La mobilisation des femmes de militaires non payés progresse dans le pays. Elles sont quelques centaines maintenant à protester contre les retards de paiement des soldes de leurs compagnons. Iinterdits eux de parole, comme on sait. C'est donc maintenant au feutre sur la peau du dos que ces femmes ont choisi de déclarer leur ras-le-bol. Elles ont ouvert une page Facebook intitulée un paquet de Gauloises en colère. Même pas peur de flamber mais pas décidées à se laisser cramer. Une honte pour la République que cette histoire. Et d'abord pour la hiérarchie militaire à la tête de la "Grande muette".
Elle fait profil bas sur le front des troupes, comme souvent dans l'Histoire. Pas capable de remplir son premier devoir d'employeur : le respect des hommes en les payant normalement. Dans le civil, la première contrepartie du contrat de travail, c'est le versement d'un salaire.
Pas dans l'armée française ?
Mais tout le monde ne fait pas l'objet de la même désinvolture ou des mêmes attentions de la part de l'Etat.
Le gouvernement est donc allé à Canossa. Il s'est couché mollement mais rapidement devant le lobby médical. La Sécu va douiller et ces messieurs-dames, en tout cas une part minime d'entre eux va pouvoir continuer à s'accrocher de toutes forces à son bout de gras de leurs dépassements d'honoraires même dans les locaux du service public. Et pendant ce temps-là, beaucoup de généralistes et d'hospitaliers qui ne sont pas des pontes suffisants mais des soignants sont rincés par la charge de travail. Ce sont des médecins disctets, dévoués, compétents, à l'écoute, qui se tuent parfois à la tache. Tandis que les gourmands de l'acte surtarifé vont pouvoir continuer à se gaver à leur guise avec la bénédiction des pouvoirs publics. L'argent de la collectivité, quelle meilleure rente de situation pour un "libéral" ?
Ben mon colon ! comme pourraient dire les soldats privés de solde et sans syndicat puissant pour les défendre.
Il y a-t-il beaucoup des électeurs de François Hollande qui commencent à se les mordre ? Je veux dire les doigts de ceux qui ont poussé dans l'urne le bulletin à son nom en pensant voter à gauche. Pour le changement.
Le mal(aise) français se porte toujours très convenablement .