Manque de courage du pouvoir politique qui ne définit pas de politique claire par rapport aux drogues et à la dépendance.
Manque de courage du Conseil d'Etat qui ne veut pas voir que les Salles d'injection supervisées ne vont pas à l'encontre de la loi de 1970, mais vont dans le sens de réduire la consommation et ses ravages, et d'offir une possibilité d'en sortir.
Car le constat incontournable est l'échec des politiques au nom desquelles la loi de 1970 a sanctionné la consommation des drogues. (le tabac, l'alcool tirent toujours leur épingle du jeu...)
Le nombre de produits a augmenté, leur dangerosité s'est accrue, ainsi que leur pouvoir sur le cerveau. Les conditions de consommation sont souvent très mauvaises. Même les prisons sursécurisées sont des lieux de consommation dans les pires conditions sanitaires.
Production, et diffusion sont une source très importante de capitaux, intégrée à la circulation financière au même titre que l'économie "légale", étroitement incluse dans le monde de la finance.
Pour cette raison, production et trafics sont peu réprimés (une prise par-ci, par là pour un tonnage dérisoire, mais battage dans la presse pour faire illusion). Police et justice font leurs statistiques sur les consommateurs et petits dealers et remplissent les prisons.
C'est avec la propagation de l'opium que le colonialisme britannique a assommé les chinois pour les spolier tranquillement.
Les dégâts sur la santé de millions de consommateurs dans le monde sont considérables et n'émeuvent pas les bonnes âmes qui s'indignent d'une tentative de médecins et professionnels de la santé, pour réduire les dégats dûs aux conditions dangereuses dans lesquelles la consommation a lieu trop souvent. Et d'offrir une possibilité de sortir de la dépendance, d'avoir une autre issue que la prison et ses réseaux.
La clameur vertueuse qui fait partie de la mentalité d'extrême-droite, couvre les producteurs et bénéficiaires. Et écrase les plus faibles : les drogués.
Lâcheté du pouvoir politique et du Conseil d'Etat.
La formule "salles de shoot" doit être laissée à l'extrême-droite, car malveillante, niant le travail du personnel sanitaire et médical. Cela s'appelle "salle d'injection supervisée", et parfois, "salle de consommation à moindre risque"