Les informations disponibles sont les messages ACARS indiquant un problème de givrage sur une fenêtre coulissante du cockpit puis de la fumée dans les toilettes et un problème sur la fenêtre fixe puis de la fumée dans le compartiment avionique et enfin la panne des ordinateurs de vol.

Ces événéments et leur enchaînement sont compatibles soit avec un choc venu de l'extérieur (perte d'étanchéité d'une fenêtre du cockpit, suivie de givrage et condensation, le même choc externe causant des dommages et déclenchant un incendie dans le compartiment avionique) soit avec une explosion à bord, accidentelle ou non.

Les 4 hypothèses envisageables concernant la cause de la perte de l'avion sont:

- un choc non intentionnel avec un drone de reconnaissance (forcément militaire car les drones civils ne volent pas à une altitude pareille) ou un missile désarmé (cf. la perte de la Caravelle Ajaccio-Paris en 1968, attribuée initialement à un incendie à bord);

- une frappe intentionnelle par un missile de petite taille (car un gros missile n'aurait pas permis l'envoi de messages pendant 3 mn...) ou un canon air-air, l'impact arrivant juste en dessous du cockpit (on peut se rappeler la zone de frappe observée sur la reconstitution du MH17);

- un court-circuit ou une explosion accidentelle à l'intérieur ou au voisinage du compartiment avionique, provoquant un incendie;

- une bombe déposée dans le compartiment avionique.

On voit qu'avant de crier à l'attentat terroriste il faudrait demander aux militaires de divers pays en exercice à ce moment-là dans la zone en question de vérifier qu'il ne leur manque pas un missile ou un drone...

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