L'URGENCE SOCIALE N'ATTENDRA PAS

Le mal profond du pays peut conduire aujourd'hui à des peurs et des attitudes peu démocratiques. Le vivre ensemble républicain doit redevenir une priorité pour tous, dans la justice et l'ordre pour tous. Si on souhaite avoir une chance de contrecarrer la catastrophe universelle annoncée qui menace la planète on doit d'abord assurer aux citoyens, à tous les citoyens, justice et dignité.

 

  • Je ne sais pas si beaucoup de citoyens éprouvent cet état d'esprit amer, mais il est difficile de ne pas éprouver depuis quelque temps de la tristesse et de l'inquiétude pour notre pays. Macron n'est pas responsable de tout, mais il a fini par désespérer le pays après l'avoir fait rêver quelques mois. 
    Mais il faut aussi se demander si les Français ne sont pas coupables de naïveté. Cultivant l'illusion assez puérile de croire collectivement que seul un miracle peut ramener la justice, la liberté, l'égalité dans une nation qui se délite et se déchire de plus en plus. 
    Si la révolte vient de loin, elle est justifiée par les injustices insupportables.

  • Et le pays s'est installé dans une forme de fatalisme, de renoncement, de soumission imposée par la précarité de beaucoup qui conduit à la révolte. Cette situation de fragilité a, dans le même temps, conforté et accentué des privilèges inacceptables. 

  • Le fond du malaise en cours c'est réellement que ce modèle social injuste, source de fracture, d'injustice, de délaissement d'une majorité de personnes est désormais devenu totalement inacceptable pour une majorité. 

  • Dans ces conditions de servage et de survie auxquelles beaucoup de gens, jeunes, moyens ou vieux sont confrontés, la révolte est omniprésente dans le pays. Et les plus visibles qui sont en jaune aujourd'hui n'en sont qu'un aperçu .... 
    Avec ou sans gilet jaune, rouge ou noir, quelle sera la prochaine étape ? Elle risque d'être radicale. 

  • Car évidemment personne n'est dupe et on sait tous que les mesures annoncées lundi par Macron représente à peu près le dixième de ce que constitue la fraude fiscale nationale annuelle. Et évidemment ce ne sont pas les pauvres qui fraudent,, ils n'en n'ont pas les moyens. 

  • Dans ces conditions, il ne faut pas trop se faire d'illusion sur la suite, tôt ou tard, elle sera dramatique. Comme toujours en situation pré-révolutionnaire, les cibles sont évidentes et les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre coulent de source. 
    Alors, après avoir assuré l'urgence de la survie quotidienne pour beaucoup, on pourra s'occuper, intelligemment, peut-être, de la survie de la planète et de ses occupants menacés.

  • Mais l'avenir passe par l'urgence immédiate d'améliorer le quotidien d'une majorité de citoyens et de citoyennes abandonnés par le système aujourd'hui en place. 

 

 



 

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