La grève du Bac sur France Inter...

A 8h, ce lundi matin, France Inter n'a rien à dire sur le mouvement inédit des profs qui vont faire la grève de la surveillance de la première épreuve du Bac.

La grève du Bac sur France Inter....

A 8h, ce lundi matin, France Inter n'a rien à dire sur le mouvement inédit des profs qui vont faire la grève de la surveillance de la première épreuve du Bac.

D'abord un - long - reportage bien creux sur "le service national", les "décrocheurs et les apprentis" supposés "tester" le dispositif, avec Marseillaise et tout et tout. C'est super : ils viendront de divers départements et apprendront ainsi à se connaître; mieux ou aussi bien  qu'Erasmus, en somme.

Puis arrive l'annonce de ladite grève de la surveillance de l'épreuve du Bac, ce lundi matin, dont on ne connaîtra pas les motifs - qui ça pourrait intéresser ? -, ni les noms des syndicats qui s'y associent. Pas un mot non plus des "stylos rouges", ces profs qui se sont mobilisés depuis des mois et ont accompagné le mouvement des gilets jaunes ; ils ont beaucoup fait pour que ce mouvement s'organise.

Par contre, on nous rassure : Blanquer a dit que tout se passerait bien. Et, de fait, on se fend d'un reportage dans un lycée parisien : pas de surprise, tout se passe normalement. Interview d'élèves qui sont tranquilles, un d'eux espère que les profs feront la grève des corrections et lui mettront un 20/20. On précise que le proviseur a convoqué 30 % de profs en plus pour surveiller car "il y a beaucoup de grévistes"... Ah, bon ?

Et on ne dit surtout pas que le rectorat a recruté massivement des vacataires pour briser le mouvement, c'est "Secret Défense" !

"L'info" sur France Inter, c'est ça. La voix de son maître, le mépris des auditeurs.

PS : de l'info, de la vraie, ici :

 

Grève le 17 juin 2019 Appel unitaire

vendredi 31 mai 2019

Intersyndicale 17 juin 2019

Depuis plusieurs mois, les personnels de l’éducation se mobilisent dans de nombreux établissements et se sont rassemblés dans des actions nationales d’ampleur.
Que ce soit du côté des parents d’élèves ou des enseignants, l’inquiétude et la colère sont grandes devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des transformations du système éducatif imposées par le Ministre.

Devant le mal-être croissant des personnels, paupérisés et toujours en proie à l’austérité salariale, mis devant de graves difficultés professionnelles, le Ministre n’a jusque-là répondu que par le refus de toute discussion. Pire, des collègues faisant part de leurs critiques ont été victimes de rappels à l’ordre et de mesures d’intimidation ; les pressions et les méthodes de gestion autoritaires se développent.
À cela s’ajoute le contexte de suppressions de postes à un moment où les effectifs augmentent dans le second degré et les attaques contre le service public d’orientation.

Les inégalités d’implantation des enseignements de spécialité et des options de la réforme du lycée, les difficultés d’emploi du temps, tant pour les enseignants que pour les élèves, le rythme effréné des évaluations et un baccalauréat à valeur locale ; les familles de métiers et la promotion du tout apprentissage en voie professionnelle ; jusqu’aux incidents récents qui ont marqué Parcoursup ; les sureffectifs des classes et les suppressions de postes en collège : tout concourt à accroître les inégalités.

Devant la gravité de la situation, les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole et les Stylos rouges, après de nombreuses alertes au Ministre le Ministre, déposent un préavis de grève sur le mois de juin. Elles appellent tous les personnels à poursuivre les actions locales, à se réunir en assemblées générales pour organiser la grève le 17 juin, premier jour des épreuves du baccalauréat, et décider des suites, pour :

  • une revalorisation des rémunérations ;
  • le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
  • le retrait des projets de loi « école de la confiance » et « Fonction publique ».

Si le Ministre persistait dans son refus d’ouverture de discussions rapides, il porterait la responsabilité d’une perturbation dans le déroulement des examens.
Les organisations se rencontreront de nouveau dès après le 17 juin.

Communiqué de presse avec le soutien des organisations suivantes :

Soutien intersyndicale 17 juin 2019

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