Michel Deléan
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Billet de blog 11 janv. 2016

Les nombreuses vies de David Bowie

En presque cinquante ans de carrière, David Bowie a expérimenté une multitude de créations, sans commettre aucune faute de goût. Promenade subjective en musique et en images.

Michel Deléan
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David Bowie est mort d’un cancer, dimanche 10 janvier, à l’âge de 69 ans (comme Lemmy Kilmister quelques jours plus tôt), deux jours seulement après la sortie de son 26e album, Blackstar.  En presque cinquante ans de carrière, David Bowie a expérimenté une multitude de choses, et cela sans commettre aucune faute de goût. Son œuvre protéiforme est celle d’un artiste total, qui soignait tout autant ses paroles, compositions, arrangements, production, lumières, costumes et décors, avec un souci de la perfection et une envie de renouvellement qui expliquent quelques éclipses dans une carrière très riche. Promenade subjective dans un univers magique.

L'émotion. Cultivant un timbre de voix très particulier, David Bowie est l’un des rares chanteurs à reprendre Jacques Brel sans avoir à en rougir.

La provocation. Aimant brouiller les codes et jouer avec les signes, il bouscule la prude Angleterre du début des années 1970 en mettant en scène l’androgynie et la bisexualité.

La mélancolie. Absent des scènes depuis une dizaine d’années, il revient en 2013 avec un album novateur, The Next Day, dans lequel affleurent les thèmes de la nostalgie et de la mort.

La musique noire. Passant avec grâce de la ballade à la musique électronique, Bowie est également capable de chanter la soul en restant talentueux et crédible.

Le groove. Au début des années 1980, il s’offre quelques tubes que les puristes négligent, mais qui feraient danser une maison de retraite toute la nuit.

La classe. Bowie, c’est aussi celui qui peut jouer le beau gosse sympa et élégant devant un public gigantesque sans sombrer dans le ridicule.

Le vampire altruiste. Curieux des nouveautés, aux aguets devant les talents émergents, sachant bien s'entourer, Bowie joue aussi le bon copain en aidant Iggy Pop à se désintoxiquer, et en lui offrant quelques chansons réussies.

Gros son. Après une courte traversée du désert à la fin des années 1980, il forme un groupe de hard rock crédible quoique sous-estimé, Tin Machine.

La sensualité. Dans sa période glam rock, au début des années 1970, Bowie réussit à magnifier un hit des Rolling Stones.

L'étrange. En 1969, après deux années de vaches maigres, cette chanson curieuse et envoûtante le lance.

Son double. Le personnage de Ziggy Stardust le fait connaître dans le monde entier. Un double encombrant, qu'il finira par tuer pour mener sa propre existence artistique.

Moderne. Jamais en retard d'un nouveau son, Bowie accorde également beaucoup d'attention aux techniques de l'image.

Photos souvenirs.

Avec Iggy Pop et Lou Reed
ziggy-stardust

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