Argentine: le suicide de Nisman devient une certitude

Les dernières informations communiquées par la procureur Fein concernent les analyses ADN faites sur le lieu du décès du procureur Nisman (sa salle de bain).

Aucun autre ADN que celui du décédé n'a été retrouvé dans la salle de bain ni sur les composants internes de l'arme (chargeur, douille). L'arme a donc bien été chargée par Nisman lui-même.

Pour des raisons psychologiques évidentes, l'ex-femme de Nisman, ainsi qu'une bonne partie de la communauté juive, continuent de refuser de croire au suicide malgré les preuves matérielles qui s'accumulent.

Pour les lecteurs qui ne pratiquent pas l'espagnol, voici un lien vers le "Buenos Aires Herald" (un quotidien libéral dont le comportement fut exemplaire durant la dictature) http://www.buenosairesherald.com/

À signaler aussi dans Perfil (décidément très en verve ces jours-ci) une interview assez colorée d'un ancien agent de la SIDE (qui fut accusé autrefois d'avoir monté un complot pour renverser Kirchner et qui s'exila précipitamment en Uruguay).

Ce que dit ce personnage est évidemment à prendre avec précaution, mais donne néanmoins une bonne idée de l'influence durablement néfaste de Stiuso dans le SIDE et du degré de corruption des services argentins de renseignement... et des journalistes qu'ils arrosaient.

http://www.perfil.com/politica/El-exSIDE-Ivan-Velazquez-La-persona-que-traiciono-a-Nisman-fue-el-mismo-Jaime-Stiuso-20150128-0057.html

 

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