L'écriture inclusive a encore frappé

L'épidémie d'écriture prétendue "inclusive" touche les auto-proclamés "intellectuels de gauche" un peu partout, y compris en Argentine.

L'épidémie d'écriture prétendue "inclusive" touche les auto-proclamés "intellectuels de gauche" un peu partout, y compris en Argentine. Personnellement, je trouve cette mode profondément ridicule, mais passons...

La variante la plus fréquente de cette agaçante manie  consiste à mettre un 'x' pour ne pas avoir à choisir entre 'o' ou 'e' (masculin) et 'a' (féminin): ainsi "trabajadorxs" est censé représenter les "travailleurs/travailleuses" chers à Arlette Laguiller. Cette forme de "classement x" des genres (mais a-t-elle un rapport avec le chromosome X ?) est très utilisée par la Gôche-qui-pense, dans le supplément culturel de Pagina/12, par exemple.

Mais sur son site "El Cohete en la luna" Horacio Verbitsky a recours à une variante plus expéditive:

"En abril de este año fueron despedids 17 técnics con más de 25 años de antigüedad, como parte de los 330 trabajadors separads en todo el país por el ministerio a cargo del ex presidente de la Sociedad Rural, Luis Miguel Etchevehere."

Je ne sais pas si ces élisions feront progresser l'inclusion, mais elle font ressembler l'espagnol à du catalan.

Il serait à mon avis plus judicieux parce qu'à la fois plus lisible et plus prononçable, d'adopter la peu fréquente voyelle 'y' au lieu de 'x' ou du vide (paradoxalement supposé inclusif...) creusé par Verbitsky:

"En abril de este año fueron despedidys 17 técnicys con más de 25 años de antigüedad, como parte de los 330 trabajadorys separadys en todo el país por el ministerio a cargo del ex presidente de la Sociedad Rural, Luis Miguel Etchevehere."

Mais je ne sais pas ce qu'en pense l'Académie Royale Espagnole...

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