Videla est mort

Hé oui, les bourreaux meurent aussi... trop souvent dans leur lit plutôt que devant un peloton d'exécution parce que (contrairement à eux) leurs opposants ne sont pas des brutes assoiffées de sang.

On parle beaucoup ces jours-ci sur Médiapart du rôle de quelques anciens de l'OAS dans la formation des militaires argentins à la torture et à la lutte anti_guerrilla mais il ne faudrait tout de même pas oublier El Enemigo Principal (comme disait Jorge Sanjines) c'est-à-dire l'impérialisme américain et son sinistre centre inter-américain de formation militaire de Panama (évoqué par exemple dans le film de Costa-Gavras "Etat de siège").

De même les éditorialistes de droite comme P. Paranagua dans Le Monde mentionne en passant le "national-catholicisme" des militaires argentins, là où il conviendrait plutôt de parler de "catho-fascisme" (du Régent Horty aux dictateurs militaires argentins, chiliens et brésiliens des années 60 et 70, en passant par les Oustachis croates, Salazar et Franco.)

 

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