Les éditeurs de presse attendent des aides d’urgence

Des éditeurs français de presse quotidienne régionale et nationale et de presse hebdomadaire régionale réclament de nouvelles aides de l'Etat. « Les recettes publicitaires se sont effondrées », écrit Jean-Michel Baylet, le président de l’Alliance.

Les fonds publics n'ont jamais constitué la condition ni la garantie d'une information libre. On en a de multiples exemples ici et ailleurs. Si une entreprise de presse, pour ne pas dire d'information, car ce n'est pas tout à fait la même chose, est une entreprise qui repose sur la loi du marché, qu'elle ait l'honnêteté de s'affranchir des aides publiques. Sinon qu'elle se constitue en coopérative, de salariés, de lecteurs... pour ne pas devenir La Pravda (La vérité) d'un clan, d'une famille, d'un régime.

En tout cas, on peut constater que l'information, surtout celle qui gêne les pouvoirs, provient essentiellement d'organes de presse non asservis et non soumis à tel ou tel lobby ou patron de droit divin. C'est le cas notamment du Canard, de Médiapart, du Monde à la structure particulière de contrôle.

En Bretagne, l'affaire de la BD des algues vertes a une nouvelle fois mis en lumière le comportement consternant, tant pour l'environnement que pour l'information, du très dangereux lobby exercée par la mafia agro-alimentaire sur les medias et le travail de certains journalistes. Certains lecteurs et journalistes seraient-il assez naïfs, duplices, ignorants pour ne s'en être pas aperçus ?

Si la presse subit une baisse des ventes et des pertes de recettes, une multitude de salariés, y compris dans la presse, ont perdu ou vont perdre leur travail, des jeunes, des moyens, des vieux. Alors, pas trop d'impudeur. Les plaintes des éditeurs de presse n'intéressent pas beaucoup de citoyens, notamment ceux qui sont et vont être pour beaucoup confrontés à d'autres difficultés existentielles. Que vive une presse libre mais pas une presse de marché subventionnée par nos impôts et cotisations sociales. Il y a d'autres urgences à financer pour sauver le pays et ses habitants !

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.