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Billet de blog 6 juillet 2017

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L’argent et les institutions de la république.

Deux gros chantiers : 1. Les divers groupes financiers vus à partir des flux de financements électoraux, pendant les péripéties présidentielle 2017 et quelle fut leur composition d’un favori à l’autre ? 2. La ministre des Labos pharmaceutiques n’a pas attendu pour lancer l’obligation de 11 vaccins, et l’industrie minière à frétiller. Qu’en sera-t-il pour chaque ministère, et chaque circonscription

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  1. Comme à l’approche de toutes les élections, le battage médiatique avait d’abord annoncé « le raz de marée FN » et son financement par des banques russes en quasi faillite, (donc remboursement improbable), proches de Poutine. Quels autres financements s’étaient-ils orientés vers Marine Le Pen ?

Puis on a vu la vedette Fillon grossir, qui mordait sur l’électorat FN. Comment les financements ont-ils évolué : en pilote ou en suiveur ? Quelles évolutions en faveur des autres candidats ?

Implosion de la vedette.

D’autres candidatures LR ont reflété la concurrence entre Sarkozy et Juppé. Les financeurs de Fillon se redistribuaient-ils ? ou cherchaient-ils un autre champion ?

Du fond de l’horizon, on a vu poindre le gendre idéal. Poussé par quels financeurs ? Comment s’est opérée la nouvelle polarisation.

C’est à rapprocher avec la composition des cercles de financeurs de Sarkozy. Fouquet's le soir de son élection.

Il faut aussi rapprocher les épurations opérées sur la presse et dans les chaines de télé. Mais aussi dans les radios. Publiques et privées.

Comment comprendre le soutien précipité du FMI à la politique économique de Macron, au moment où Macron vient d'en inverser les options, et après la publications de chercheurs du FMI et celle d'un cabinet externe, montrant que l'orientation du FMI au cours de ces années est erronée.

"Or la hâte du FMI pour encenser la politique envisagée par le gouvernement français pose problème. En effet, depuis le début du mois de juillet, cette politique a pris un tournant nouveau qui met en doute le caractère équilibré du programme Macron : priorité a été donnée à la réduction des dépenses publiques et des impôts. Une coupe pour 2018 de 20 milliards d’euros, soit 1 point de PIB, a été annoncée, notamment pour financer des baisses d’impôts massives sur les plus fortunés. Cette politique est très différente de celle promise puisque désormais la partie investissement et soutien à la demande est essentiellement mise en doute par cette priorité. Le FMI ignore cependant entièrement ce fait, tout en donnant une importance notable au plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur le quinquennat dont on ignore ce qu’il sera et quel sera son financement."

(...) Cette erreur avait, à nouveau, été pointée du doigt en juillet 2016 lorsque le Bureau d’évaluation indépendant du FMI (IEO) a publié un rapport mettant au jour les principales erreurs commises lors de la crise européenne. L’IEO soulignait alors que « les programmes du FMI pour la Grèce et le Portugal ont inclus des projections de croissance largement trop optimistes ». Et d’ajouter que des « projections plus réalistes auraient rendu évidents les impacts sur la croissance et la dynamique de la dette de la consolidation budgétaire ». 

(...) Cette réflexion a conduit les chercheurs du FMI à aller fort loin dans la remise en cause de ce qu’on a pu appeler dans les années 1980 le « consensus de Washington », qui défendait une politique mêlant libéralisation et consolidation budgétaire. En juin 2016, trois économistes du Fonds, Jonathan Ostry, Prakash Loungani et Davide Furceri ont publié un texte devenu célèbre et titré « Le néolibéralisme est-il survendu ? » (« Neoliberalism : Oversold ? ») où étaient remis en cause les grands principes de ces politiques. Certes, ce texte ne représente pas la pensée du FMI en tant qu’institution, mais il s’agissait d’un message appelant à une vraie prise de conscience des limites des recettes utilisées depuis des années par le Fonds.

Lire l'article de Romaric Godin : https://www.mediapart.fr/journal/france/260717/letrange-soutien-appuye-du-fmi-macron

La presse a examiné les cohortes ministérielles et parlementaires.

Mais silence sur le gouvernement primaire à l’Elysée, dont le président s’est entouré… Quelles forces économiques y sont-elles relayées ?

Éclairons ainsi les manœuvres de grande ampleur qui ont eu lieu en arrière-plan du cirque électoral 2017 et son grand coup de torchon.

Question annexe : Macron représente t’il la victoire d’une composante dominante au sein de la finance, ou une somme nulle, transitoire. Sans doute, Hollande représentait un rapport de forces à somme nulle. 

Cette étude permet-elle de dire si le milieu financier et économique a acquis une cohésion, ou si c’est une jungle qui tire Macron à hue et à dia ? Dans tous les cas, chacun d’eux attend le retour sur investissement… à nos frais.

 2. En trente ans, une profonde mutation a été mise en œuvre dans les services publics et dans les fonctions publiques, puis intensifiée indistinctement par RPR, UMP, LR, PS, nationalement et dans chaque Région, département, métropole, ville, …

Leurs missions fondatrices ont été abandonnées, pour les réorienter en faveur des « acteurs économiques et financiers ». Ceux-ci ont même pu occuper des postes influents sous divers statuts. Y compris dans des postes de direction (le statut des Agences a été créé pour cela.) Comment ont évolué les critères de recrutement dans les Fonctions Publiques.

Quelle réorientation a été opérée dans les Instituts de formation des différents ministères.

C’est un long processus qui ne manquera pas d’être durci au cours du quinquennat nouveau.

Il importe donc de photographier l’état actuel.

Pour repérer dès demain, comment cela va être impulsé.

Je n’ai évidemment pas les moyens d’investigation dans ces deux domaines.

Ce sont deux bouteilles lancées dans la mer…

L'actualité révèle :

"Au cœur de nombreuses révélations de Mediapart, l’affaire, maintenant qu’elle a été jugée par le gendarme des marchés financiers, a un effet de miroir : au travers d’elle, on peut d’abord découvrir les errements de la plus grande banque d’investissement européenne, qui ont perduré des années sans que quiconque ne s’en préoccupe. On peut tout autant découvrir les carences de l’AMF, qui prononce aujourd’hui une sanction exemplaire, même si elle ne prend en compte qu’une partie des irrégularités que nous avons révélées ; comme on peut découvrir l’affligeant comportement de la presse, et tout particulièrement de la presse économique et financière, qui vit dans des systèmes de consanguinité avec le monde de la finance ; comme on peut aussi constater la mollesse de certains parlementaires qui, alertés par Mediapart parce qu’ils étaient aussi concernés par ces irrégularités, n’ont rien voulu entreprendre. Bref, l’affaire Natixis dit beaucoup de la dérégulation de la finance, et des complicités dont elle profite."  Lire l'article de Laurent Mauduit : https://www.mediapart.fr/journal/economie/270717/natixis-les-dessous-peu-glorieux-dune-sanction-historique             ,dont voici un autre extrait:

(...)Cette réflexion a conduit les chercheurs du FMI à aller fort loin dans la remise en cause de ce qu’on a pu appeler dans les années 1980 le « consensus de Washington », qui défendait une politique mêlant libéralisation et consolidation budgétaire. En juin 2016, trois économistes du Fonds, Jonathan Ostry, Prakash Loungani et Davide Furceri ont publié un texte devenu célèbre et titré « Le néolibéralisme est-il survendu ? » (« Neoliberalism : Oversold ? ») où étaient remis en cause les grands principes de ces politiques. Certes, ce texte ne représente pas la pensée du FMI en tant qu’institution, mais il s’agissait d’un message appelant à une vraie prise de conscience des limites des recettes utilisées depuis des années par le Fonds.

Question connexe. Après la réduction drastique du groupe de députés LR, que va t’il rester pour fréquenter l’Aumônerie catho de l’Assemblée nationale, … et la financer ?

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