Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont à la merci du vagabondage des capitaux et des stratégies du dernier acquéreur.
La grosse majorité des entreprises travaillent en sous traitance et sont à la merci des calculs du donneur d'ouvrage et de ses aléas,
Ou à la merci de la grande distribution. Ou petit rouage d'un géant de l'agroalimentaire. Ou soumis à des assureurs.
L'arnaque est généralisée : chaque entreprises peut à tout moment tomber suite à un coup tordu. cf L'art de la guerre financière J-F. Gayraud, Odile Jacob. Lire l'interview de lancement : https://www.diploweb.com/Quelle-guerre-financiere.html
L'effondrement des financement publics fait tomber de nombreux employeurs associatifs des secteurs sociaux et culturels.
Aucun lieu ne s'inquiète de développer l'emploi, non plus que le pouvoir d'achat, encore moins de la santé des travailleurs.
Les réfugiés constamment rejetés à la rue sont une aubaine pour de nombreux travaux insalubres, sous payés, ni ouverture de droits sociaux.(l'avenir vers lequel les réformes successives nous tirent)
La gouvernance généralisée dans les entreprises, les administrations et le secteur associatif comprime les effectifs de production et écrase de travail, écrase la fonction sociale de l'entreprise, écrase les missions de service public. Le travail est rendu désespérément absurde.
Cette situation est l'aboutissement de toutes les réformes néolibérales dictées par la finance depuis les années 80. Les Ordonnances de 2017 sont un ultime coup de massue.
Le débat sur la place des entreprises dans la société, sonne comme une provocation. Illusionner qui veut encore se faire illusionner.
Ou une diversion pour masquer d'autres coups tordus.
Ou masquer les révélations sur l'état de la police antiterrorisme, lors du meurtre de Saint-Etienne-du-Rouvray. Une politique sociale globalement erronée, qui pousse massivement vers l'exaspération et la folie meurtrière. Lire l'excellent article de Matthieu Suc : https://www.mediapart.fr/journal/france/040118/comment-les-renseignements-ont-etouffe-leur-rate-apres-l-attentat-de-saint-etienne-du-rouvray.