Rififi à KO Corolle

L'agitation médiatique autour de la corolle bien fanée de la rose socialiste relève essentiellement de la lutte des places en mode panique: cela fait un bon quart de siècle que le PS a quasi-complètement cessé d'être un parti de militants: si l'on enlève les permanents du Parti (y compris ceux qui occupent nominalement des postes d'employés municipaux, départementaux ou régionaux), ainsi que les élus et leurs obligés au titre du clientélisme municipal (ce que l'on appelait autrefois le socialisme des "Bouches du Nord"), il ne reste plus grand monde.

Le problème essentiel de toute cette faune parasitaire vivant de prébendes et de passe-droits, et très consciente de la fragilité de sa situation, est de sauver ses postes, ou tout au moins d'en perdre le moins possible.

Or beaucoup d'entre eux se sont maintenant convaincus que la politique de Hollande et Valls les mènent au désastre lors des prochaines échéances électorales. Pour certains (les moins nombreux) il devient donc urgent de se révolter.

La plupart des autres préfèrent encore faire le gros dos.  Mais pour combien de temps ?

 

 

 

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