problème maintes fois soulevé de la nécessité de restreindre les groupes d'élèves du cycle 2 lors de cette période maintes fois repérée comme cruciale pour la réussite de la poursuite de la scolarité a été résolu.
Si là tout ou tant se joue du devenir scolaire des élèves en difficulté, alors, là, tout ou autant doit être proposé pour ces enfants.
Le problème a été doublement résolu en « renforçant la mixité sociale » des groupes d'enfants comme le préconisait la multitude des études et rapports ainsi qu'en diminuant considérablement les effectifs de ces groupes dans les modules d'apprentissages comme le préconisait cette même multitude d'études et de rapports.
Les postes d'enseignants affectés sur le RASED et la Circonscription de l'IEN ont été « redéployés » pour une réorganisation « à moyens constants » comme on dit dans la langue des gestionnaires.
L’École élémentaire Sensible se composait de 11 classes, de 11 enseignants et 1 maître supplémentaire.
Elle est désormais dotée de 2 enseignants supplémentaires pour environ 200 élèves, ce qui permet de réduire le taux d'encadrement moyen à environ 14 élèves mais surtout permet d'adapter ce taux d'encadrement aux différents modules en fonction des difficultés repérées.
Ainsi, certains modules « Lire - Écrire - Conter » du cycle 2 comptent 10 élèves, lorsque certains sont en grande difficultés dans l'apprentissage de la lecture.
Ces groupes restent « mixtes » et ils côtoient dans ces modules d'autres élèves « en réussite ».
Faire différemment et mieux ne coûte pas plus cher !
Ces conditions d'organisation collective nous étaient apparues bien sûr nécessaires, mais pas suffisantes.
Nous avions beaucoup réfléchi sur l'organisation pédagogique, les contenus, l'évaluation, les parents, la discipline, le soin...
Alex avait animé plusieurs groupes de travail, pédagogie institutionnelle, Freinet, les 8 formes d'intelligences, les classes inversées...
Un véritable remue-méninge.
Bref, il avait réussi a faire avec tout ça un projet pédagogique cohérent porté par un collectif qui l'était tout autant.
Ce ne fut pas sans difficultés ni sans peines...
Le projet a été accepté par l'IPR et sa commission d'évaluation.
Alex et la directrice avaient animé et coordonné un travail gigantesque pour réorganiser toutes les compétences requises du cycle 2 au cycle 3.
Notre organisation aussi expérimentale et innovante qu'elle soit avait dû cependant respecter ce qu'on appelle « le programme ».
Le programme a donc été répartis dans des modules qui se déclinent par cycle et pour chaque cycle par niveau 1 et 2.

« Lire - Écrire - Conter »
« Voir, Comprendre, Expérimenter, Résoudre »
« Techniques Opératoires »
« Le monde : quelle histoire! »
« Jeux et EPS »
« Arts et Créations »

Plusieurs modules sont transversaux :

« Atelier Philo »
« Vie sociale et Conseil d'école »
« Infonumérique »
« Pas de cartable à la maison ! »

Un module optionnel est destiné aux élèves de cycle 3 :

« Accompagnement et Tutorat »

Chaque semestre les enseignants se réunissent pour évaluer l'organisation et l'évolution des « compétences » et des « acquisitions » des élèves.
Les passages d'un module à l'autre sont décidés, du niveau 1 au niveau 2 ou du cycle 2 au cycle 3.
Chaque élève s'inscrit dans une durée et un programme spécifiques mais aussi dans une organisation collective.
L'évaluation des élèves est tout aussi spécifique.
L’échelle d'évaluation est commune, commune à tous les élèves des cycles élémentaires, graduée de 1 à 30.
Une sorte de thermomètre gradué de 0 à 30 qui mesure la température et le climat ambiant des apprentissages et qu'il est bon et bienvenu de réchauffer.
Les compétences dans chaque module sont évaluées de 0 à 15 pour le cycle 2 et de 15 à 30 pour le cycle 3.
Ainsi chaque élève peut suivre la mesure de sa progression tout au long de sa scolarité, chaque enseignant renseigne le thermomètre, toujours le même, pour chaque module.
Passé 21 degré le climat devient de plus en plus favorable pour préparer une excursion au collège.
Une commission régule la difficile entreprise pour les enseignants de partager le même outil d'évaluation.
Le module « Pas de cartable à la maison ! » est un module « études et devoirs », c'est Yacine qui l'a baptisé ainsi, et c'est devenu l'appellation officielle :
« Pas de Cartable à la Maison! », le module « PCM »
Pour Yacine, Jérémy, Gabriel, Badr, Gabriel et bien d'autres les soirées et les WE à la maison s'apaisent considérablement.
Pas toujours, bien sûr, mais souvent, très souvent.
En tout cas les devoirs à la maison ne sont plus ni cause ni prétexte à conflits !
En fin d'après-midi les enfants reviennent donc dans leur école de rattachement pour le module « PCM ».
Les devoirs se font dans ce temps de module à l'école.
Les enseignants de l'école, les élèves de cycle 3 du module « Accompagnement et Tutorat » ainsi que des stagiaires en formation d'enseignant y participent.
Les cartables restent à l'école: pas de cartables à la maison !
Les enfants vont ensuite au CLAE
Le module « Infonumérique » dispose d'un site qui peu à peu s’enrichit de l'enregistrement de certains cours fondamentaux dispensés.
La préparation de ces enregistrements occupe les plus avancés, avec la mise en place et l'organisation intranet.

« La Maison d’École » est un lieu particulier.
Un appartement de fonction inoccupé de l’École Sensible a été rénové et aménagé pour recevoir les parents, organiser des réunions et différentes rencontres.
Il est ouvert aux parents.
Une permanence est assurée par différentes associations, collectifs, services sociaux, services de soin pour assurer son ouverture tous les jours de scolarité de l'année.
Les « Équipes Éducatives » du Pôle se tiennent dans ces locaux.

Les soins ont été aussi repensés et réorganisés ainsi que les principes de scolarisation des enfants en situation de handicap tels que la loi du 11 février 2005 les définissait.
Les Unités d'Enseignement intégrées dans les établissements médico-sociaux étaient, tout comme ces établissements, en difficulté chronique .
Dans certains groupes scolaires, dans le même lieu, parfois dans le même couloir se côtoyaient la classe de l'Unité d'Enseignement intégrée et les classes dites « normales ».
Certains des enfants en situation de handicap de l'établissement médico-social étaient dans l'une, certains dans les autres.
L'inclusion appelle l'exclusion !
L'exclusion appelle la violence !
L'échec des politiques dites « d'inclusion » de ces élèves avait conduit à changer radicalement de modèle et de politiques.

Dans les pays d'Europe du Nord, il n'y a pas de toilettes Handicapés.
Toutes les toilettes sont aménagées pour recevoir toutes les personnes.
Il n'y a pas non plus « d'enseignement spécialisé ».
Tous les enfants vont à la même école.
Tous les enfants fréquentent donc les écoles du Pôle et la MDPH n'est saisie que pour les situations de troubles, pathologies, handicaps nécessitant un environnement spécialisé permanent.
Tous les autres enfants circulent dans les modules, parfois accompagnés de leur AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) ou de personnels des établissements et sont scolarisés pour tout ou partie dans la même école avec leurs camarades.
Le Pôle, en collaboration directe avec les établissements médico-sociaux gère administrativement et pédagogiquement les Projets Personnalisés de Scolarité.
De même, il n'y a donc plus de CLIS dans le Pôle.
Ces élèves ne relèvent plus de la MDPH et circulent eux-aussi dans les modules.
Notre nouvelle organisation a permis de résoudre un nombre considérable de situations complexes et de n'adresser les familles aux services de soins que pour des situations exceptionnelles.
A l'instar des Maisons Médicales de Garde qui soulagent l'activité des services hospitaliers d'urgence médicale, nous avions indirectement contribué à une « meilleure organisation des soins ».
Les Groupes d'Enfants se sont réduits, les Rencontres Familles aussi et une part importante de mon travail est désormais l'animation de Groupe de réflexion et d'Analyse de Pratiques Professionnelle dans les Pôles...
Une autre partie de mon travail, de plus en plus importante, est la participation à la formation du nouveau corps des psychologues de l'EN .
Le recrutement se fait dorénavant parmi les psychologues titulaires d'un master 2, après une année de stage sur les Pôles, mais...
… Je reprends peu à peu conscience, les rêves s'estompent, je reviens peu à peu à moi, à Yacine, à notre École, notre quartier et mon menton... « Sensibles ».

...Dans la fraction de seconde il reçut ce qu'il attendait et redoutait de gauche et de droite avant de s'accrocher puis de se blottir contre moi.
Nous avons parlé un peu, comme nous l'avons fait très souvent durant les cinq années où il a régulièrement participé aux Groupes d'Enfants et aux Rencontres avec sa mère.

Nous avons aussi beaucoup parlé avec sa mère, son beau-père.
Yacine dans ses crises de violence ne s'agitait ni ne gesticulait comme un enfant de quatre ans.
Il frappait les points fermés comme un adulte.

Encore un petit bol d'air frais dans le couloir de la classe d' Alex...et persévérons ! ……. »

Extraits de

JOURNAL D'UN PSYCHOLOGUE DE L'ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE - Expérience dans un quartier dit "sensible", Michel Cazeneuve - livre, ebook, epub

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