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Billet de blog 13 juillet 2017

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Gouvernance sur le législatif. Encadrement autoritaire et mensonges ministériels.

Le recrutement de 500 députés novices, macroniens connus, visait à faire voter en urgence les mesures les plus impopulaires. En commissions, en Assemblée, la docilité voulue s’est constatée sur le texte autorisant les ordonnances, et sur la pérennisation de l’état d’urgence. Une amorce de volonté démocratique apparaitrait-elle chez les petits soldats ???

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Paroles de ministres

* Le Premier ministre persiste à affirmé que la police a besoin de ces mesures pour nous protéger du terrorisme. Alors qu’il est bien établi qu’elles n’ont pas servi, sauf pour alimenter le Renseignement, et harceler des opposants actifs.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/120717/banalisation-de-l-etat-d-urgence-une-menace-pour-l-etat-de-droit

* Le discours du ministre de l’Intérieur passé au crible par Paul Cassia : un tricotage de faits trafiqués.

https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/120717/efficacite-de-l-etat-d-urgence-les-fake-news-du-ministre-de-l-interieur

Les 137 députés macroniens présents au moment du vote (ça commence fort !) ont gobé les assertions trafiquées du ministre, et voté docilement, cervelle fermée.

Ministre de l'Education Nationale "Le vrai ennemi, c'est l'égalitarisme"   https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/240717/le-vrai-ennemi-cest-legalitarisme

 Baisser l'APL :   https://www.mediapart.fr/journal/france/230717/isf-vs-apl-cadeaux-pour-les-ultra-riches-ponctions-sur-les-plus-pauvres

Culture  :   https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/220717/l-art-la-jeunesse-et-les-territoires

Egalité Femmes Hommes : c'est la secrétaire d'Etat qui crie au mensonge ! :  https://www.mediapart.fr/journal/france/200717/egalite-femmes-hommes-le-budget-sacrifie

Imposture d'un discours qui maque des pratiques inverses. https://www.mediapart.fr/journal/france/101217/la-france-veut-faire-exploiter-la-foret-du-congo/commentaires#comment-8591054

Le problème, au-delà du mensonge, c'est l'abus de confiance, la tromperie pour des décisions qui portent lourdement à conséquence.

Et la pratique des œillères : ne laisser voir que le fragment de chemin où l'on veut que l'âne pose ses sabots.

Gouvernance qui empêche le jugement personnel sur les décisions à prendre.

...Et bientôt les mesures fiscales annoncées qui, selon l'OFCE, bénéficieront au restreint 1% de familles les plus riches... https://www.mediapart.fr/journal/france/190717/la-dangereuse-contre-revolution-fiscale-de-macron

 https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/240717/comment-trouver-325-millions-par-mois-sans-ponctionner-les-beneficiaires-apl

Il y a nous, les individualités qui se prennent en main, ceux qui ont besoin de la plus grande liberté individuelle..."et il ya ceux qui comptent pour rien", dont il faut étroitement surveiller la liberté (au nom de la sécurité).  

Identité dominatrice, celle du 1% bénéficiaire des réformes "structurelles". L'"intérêt général", c'est le leur. Identité qui se construit au détriment des 99% proclamés "qui comptent pour rien". 

 Débuts de résistance ?

1. « Marcheurs en colère » est un collectif de 6000 militants macroniens qui réagissent au manque de démocratie dans le parti présidentiel. Des référents départementaux tout puissants, désignés d’en haut, sont chargés de les cornaquer comme de simples exécutants. (Ecouter les infos de 8h France-Culture au bout de 10’40) Porte-parole Christiane Baulieu. Leur blog affiche ;  «Adhérents du mouvement en marche en France et à l'étranger, nous croyons en l'intérêt général et au fait que la politique doit transcender les intérêts particuliers et se dresser contre les corporatismes, dans le respect des lois de la République, du respect d'autrui, de l'honnêteté et de la probité. »

Ce bon programme leur vaudra les attentions du ministère de la police, et qui sait, perquisitions, assignation à résidence lors des votes, grâce à la loi qui vient d'être votée...

2. http://www.leparisien.fr/politique/des-adherents-de-la-republique-en-marche-saisissent-la-justice-23-07-2017-7152657.php  Copie du site :     Plusieurs dizaines d’adhérents contestent devant le tribunal la validité des statuts du parti présidentiel.L’adoption des statuts de la République en marche, soumis au vote électronique des adhérents ne devait être qu’une formalité. Mais la révolte gronde parmi quelques-uns des 3000 animateurs des comités locaux. Une trentaine de militants, très remontés, ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir l’annulation du scrutin qui démarre ce dimanche et doit se poursuivre jusqu’au 31 juillet. L’audience de référé est fixée à 13h30 ce mardi.

 Les requérants, qui dénoncent un manque de démocratie interne, estiment que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les textes du parti. C’est sur ce vice de forme qu’ils entendent obtenir le report du vote en décembre par le juge des référés. «Notre démarche n’est pas une démarche agressive», déclare un des requérants, soucieux de ne pas froisser non plus le président Macron. «Nous avons alerté les instances du parti à maintes reprises sans jamais obtenir de réponses, hélas ! On se doit d’être exemplaire.»

 Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. À 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.

«Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations» «Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France» raconte l’un des participants «et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment... ». Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné «les vieux partis» : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

 La direction du parti ne semble pas redouter ce vent de fronde. «Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations», relativise la sénatrice LREM Bariza Khiari. Au QG de la rue de l’Abbé-Groult, les cadres rappellent que «l’horizontalité» dans la prise de décision constitue l’ADN du mouvement. «Les statuts sont le fruit de la consultation des adhérents, ils ont été enrichis». Signe tout de même que le sujet agace. En coulisse, on cherche à décrédibiliser le poids de ces insatisfaits qui seraient avant tout aigris de ne pas avoir été investis aux législatives…

 Reste que ces marcheurs «frustrés» représenteraient, selon les plaignants, un collectif de 600 comités locaux sur les 3200 que compte le parti du président. Si, sur le fond, cette grogne paraît un peu vaine, le fait qu’elle ait besoin de s’exprimer devant un tribunal traduit un malaise…

 leparisien.fr

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