SANOFY-PASTEUR : le leader CFDT rend sa carte

C’est mon commentaire donné le 25 04 2013 à la suite de l’article de Rachida El Azzouzy

 Avec le slogan de l'autogestion dans les années 69, 70 et suivantes, la CFDTa tenté de se poser en concurrente dela CGT, dans les usines, sur les combats émergents : les travailleurs immigrés, les intérimaires, les OS ouvriers non qualifiés sur les chaînes de montage, les revendications des femmes, etc,La CFDTavait ouvert ses portes à une nouvelle génération de syndiqués, et de syndicalistes porteurs de luttes autogérées, telles LIP, Pennaroya, Vidéocolor, Paris-Rhône etc. qui déjà se heurtaient aux veto de la Conf., mais passaient outre.

Puis la perspective d'une candidature d'Union dela Gauche s'est dessinée et Edmond Maire a lancé "la chasse aux coucous" pour restaurer une CFDT sous contrôle, qui négocie les virages de la société sans recherche de rapport de force.

"Chasse aux coucous" ardemment poursuivie par Nicole Notat, sur la même ligne d'un "syndicalisme" de cabinet conseil, y compris au profit d’un gouvernement de droite. Les syndicalistes mis à l’écart ont tenté de poursuivre l'action pour les uns en créant SUD-Solidaires, pour d'autres en créant des SNU-FSU dans la fonction publique.

Ce que décrit l'ex-coordinateur dela CFDT-SANOFI est la réédition de cette époque où l'on pouvait voir que les coups de force bureaucratiques n'étaient pas l'apanage du stalinisme.

L'omerta imposée aux cadres syndicaux est le révélateur d'un obscur inquiétant. Celui-ci est aggravé par le fait que l'appareil est tenu par des quasi professionnels de l'appareil syndical, détachés depuis longtemps des réalités vécues par les travailleurs, mais en contact quotidien avec les tacticiens du patronat.

Mais la lettre de démission Pascal Vially, très courageuse car elle déstabilise un allié de ses employeurs, révèle une voie de corruption active menée par le patronat.  

La fin de sa lettre est limpide : le combat des travailleurs doit inventer de nouvelles voies.

Je me permets d'ajouter qu’il ne faut cependant pas se priver de l'outil syndical tel qu'il existe, avec ses tares, en sachant qu'il ne faut pas que l’action en soit prisonnière.

 

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