Le Président décroché

Ce pourrait être le titre d’un roman d’Italo Calvino. Ce n'est que la réalité.

D’habitude, on parle de décrochage dans les sondages. Ici, il s’agit d’un mouvement populaire qui consiste à décrocher le portrait du Président dans les mairies. De quelle ampleur est-il ? Quelle sera sa durée ? Je ne sais (*)

Les médias de droite, prompts à faire leurs choux gras de la violence physique (coups, sang, mobilier urbain détruit, nombre de grenades lacrymogènes), seront déçus, ainsi que les associations des familles des vitrines.

Ce dont je parle est un simple mouvement non-violent, uniquement symbolique : il paraît qu’une fois le tableau décroché, on ne voit qu’un peu de poussière et du vide.

 

(*) Je ne suis pas journaliste et n’ai pas les moyens d’enquêter. Je peux seulement témoigner que j’ai vu l’un de ces sous-verres à l’occasion d’une réunion publique.

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