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Billet de blog 13 nov. 2013

AGRICULTURE BRETONNE : TOUT NE VA PAS MAL

michel kerninon
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La situation catastrophique où se trouvent les filières de certaines productions agricoles comme le cochon avec Gad, et le poulet avec Doux et Sabco-Tilly,  ne doit pas faire oublier ce qui va bien. Et aussi ce qui peut changer.
Il est évident qu'on n'échappera pas à la remise à plat d'un système de productions intensives, commercialement en échec et d'abord en raison de leur faible valeur ajoutée. Il s'agit de mettre donc en oeuvre en Bretagne, sans délai ni querelle inutile, un modèle de production viable économiquement, socialement, écologiquement.
Une filière de productions durables qui apporteront une forte valeur ajoutée, par la qualité, par la transformation. Et de ce fait, mieux à l'abri des fluctuations et à même d'affronter la compétition du marché au niveau européen et au-delà.
Des productions qui ne nécessiteraient pas l'assistanat financier institutionnel de l'Europe et de l'Etat par des subventions et des déréglementations artificielles.
Devant ce paysage négatif qui semble résumer aujourd'hui la Bretagne agricole, le temps semble venu de donner à voir le vaste panorama de ce qui va bien, de ce qui tient la route en matière de production, de transformation et de commercialisation des productions d'origine agricole, notamment.
Bien sûr, la crise structurelle actuelle met des milliers de travailleurs sur le carreau et c'est un drame pour les personnes et les familles.

Certains dirigeants y ont une responsabilité pour n'avoir pas anticipé ni investi quand cela était possible. Ils sont grandement à l'origine de la détresse sociale actuelle même si certains se défaussent allègrement aujourd'hui en ouvrant fort leur gueule. Et l'attention de la presse a tendance à se focaliser sur quelques trublions. Mais il existe des réussites dans tous les domaines des filières agricoles.

Elles emploient des dizaines de milliers de salariés et font vivre le pays. Elles mettent sur le marché des quantités de produits pour la satisfaction des consommateurs. Elles exportent.
Halte donc au pessimisme et au défaitisme qui noircissent la vision des choses et découragent l'avenir. La démocratie a tout à y perdre, les extrémistes en ont fait leur fond de commerce.
Il y a des réussites et des innovations dans le domaine agricole comme ailleurs. Il est temps aussi de le dire et de rappeler que certains acteurs ont pris en temps et heure les dispositions qu'il fallait pour ne pas aller droit dans le mur.
Oui, l'agriculture bretonne a de l'avenir, si elle veut bien sortir de son dangereux dogme productiviste obsolète et ne pas continuer à tricoter en rond.

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