Hashtag #EnnemiDeLaRepublique

Je n’accepte pas d’être stigmatisé en raison de mon attachement, depuis 2017, au mouvement des Insoumis, d’être insulté dans mes choix, mes engagements, mes prises de parti, par des cyniques manipulateurs, organisateurs de guerre civile. Voilà mon pedigree, mon parti pris républicain ; que Madame Pécresse et M. Valls présentent le leur !

                    Hashtag #EnnemiDeLaRepublique

                   Dans un déferlement à donner la nausée, des femmes et hommes politiques, appartenant à un arc qui va du FHaine à certains milieux socialistes, accusent depuis des semaines les Insoumis d’être des «ennemis de la République». 
                   Cette opération – et ce n’est pas du complotisme de dire cela – est fortement relayée par des dirigeants du parti Les Républicains et de la mouvance du Printemps républicain. Certains journalistes des médias dominants, les commentateurs et éditorialistes appointés qui les entourent, se délectent de cette occasion d’exprimer sans s’embarrasser de nuances toute leur hostilité à l’égard de tout ce qu’il y a de progressistes, de défenseurs des droits sociaux et de lanceurs d’alerte sur les atteintes aux droits politiques en France. 
                  

                   Ils font front pour dénoncer toutes elles et ceux, y compris les intellectuels-les, les chercheurs-euses, les universitaires, qui font connaître la réalité des injustices et des mécanismes d’oppression qui frappent plus que jamais les plus faibles, les plus vulnérables, les plus discriminés dans la société française.
                    Au fond, cette offensive a pour but, comme l’a dit Manon Aubry, de tenter d’éradiquer les idées du camp progressiste en France. (https://m.facebook.com/watch/?v=183495680395513&_rdr)

                    Ce qui leur est insupportable, de Mme Le Pen à Mme Hidalgo, en passant par Mme Pécresse et M. Valls, c’est de constater qu’il existe, en France, un puissant mouvement d’opinion prêt à défendre pied à pied les valeurs républicaines exprimées dans des termes comme LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, SOLIDARITÉ, LAÏCITÉ et JUSTICE, en s’attaquant avec détermination aux privilèges, aux discriminations, aux injustices dans le travail, le logement, le système fiscal, l’éducation, les services publics, et à la répression policière.
                   
                  Qu’est-ce qui se cache derrière cette « défense de la République » par des forces politiques – et les individus qui s’y rattachent – qui ont en commun de vouloir à tout prix empêcher que se développe, en France, une alternative de rupture avec cette société, la plus autoritaire, la plus injuste et la plus désespérante que la France a connue depuis près d’un siècle (si on met de côté le régime de Vichy) ?
            

                    En sacralisant une République vidée de contenu, en escamotant la réalité de la trahison des idéaux républicains par les élites séparatistes qui nous gouvernent, en travestissant de manière orwellienne le sens des mots, les Républicains (ex-UMP) et les ralliés du Printemps républicain, demain les ex-FHaine, RHaine qui deviendraient «Rassemblement républicain» (pourquoi pas ?!!!!), tous ont pour cible le peuple citoyen qui tente de se faire entendre. 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, SOLIDARITÉ, LAÏCITÉ et JUSTICE

                    Des libertés chaque jour rognées, remises en cause, un État de droit réduit en charpie, des violences policières omniprésentes et impunies, une justice de classe (« selon que vous serez puissant ou misérable… »), des médias sous contrôle, une population sous contrôle…
                    L’Égalité foulée aux pieds quand les riches sont de plus en plus riches, les chômeurs et les précaires traités comme des feignants, des suspects, des fraudeurs, des profiteurs, les populations pauvres ghettoïsées, les riches enfermés dans leurs ghettos, une fiscalité douce aux fortunés et impitoyable pour les moins dotés, le système éducatif démantelé et dont la mission centrale de réduction des inégalités sociales a disparu….
                    La Fraternité… parlons-en : le scandale des migrants abandonnés à leur tragédie, refoulés, pourchassés et persécutés ; les résidents des EHPAD abandonnés à leur sort lors du premier confinement ; les Gilets jaunes traités de « foule haineuse »…
                    La laïcité, paravent de l’islamophobie et du racisme systémique…
                    Alors oui, il est facile de comprendre pourquoi la République tend à devenir, aux yeux de très nombreux citoyens, une coquille vide de tout contenu démocratique. 
                    

                    La dernière élection présidentielle a été organisée comme un hold up sur le scrutin commis par des élites séparatistes en se dotant d’un candidat sorti du chapeau, mis en selle et en scène par des médias dociles et dévoués ; depuis 2005, on sait, en France que tout le temps que les citoyens votent comme il est souhaité, la démocratie comme spectacle fonctionne, mais que si les citoyens se rebellent, comme lors du référendum de 2005, comme lors du mouvement des Gilets jaunes, et comme encore les 150 citoyens de la Convention citoyenne sur le climat, alors la volonté du peuple est contournée, retournée, bafouée. 
                  

                   Les « ennemis de la République » sont ceux qui se drapent dans les oripeaux mités d’un système en bout de course. Une révolution citoyenne est nécessaire.

Hashtag #EnnemiDeLaRepublique

                   J’ai été enseignant en lycée pendant 35 ans, j’ai poursuivi des études à l’âge adulte, tout en assurant mon service d'enseignant, et j’ai mené des recherches d’historien sur mon temps libre, j’ai milité dans mon syndicat et dans des organisations politiques, des associations, j’ai été élu dans une municipalité, je suis aujourd’hui bénévole dans une association, j’ai toujours promu autant qu’il m’était possible les valeurs républicaines et démocratiques, j’ai fait mon devoir de citoyen et je n’ai pas violé la loi, je suis révolté, depuis mes plus jeunes années, depuis ma participation à la révolte du printemps 1968, contre cette société d’exploitation, de domination et d’aliénation, je me sens solidaire de toutes les souffrances et de toutes les luttes pour la justice, j'adhère au projet de L'Avenir en commun, à la démarche humaniste et éco-socialiste qui le sous-tend, j'adhère à l'idée de Primaire citoyenne en vue de 2022, je n’accepte pas d’être stigmatisé en raison de mon attachement, depuis 2017, au mouvement des Insoumis, d’être insulté dans mes choix, mes engagements, mes prises de parti, par des cyniques manipulateurs, organisateurs de guerre civile. 
                   Vive la prise de la Bastille, vive la Nuit du 4 août, vive la prise des Tuileries du 10 août 1792, vive la République proclamée le 21 août 1792, vive l’instauration du suffrage universel (masculin) et l’abolition de l’esclavage en 1848, vive la Commune de 1871,  vive 1936, les 40 heures et les congés payés, vive la résistance au nazisme et au régime de Vichy, vive le programme du CNR et sa mise en œuvre à la Libération, vive la lutte des peuples colonisés pour leur liberté et vive l’indépendance des colonies, vive la grève générale de 1968 et le mouvement de 1995 contre la réforme Juppé ! 
                  

                    Voilà mon pedigree, mon parti pris républicain ; que Madame Pécresse et M. Valls présentent le leur !

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