Venezuela, Ukraine... : il vaut mieux lire le Monde qu'être aveugle

Le Monde de cet après-midi nous apprend, sous la plume de son désinformateur en chef pour l'Amérique Latine, Paulo A. Paranagua, (avec une initiale de "middle name" à l'américaine pour faire plus chic) que "Voluntad Popular" (l'organisation de Leopoldo Lopez, le chef de la droite dure vénézuélienne) est un parti de ... centre-gauche... Mais oui, il fallait simplement oser et PAP est un homme qui ose tout (c'est même à ça qu'on le reconnaît). Sans doute PAP souffre-t-il d'une hallucination désorientatrice créée par l'adjectif "popular" comme dans Partido Popular (ou dans UMP). Le reste de l'article est à l'avenant, portrait idyllique d'un "beau gosse" (sic) qui attrape vaillamment la queue des taureaux dans les fêtes rurales (la terre ne ment pas). La maman du dit Lopez ayant sévi dans le gouvernement "social-démocrate" de Carlos Andres Perez, le fiston est forcément de "centre-gauche" aussi (les milliers de victimes du Caracazo doivent se retourner dans leurs tombes).

Un bonheur ne venant jamais seul, pour la même (pas si modique) somme de deux euros, j'ai appris que Mme Timochenko (autrefois surnommée "the eleven billion dollar lady" par le Guardian avec quelques bonnes raisons) n'aimait pas les oligarques...Voilà un scoop qu'il est beau, carrément digne de Closer.

Concernant le Vénézuela et l'Ukraine, vous allez me rétorquer qu'on peut lire à peu près autant de conneries sous la plume des guignols de Médiapart que dans le Monde, mais finalement ça coûte quand même moins cher au numéro et tant qu'ils contribuent par ailleurs à mettre hors jeu quelques vils politiciens français, on peut continuer de payer son abonnement...

 

 

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