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Ce 8 mars 2024, soutien aux luttes des femmes exilées. En mémoire de Blessing Matthew, décédée en 2018, traquée par la police alors qu'elle tentait de rejoindre Briançon. Journée de rencontres sur les luttes de femmes exilées, contre les frontières et le racisme d’Etat, pour le droit au logement et pour des papiers pour toustes, le 9 mars 2024 à l’ile Egalité (6 rue de l’égalité - Villeurbanne).
Pour ne pas oublier celles qui ont lutté, et pour soutenir celles qui luttent ! Dans notre pays en dérapage à l'extrême-droite, ses haines et ses violences.
Soutien aux peuples en lutte.
Les combats en survie des peuples autochtones. Et durs combats contre trois génocides : Ouïghours, Palestiniens, Ukrainiens durement attaqués sur leurs enfants, leurs cultures, . Et toujours le combat des femmes pour leur place dans la société.
Le mouvement populaire pratique la démocratie et veut des régimes démocratiques, sur des valeurs universelles d'entraide, de justice, d'égalité de droits, pour la dignité de toutes et tous,œ de bien communs, en harmonie avec la nature.
Universellement, la nature se développe en liens et harmonie. https://www.mediapart.fr/journal/france/240224/le-vivant-une-affaire-de-reseaux-de-fusions-et-d-interactions. L'Humain a introduit la déraison : une soif de domination totalitaire sans limite. Poussée jusqu'à l'autodestruction du monde vivant sur la planète. Pour des profits privés de plus en plus gigantesques et violents.
Je donne une place en tête des valeurs universelles a BARBARA (écouter Fr. Culture 30 mars 10h la vie de Barbara).
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1. Peuples autochtones. Combats pour survivre,
environnement, approvisionnement, culture
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/090324/les-peuples-autochtones-gardiens-inegales-des-forets-tropicales
« Par communautés, populations et nations autochtones, il faut entendre celles qui, liées par une continuité historique avec les sociétés antérieures à l'invasion et avec les sociétés précoloniales qui se sont développées sur leurs territoires, s'estiment distinctes des autres segments de la société qui dominent à présent sur leurs territoires ou parties de ces territoires. Elles constituent maintenant des segments non dominants de la société et elles sont déterminées à préserver, développer et transmettre aux futures générations leurs territoires ancestraux et leur identité ethnique, qui constituent la base de la continuité de leur existence en tant que peuples, conformément à leurs propres modèles culturels, à leurs institutions sociales et à leurs systèmes juridiques. »
(Source Wikipédia.) Les populations autochtones sont réparties dans le monde de la façon suivante : Population autochtone par zone géographique1Asie (hors Russie) :150-200 millions. Amérique latine : 45-50 millions Russie :1million Océanie :2 millions. Afrique :1,4 million les Mbuti, Amérique du Nord (hors Mexique) : 1,5 million. Arctique : 0,2 million. Europe : 0,08 million
Ils forment au moins 5 000 groupes autochtones différents, et autant de cultures différentes, parlent plus de 4 000 langues dont la plupart sont en danger et risquent de disparaître d'ici la fin du xxie siècle. Au cours des trente dernières années, les peuples autochtones se sont fortement déplacés de leurs terres traditionnelles vers les villes, pour chercher de l'emploi mais aussi à cause de violations et abus des droits de l'homme, notamment des droits à leurs terres et à la survie culturelle. Dans de nombreux pays, ils sont plus de 50 % à vivre en régions urbaines6. (Définition proposée par José Martinez Cobo Rapporteur Spécial ONU) )
Pour l'Europe, ce sont les peuples celtes qui se développèrent de l'Autriche actuelle jusqu'à la pointe bretonne en s'établissant au centre-ouest de l'Espagne, sur toute la Grande-Bretagne, en Irlande ainsi que sur la partie sud de l'Allemagne. Les Celtes forment la base des populations britanniques, irlandaises et françaises actuelles,
Comores : les Makoas et les Oimatsahas ; Madagascar : Mérinas et les Mikeas et les Sakalaves également à Mayotte;
Cambodge : https://www.mediapart.fr/journal/international/290224/au-cambodge-un-important-projet-de-compensation-carbone-viole-les-droits-d-un-peuple-autochtone Communautés Chong
Les peuples racines
synonyme de autochtone (Source Documentaires ARTE) :
les Lobas (Royaume du Mustang) Le peuple des montagnes de l'Himalaya
les Mayas (Mexique) La plus ancienne civilisation précolombienne
les Tapirapés (Brésil) Les gardiens de la forêt amazonienne
les Maasaïs (Kenya) La sagesse universelle
les Navajos (Nouveau-Mexique) Le culte de la nature
Précieux gardiens : Partout dans le monde, des communautés éloignées de la civilisation vivent en symbiose avec la nature, dans un équilibre fragile. En cinq épisodes, cette série aux somptueuses images part à la découverte de ces "peuples racines", gardiens d’écosystèmes, qui s’engagent aujourd’hui avec les scientifiques pour sauvegarder leurs droits comme leurs territoires et, au-delà, l’avenir même de la planète.
Peuples racines Birmanie, l'archipel des Moken
À la rencontre de peuples qui vivent en symbiose avec la nature et collaborent avec des scientifiques pour protéger leur culture menacée. Sur les eaux cristallines de l'archipel des Mergui, au large de la Thaïlande et de la Birmanie, vit l'un des derniers peuples nomades des mers, les Moken. Surnommés les "insaisissables", ils se déplacent constamment.
Avec seulement 3 000 membres, cette communauté a développé au fil des siècles une connaissance intime de la mer, à l’origine de sa culture et principale source de subsistance. Larun et sa famille voguent sur les eaux turquoise de la mer d'Andaman à bord de leur "kabang", une embarcation traditionnelle. Désormais semi-nomades, les Moken se regroupent une partie de l'année dans de modestes maisons sur pilotis le long de la côte est des îles, à l'abri des vents et des tempêtes. À l'approche de la saison des pluies, ils se livrent à d’envoûtantes cérémonies d'offrandes aux ancêtres qui renforcent leur cohésion. Pour relever les défis à venir, la communauté collabore aujourd’hui avec les scientifiques. Maxime Boutry, ethnologue, a pour mission de cartographier les ressources naturelles et les sites sacrés des Moken sur des centaines d'îles afin de faire valoir leurs droits sur ces terres ancestrales, écrin naturel parmi les mieux préservés.
Peuples racinesColombie, la cordillère des Arhuaco
Au nord de la Colombie, dans la Sierra Nevada, les quelque 30 000 Indiens Arhuacos veillent sur un écosystème à la biodiversité exceptionnelle. Vivant de l'agriculture et de la cueillette, ils expriment sans cesse leur gratitude envers la nature qui pourvoit à leurs besoins.
Résistants au monde moderne et à l’assimilation, ils s’appuient sur leurs traditions pour protéger leur territoire des menaces qu’il subit : guérillas et milices paramilitaires, réchauffement climatique, déforestation et exploitations minières. "Tout est interdépendant, clament les membres de cette communauté, les animaux, l'eau, le vent, la terre et l'humain." Aujourd’hui, un géographe et trois biologistes accompagnent ces experts en permaculture qui ont réussi à restaurer des centaines d'hectares de forêt ravagés. Car les Arhuacos soignent leur territoire comme un corps humain dont tous les organes sont essentiels au maintien des fonctions vitales, conservant sa mémoire dans des sites sacrés. Réalisation Alexandre Bouchet France 2021
Peuples racinesSibérie, la toundra des Nénètse
À 600 kilomètres au nord du cercle arctique, en Sibérie, les Nénètse vivent depuis des millénaires sur la péninsule de Yamal, le "bout du monde". Ces éleveurs de rennes nomades ont su s'adapter aux conditions climatiques parmi les plus hostiles de la planète. Mais aujourd'hui, la toundra subit de profonds bouleversements liés au réchauffement climatique, qui menacent la survie de leurs troupeaux.
En outre, les compagnies gazières, qui empiètent depuis des décennies sur les aires de pâturages, financent le développement de villages qui transforment leur culture. Pour faire entendre leur voix et protéger leur territoire, les Nénètse ont décidé de collaborer avec la communauté scientifique. En cette fin d'hiver, Rita et son mari Slava, attachés à leur mode de vie ancestral, se préparent à migrer vers le nord. Avec l'ethnologue d'origine nénètse Galina Khariouthi, d’autres familles et un troupeau de trois mille têtes, ils espèrent traverser la banquise du golfe de l'Ob avant la fonte afin de rejoindre les pâturages estivaux pour la mise bas des rennes. Mais leur fils Yasha, 22 ans, s’interroge sur son avenir... Réalisation Mike Magidson France 2021
https://blogs.mediapart.fr/russie-les-voix-de-la-dissidence-daujourdhui/blog/040723/nous-nous-appartenons-comment-les-peuples-autochtones-de-russie-re
Peuples racines Panama, la forêt des Embera
Les Embera évoluent depuis des siècles dans la forêt primaire du Darién.
Ce peuple indigène, qui vit de la chasse, de la pêche et de la cueillette, a développé une relation intime avec la nature, la "Terre Mère". Mais son mode de vie est aujourd'hui menacé par le réchauffement climatique, l'exploitation forestière, l'agriculture intensive et le narcotrafic.
Si des zones de son territoire restent préservées, d'autres ont déjà été ravagées. En témoigne la tragédie de la communauté d'Elio, 34 ans, dont la forêt a été rasée en 1975 pour construire un immense barrage. Déplacée à 60 kilomètres plus au sud, la tribu a hérité d’une terre qui ne ressemble en rien à l’ancienne. Elio n'a jamais connu les forêts vierges de ses grands-parents, mais il a découvert il y a quelques années le "kiparra", un tatouage ancestral dont chaque dessin véhicule un lien spirituel avec les arbres et les animaux. Désormais, il a pour ambition de restituer à la forêt sa grandeur d'antan, en plantant des espèces natives sur plus de 5 000 hectares. Avec une équipe internationale de scientifiques, dirigée par la biologiste canadienne Catherine Potvin, il se rend dans l'une des zones les plus préservées du Darién pour approfondir ses connaissances.
Réalisation Mike Magidson France 2023
Peuples racinesNamibie, le Kalahari des San
Dans le désert du Kalahari, en Namibie, les San, l’un des derniers peuples de chasseurs-cueilleurs, s'efforcent de préserver leurs traditions en étroite harmonie avec l’écosystème. Inspiré par ce lien ancestral avec la nature, leur savoir unique offre de précieuses données aux chercheurs et aux politiques de conservation de la faune.
Alors que cette culture tend inexorablement à disparaître, Tsamkao, attaché à sa transmission, consacre sa vie à l'enseigner à sa communauté. L’anthropologue américaine Jennifer Hays l’accompagne dans son projet d'école de brousse où les enfants apprendront les gestes du passé et les secrets du bush. L’art de la chasse, qui permet aux San de subvenir à leurs besoins en milieu aride et isolé, est aussi étudié par des archéologues allemands pour mieux comprendre le mode de vie des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire.
Réalisation Alexandre Bouchet France 2023
- Centre du Brésil région Cerrado, déforestation. "À plus de 9 000 km de chez lui, Dinaman Tuxa n'a pas abandonné sa coiffe à plume bleu, symbole de son peuple qu'il est venu défendre jusqu'à Paris. La production de soja détruit tout sur son passage, alerte ce responsable de "l'Articultation des peuples autochtones du Brésil". "Les conséquences sont catastrophiques, on parle d'écosystèmes complètement ravagés. Les producteurs de soja forcent les populations à quitter leur village pour étendre leurs cultures, décrit-il. Le peuple Guarani-Kaiowa par exemple : leur village a été complètement baigné de pesticides, les fleuves sont contaminés, les personnes aussi... De nombreuses femmes perdent leur bébé à cause de ces produits." Et le phénomène s'aggrave : la déforestation a été en hausse de 40% l'an dernier au Cerrado. Boris Patentreger, directeur France de l'ONG Mighty Earth, s'en alarme."C'est quasiment la surface de Paris qui est déboisée pour du soja à proximité des négociants de soja qui exportent vers l'Europe, chaque mois", détaille-t-il. 60% du soja importé par la France vient du Brésil, selon l'ONG, principalement pour nourrir les élevages. Chacun a donc son rôle à jouer, même à l'autre bout du monde. C'est ce que demande Eliane Chouakalo, autre représentante des peuples autochtones : "Utilisez les réseaux sociaux qui sont une arme incroyable pour faire pression, parlez-en à vos élus, vos voisins, vos amis. Parlez-en la plus possible, voilà ce que vous pouvez faire." https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/temoignages-les-producteurs-de-soja-forcent-les-populations-a-quitter-leur-village-des-representants-autochtones-a-paris France Info 16 mars 2024.
- france info forêt primaire, peuple autochtone mena (avril-mai 2024)
- Pérou https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/240524/totalenergies-fait-son-greenwashing-en-violant-les-droits-des-peuples-autochtones Le groupe a acheté 85 millions de dollars de crédits carbone à un parc national au Pérou qui a dépossédé les Kichwas de leurs terres.
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Autour du livre Une histoire globale des révolutions
"La révolution a connu une nouvelle actualité dans le monde : les soulèvements du « printemps arabe », entre 2010 et 2012, ceux qui ont embrasé Hong Kong puis l’Algérie et l’Iran, ont montré que la forme révolution n’est pas morte. Dans le même temps, ces événements, survenus de manière significative hors de l’aire occidentale, ont acquis une dimension intercontinentale voire globale, nous invitant à réfléchir à leurs répercussions, leurs échos, leurs réappropriations à travers le monde.
Y’a-t-il eu dans le passé des « révolutions globales » ? Est-ce que les révolutions du xixe siècle peuvent être repensées à l’aune d’une histoire mondiale ? Celles qui ont émaillé les années 1848-1849 ont longtemps été conçues comme des révolutions purement européennes, comme en témoigne le chrononyme du « printemps des peuples » forgé a posteriori pour les qualifier. Or des soulèvements populaires de grande intensité ont surgi au milieu du xixe siècle au Brésil, avec le soulèvement du Pernambouc, en Chine, avec la révolte des Taiping, en Inde britannique, avec la rébellion dites des Cipayes.
Globaliser l’étude des révolutions, ce n’est pas seulement adopter une échelle mondiale pour les comparer et les comprendre. C’est aussi s’attacher à étudier les vastes réseaux d’interdépendance, directs ou indirects, qui ont conduit à connecter entre eux plusieurs théâtres révolutionnaires. À ce titre, l’histoire globale des révolutions de l’ère contemporaine permet d’interroger la circulation entre plusieurs continents de répertoires d’action, de nouvelles, d’images et d’icônes.
Débat avec Quentin Deluermoz, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris Cité et directeur du laboratoire ICT – Les Europes dans le monde. Ses recherches portent sur l’histoire sociale et anthropologique des ordres et des désordres au xixe siècle (France, Europe, empires). Clément Thibaud, directeur d’études à l’EHESS et directeur du laboratoire Mondes américains. Ses travaux abordent les indépendances hispano-américaines, le républicanisme et les circulations d’idées et de personnes qui lui sont liées entre Europe et Amérique hispanique tout au long du xixe siècle, ainsi que les relations entre processus de racialisation et citoyenneté. Il est avec Quentin Deluermoz l’un des directeurs d’un ouvrage collectif issu d’un colloque international, Les Mondes de 1848. Au-delà du printemps des peuples (Champ Vallon, 2023)." (Présentation de la Table Ronde Université populaire Paris de février 2024)
En préparation, Peuples en lutte (2), puis (3)