PRESSE : QUAND LA CRISE CHANGE TOUT

La pandémie et la crise sociale en cours et à venir ont conduit la plupart des journaux à modifier radicalement leur contenu sous la pression. Et à laisser en priorité la place aux témoignages. Le quotidien breton Le Télégramme est un exemple de ce plongeon obligé au coeur de la vie menacée.

La très forte crise sociale actuelle que provoque la pandémie, a changé notablement, voire radicalement, le contenu du quotidien " Le Télégramme ". Et l'a diversifié et enrichi.

La nouvelle formule mise en place en novembre appauvrissait le contenu. Conséquence, elle éloignait un peu plus le journal des préoccupations de beaucoup de ses lecteurs. Le quotidien, me semble-t-il, filait déjà au cours de ces dernières années, un mauvais coton car très appauvri dans la qualité et la diversité de l'information aux yeux de beaucoup. Notamment sur les sujets sociaux et économiques, avec la récurrence de thématiques et de commentaires très discutables. Souvent de peu d'intérêt...car sans analyse, ni approfondissement.

Aujourd'hui, les sujets concernant la vie et les préoccupations des citoyens sont abordés sans préjugés en ce temps de crise existentielle pour tous. Il en ressort dans le contenu du journal une densité et une diversité d'informations appréciables. Cette proximité retrouvée avec la population, ( le lectorat-clientèle ), le re-tissage d'un lien social et territorial, avec moins de suffisance et d'arrogance de la part de donneurs de leçon patentés (?) ... suscitent une ouverture visible et appréciable dans le traitement des sujets.

On observe dans le contenu de l'information une humanisation ré-enrichie, une approche moins dogmatique... Cette nouvelle orientation du contenu est opérée sous la pression de la crise sociale en cours et, autant au moins, malheureusement à venir.

Elle laisse espérer un avenir à l'écoute de tous et de chacun. Informer c'est rendre compte du présent mais aussi préparer l'avenir, si possible.

Ne pas l'oublier.

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