La désertion du peuple

Quand près de 70 % des électeurs tournent le dos aux urnes, c'est qu' il y a à un rejet massif du système et de ceux qui veulent nous imposer une règle du jeu antidémocratique où prévalent les intérêts personnels, ce que rejette massivement le peuple.

Quand près de 70 % tourne le dos aux urnes, il y a à un rejet massif du système. Il parait donc urgent de contester le mode de représentation et le "politicisme" ambiant maladif dont se gavent certains quotidiens.

Envahissement du syndrome narcissique de journalistes de coursive, de commentateurs de ragot égotique coulant leur chape de satisfaction sur l'info argumentée qui serait due au lectorat. Tout contribue à la ruine du débat démocratique dans le pays. Tout, mais pas tous. Heureusement il reste Le Monde, Ouest-France, Médiapart, avec leur variété et leur ouverture, leur richesse d'information, et quelques autres jeunes journaux militants courageux couvrant des faits choquants qu'une presse locale réactionnaire et tente vainement d'étouffer et de minimiser. Jusqu'à ce que gronde trop fort l'opinion.

Les exemples de manquements à l'information se multiplient,  notamment perceptibles à la pointe bretonne, ... par peur du lobby agro-alimentaire ( les exemples abondent à tous points de vue ), bancaire ( l'affaire Denis et Moal au CMB Arkéa ), politique ( Ferrand et l'immeuble brestois des Mutuelles de Bretagne) etc. etc. Des partenaires, sponsors, à ménager au mépris de l'éthique, d'un groupe de presse qui n'hésite plus  à mélanger information et communication et à céder aux pression et favoriser l'omerta sur un certain nombres de faits et méfaits liés à l'environnement et/ou à des conflits sociaux ou à des tours de passe-passe à caractère financier et spéculatif au profit de quelques alliés du moment. Aujourd'hui " La ligne " est de multiplier les recettes habituelles de l'omerta par tout moyen et tours de passe-passe, notamment sur les dégâts causés à l'environnement et la santé par une agro-industrie saccageuse. Mélangeant ainsi  à l'occasion le contenu de l'information.

D'ailleurs, progressivement, le contenu, très appauvri du journal semble devenu  une affaire secondaire. Les exemples de carences et de manque d'investigation sont légion (l'environnement et aussi la culture réduite à un formalisme peau de chagrin. au profit de partenariat et de lobbying Cette façon biaisée de traiter l'actualité ne sert ni la citoyenneté ni l'esprit civique républicain.

Le mur de Babylone si mince que tente d'ériger le régime Macron finira bien aussi par s'écrouler avec ses alliés du moment. De quel côté penchera ensuite le pays : fascisme ou soviet ? Des idéologies fondées sur un même principe, c'est à dire le mépris de l'homme et de la liberté.

En attendant la participation pitoyable des citoyens aux deux derniers scrutins est le signe d'une chaude alerte pour le pays en matière démocratique. La manifestation flagrante et réitéré d'un pays en déshérence. Et les responsabilités en sont identifiables.

Une bonne partie de la population ressent dans sa vie la trahison d'un système et de ses manipulateurs. Nous sommes à  la veille de grands bouleversements sociétaux. Un tournant avant la révolte populaire ? 

Précision concernant le Conseil d'administration du Télégramme. Pierre Eric Pommelet est Pdg de Naval Group - ( Naval Group est un groupe industriel français spécialisé dans la construction navale de défense. Le groupe emploie près de 15 792 personnes en 2020 à travers dix-huit pays. Société de droit privé détenue principalement à hauteur de 62,49 % par l’État français et de 35 % par Thales industries de construction navale.) Il serait pressenti pour la présidence de Gican, (Groupement des industries de constructions et activités navales. Il n'est pas inutile de savoir qu'il est aussi l'un des industriels membre du conseil d'administration du Télégramme. Belle salade pour assurer la liberté de la presse !

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