De la vaccination à l'épuration : Fatwas gouvernementales et menace de putsch.

La tolérance du pouvoir politique pour la menace putschiste proférée par des généraux fait apparaître une entente stratégique : obliger chacun de choisir son camp. Ou tu consens aux actions et discours présidentiels. Ou tu es un traître à la Nation et tu t’es sorti du droit et la police peut faire ce qu’elle veut de toi. Alors, de quel camp es-tu ?

 "Choisir son camp" avait été préparé avec une arme nouvelle contre le mouvement populaire : les embrouilles par slogans piégeux lancés par des ministres guerriers. Islamo-gauchiste, islamophobie, racialisé.e.s. réunions de travail, etc.  Guerre des valeurs . (1)

Slogans provocateurs et polémiques creuses ne sont pas le débat démocratique. Au contraire cela l’empêche par brouillage des repères acquis par le mouvement populaire, à commencer par la Solidarité, l'Egalité"et les Libertés de s'instruire, de penser, de recherche, de s'unir et d'agir.

Les slogans du pouvoir politique et militaire portent l'idée que ceux qui ont un désaccord avec lui se mettent en séparatisme. Copies du détournement que Netanyahu opère sur le mot "antisémitisme" plaqué comme une malédiction sur toute critique faite à la politique d'Israël souvent prise comme modèle par l’Occident.

La parole du Chef est sacrée, les  désaccords sont blasphématoires : ils méritent des fatwas.

Fabrique des ravis, ceux qui gobent toutes les farces et attrapes.

Et fabrique des salauds, mus par le mépris et la haine, préparés à tout.

L’étape suivante sera l’urgence de l’épuration.

 Au cours des deux siècles précédents, le slogan-maître dans l’Empire était « pacification », et elle était violente. Mâter les résistances. L’Armée en était chargée. C’est devenu son métier: Elle offre son savoir-faire au Président.

La neutralisation des corps intermédiaires,( syndicats, organismes de contrôle de l’action publique, et même partis politiques ) élimine toute concession, supprime tout espace de négociation.

Chacun est sommé de choisir son camp sans discussion possible. En guerre civile il n’y a que deux camps : les « Pour », et les traîtres.

Les "traîtres", la police peut les gazer, les noyer, les défoncer, mutiler La hiérarchie et le ministre protègent les cogneurs.

Choisir le camp des « Pour », c’est se placer avec « l’élite » auto-proclamée. Avec la certitude d'être d'une essence ou de naissance supérieure, qui se double d'un mépris total pour 

- qui n'est que du consommable :  les femmes

- ou haïssable : les colonisé.e.s

- les handicapé.e.s

- les réfugiés qui errent d'un crime contre leur humanité à un autre.      (https://www.mediapart.fr/journal/france/070521/violences-sur-des-exiles-paris-et-saint-denis-plusieurs-prefets-vises-par-une-plainte-collective)

Nous ne sommes pas du même monde !

On se hausse du col comme peut !

Toute la philosophie fasciste en découle, tricotée de " mots d'esprit" lourdingues.

Ainsi va l'élite autoproclamée. Dans un entre-soi mafieux, de "soutiens" réciproques mortellement insincères.

Mais parce que nous sommes en démocratie, cette logique gouvernementale qui sévit depuis trop longtemps, "n'existe pas", bien sûr.

Regardons autour de l’hexagone : dans l'ensemble du monde les mêmes techniques contre les mouvements populaires sont conduites avec des variantes, à des degrés divers de violences. 

Et en silence, derrière les violences, les géants de l'économie conduisent leurs affaires mondiales portées par les gouvernements locaux, à nos dépens.  Les intérêts privés ont pris possession des Etats à leur profit exclusif, dépouillent les populations, épuisent la nature, libérant les virus. Les publicistes nous illusionnent avec de pures « merveilles technologiques » gadgets pour les super-riches.

Le système néolibéral est hors contrôle, empêtré dans ses impasses, s'enivre de « modernité »

De sorte qu'aucun moyen classique n'est disponible pour une autre politique qui serait fondée sur les besoins et aspiration des populations. 

Les peuples ne peuvent compter que sur leur courage et sur leur inventivité : se construire en sujet.

(1)

https://blogs.mediapart.fr/sylkfeaar/blog/180320/preparer-l-avenir-changer-nos-valeurs-de-reference

et https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/030521/une-importation-americaine-en-france-les-guerres-culturelles-reactionnaires

et aussi  https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/040521/2022-l-etrange-defaite-qui-vient

https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/040621/mort-de-clement-meric-onze-et-sept-ans-requis-en-appel-contre-les-deux-accuses-ex-skinheads

"En démocratie, les violences policières n'existent pas".

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Une violence d'équipe :  le cogneur en totale perte d'équilibre s'appuie sur sa ligne arrière pour déployer toute le puissance du coup.

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Après les menaces de militaires      des policiers accompagnés d'élus devant le Parlement.  (  mai 2021)

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http://policehommage.blogspot.com/p/statistiques.html

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Quel management ?  La politique du chiffre :  Où trouver les nombres de suicides de policier.e.s ?

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