« LES FRANÇAIS SONT DES VEAUX* » QUI S’INTÉRESSENT DE PLUS EN PLUS A L’ÉLEVAGE…

« LES FRANÇAIS SONT DES VEAUX » QUI S’INTÉRESSENT DE PUS EN PLUS A L’ÉLEVAGE… Les maladies infantiles du capitalisme et ses convulsions : de la jaunisse à la rougeole ? Gilets jaunes et gilets rouges ? De la suppression de la taxe carburant... au RIC

« LES FRANÇAIS SONT DES VEAUX » QUI S’INTÉRESSENT DE PUS EN PLUS A L’ÉLEVAGE…

Les maladies infantiles du capitalismes et ses convulsions : de la jaunisse à la rougeole ?

Gilets jaunes et gilets rouges ?

De la suppression de la taxe carburant... au RIC

Good morning Business , infos de bisuness SM :

Profit warning sur le product market « Macron »

Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Gilles Le Gendre a jugé que la majorité et l'exécutif se sont probablement montrés "trop intelligents" dans la façon d'expliquer les réformes aux Français. Ils auraient pu y penser avant !

*Les français sont des veaux ! disait le général.

Trop tard ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait !

La start up nation ne price plus !

Le gisement de profitabilité de la start up nation et le crédit de son manager en chef s ‘effondrent.

Notre CAC 40 est en berne !

10 milliards d’euros pour réaménager l’étable ( foin, paille, pacage, éclairage, chauffage, soins…) et un déficit de 3,4 % pour un Président Keynésien malgré lui.

200 milliards à emprunter sur les marchés pour 2019.

Inquiétude sur le spread allemand ?

Pas de soucis l’Allemagne ne vend plus d’obligations d’état ou si peu.

Ses excédents consolidés s’envolent.

Pas de soucis non plus sur la fin du QE de la BCE .

Les taux ne remonteront que très progressivement et la BCE investira.

L’état français n’a pas à s’inquiéter sur sa capacité à lever des fonds sur le marché.

Mais pourquoi emprunter sur le marché et payer des intérêts aux banques, fonds souverains, fonds de pension... ?

Explications :

https://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs&feature=share

La baisse des dépenses publiques, la réduction de la dette, la baisse de la fiscalité, la fluidification du marché du travail…

La commission européenne adresse comme chaque année ses recommandations à la France.

https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/2018-european-semester-country-report-france-fr.pdf

 4. Priorités en matière de réforme

4.1. Finances publiques et fiscalité

4.2. Politique du marché du travail, politique de l’éducation et politique sociale

4.3. Investissement, compétitivité et environnement des entreprises

4.4. Politiques sectorielles »

Mais qu’est ce que c’est que cette Europe qui abrite des paradis fiscaux et qui se livre une guerre économique et fiscale « fratricide » ?

Avec l’amélioration des conditions de vie dans l’étable, les veaux s’intéressent de plus en plus à l’élevage.

La toile foisonne de gravas mais aussi de pépites. L’information circule et l’économie se révèle ce qu’elle a toujours été, politique.

Il semble, qu’avec les réseaux sociaux, les français se « politisent », pour le meilleur et pour le pire suivant ce qu’on espère ou attend.

Mais il devient très difficile de prendre les français pour des veaux !

Sur les ronds points on parle de Chouard !

Assemblée constituante.

Tirage au sort…

C’en est trop et on le désigne du doigt : « Soral, Soral ! ».

Conspirationniste, extrémiste !

Paresse intellectuelle des uns, opportunité politique des autres, Chouard s’est largement expliqué pour ne pas effrayer nos insoumis. Quant aux autres ils s’inquiètent, à juste titre.

L’inquiétude est telle que Macron a appelé à l’aide les grands patrons.

Aucun doute qu’ils mesureront le risque politique et économique . Ils contribueront !

Asselineau, désormais personnage politique connu, est très populaire parmi les gilets jeunes.

C’est d’une toute autre Europe dont il nous parle ? Ce n’est pas celle qu’on nous a vendu !

Les « Economistes Atterrés », « Thinkerview »,les Universités Populaires (Toulouse par ex), Friot, Chouard, Michéa, Noiriel… et beaucoup d’autres !

l’affaire se politise et mobilise une critique du mode de production capitaliste.

Parmi les « casseurs » et les 378 personnes en garde à vue suite du 1er Black Saturday il y aurait selon France info le dimanche matin une centaine d’ultra droite et ultra gauche. Les 3/4 restant se partagent en casseurs pro, en jeunes, parfois mineurs, souvent des cités mais aussi en de nombreux « monsieur et madame tout le monde ». (France info 10h dimanche 2 décembre)

L’explication avancée par tous les éminents experts invités sur les plateaux est que ces « ultras » et « professionnels casseurs » auraient entraîné par des effets de foule « monsieur et madame tout le monde ».

Effectivement de nombreux reportage ou à la question adressé à un GJ : « cautionnez vous la violence….etc ? » beaucoup en substance réponde que si le gouvernement reste sourd, alors il ne faut pas s’étonner...etc.

Un point d’étape paraît judicieux pour constater alors la partition faite par notre président, à savoir qu’il ne faut pas confondre les « véritables » GJ et leur « colère légitime » avec les « casseurs professionnels » qui veulent que « rien ne change » et sont « sans honneur » ( ministre de l’intérieur samedi sur BFM TV).

BFM TV passe en boucle les images de saccage de magasins, banque, commerces et les interview de commerçants évidemment choqués et révoltés avec forces commentaires tout aussi révoltés et condamnations appuyées.

Ces casseurs « n’ont rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime » (déclaration du président samedi 1er décembre)

La violence des uns a donc rendu légitime la colère des autres dont quelques jours auparavant le gouvernement et notre président nous expliquaient qu’il s’agissait d’un malentendu pédagogique.

Il faudrait appréhender ce phénomène de masse avec plus de rigueur sociologique et politique . La partition entre les bons et les mauvais révèle un déficit d’analyse et une manœuvre politique.

Dans cette affaire réapparaissent des images et des signifiants :

- Classe « laborieuse » (président)

-Insurrection

-Mai 68-Cahiers de doléances

-États généraux de la fiscalité

L’affaire se politise avec les GJL ( Les gilets Jaunes Libres) et d’autres…

Alors que dire et que faire ?

De la politique...Quelques pistes !

Le problème n’est ni Macron, ni Carlos Ghon, ni les Gafa, ni les gilets jaunes/jeunes ou bonnets rouges, costumes gris ou chaussettes noires...le problème est la logique du capitalisme qui ne peut que mener au suicide collectif malgré sa capacité extraordinaire à recycler dans son système et sa propre logique ses « déchets » humains ou matériels, ce qu’on nomme curieusement ses extériorités négatives et leur recyclage « l’intériorisation des externalités négatives » : marché du carbone, Cat Bonds… et traitement social du chômage et de la pauvreté.

Cette logique est portée par un glissement sémantique qui désigne des choses ou des faits supposés en déconceptualisant les mots décrivant un processus et les transforment en mot qualifiant un état : les « chômeurs » deviennent des « individus éloignés de l’emploi ». Le concept de « travail » et donc de sa fonction de lien social s’efface au profit ( c’est bien de profit dont il s’agit) d’  « emploi » terme qui associé à l’expression «  gisement d’emploi » évoque une ressource naturelle à découvrir.

Le travail et l’emploi sont des concepts différents.

Le travail n’implique pas nécessairement un emploi et l’emploi n’implique pas nécessairement qu’il y ait un travail. On parle même parfois d’emploi fictif, mais il s’agit en fait de travail fictif, l’emploi lui est bien réel : contrat, rémunération, feuille de paie sont tout à fait réels !

Le travail est désormais une valeur marchande qui se négocie sur « le marché de l’emploi. »

Ce glissement sémantique permets à la fois de déconnecter la réflexion de son fondement socio politique et de rabattre la question collective sur des capacités individuelles : l’employabilité et l’éloignement de l’emploi.

C’est ce que dénonce magistralement Frank Lepage dans ses conférences gesticulées comme une « dépolitisation » de la réflexion.

https://www.facebook.com/LeMediaOfficiel/videos/712509585795768/

A l’analyse marxienne du phénomène chômage, mot conceptualisé , c’est à dire normé dans un processus de pensée avec une logique discursive et contestable (armée de réserve du capitalisme) est préférée une description métrique constatant un état d’éloignement d’un individu d’un lieu ou résiderait l’emploi.

Le propre du concept c’est à la fois d’être le représentant d’une logique de pensée mais d’être aussi contestable dans la mesure ou le déploiement de sa logique est étayé. Le concept est bien sur un parti pris qui démontre et montre sa logique discursive. Ça se discute et s’argumente.

« L’éloignement de l’emploi » n’est pas un concept, c’est un signifiant, c’est à dire que loin de dire tout pour tous comme il se présente, il en dit un peu, mais suffisamment pour laisser à désirer et mettre en route une chaîne signifiante qu’il mobilise.

Il faut alors inlassablement déconstruire cette chaîne.

Pourquoi tel ou tel est plus ou moins éloigné de l’emploi ?

S’il est loin, de ce lieu supposé, que ne s’en rapproche t’il pas ?

Ou bien faudrait il rapprocher l’emploi.

Bref ...il pourrait lui aussi faire un effort pour se rapprocher.

Peut être qu’il profite du système des aides sociales...etc

On voit bien que la perte d’adhérence conceptuelle autorise toutes les sorties de route.

Le problème est que l’accident est imminent.

Dans les nouvelles formes de management, c’est aussi ce glissement que montre Agnès Vandevelde-Rougale dans son ouvrage ; « La novlangue managériale » paru aux éditions Erès :

« L’utilisation de la novlangue participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symbolique, au formatage des émotions, à l’écrasement des intelligences individuelles et collectives. » (4ème de couverture)

C’est ce que dénonce aussi par une analyse plus socio politique Mireille Bruyère dans « L’insoutenable productivité du travail » paru aux éditions Le bord de l’eau.

« Les inévitables limites à l’action humaine prennent alors toujours la figure de l’échec personnel. Dans l’entreprise cette injonction à la pseudo autonomie par la voie de l’entreprise de soi est toujours couplée à des systèmes de mise en concurrence censés stimuler l’effort et l’implication. Cette concurrence suppose la mise en place d’une évaluation chiffrée constante des activités des salariés. Ce type de management isole et fragilise les travailleurs, détruit les collectifs et les capacités de résistance. » (p 147)

« ...les dispositifs d’évaluation et de mise en concurrence corollaires de l’entreprise de soi, isole les travailleurs et défait profondément les collectifs de travail. Ils les privent d’une expérience commune du travail qui est à la base de notre faculté de juger et donc de donner du sens politique au travail ».( p 151)

J’ai essayé de montrer combien ces signifiants («  il n’est pas élève », « il n’entre pas dans les apprentissages » ) opèrent dans l’école pour obérer les causes structurales de l’échec scolaire des pauvres.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58908&motExact=0&motcle=&mode=AND

 L’accident est imminent : que faire ?

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